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Nadal ou Anderson ? Nos pronos pour la finale

Nadal ou Anderson ? Nos pronos pour la finale
Par Eurosport

Le 10/09/2017 à 13:50Mis à jour Le 10/09/2017 à 17:44

US OPEN 2017 - Un 16e majeur pour Rafael Nadal ou une tonitruante première pour Kevin Anderson ? La rédaction vous donne son avis avant la dernière finale majeure de l'année ce soir, à Flushing Meadows. Et vous, vous voyez quoi ?

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Nadal en quatre sets

(Loris Belin)

L'affiche est trop déséquilibrée, l'occasion trop belle pour Rafael Nadal de conquérir un seizième titre en Grand Chelem. Même si la présence de Kevin Anderson en finale est le genre de belle histoire qui mériterait une happy end, le numéro un mondial semble clairement au-dessus, au point de ne pas avoir réellement à craindre autre chose qu'une de ses propres défaillances. De ce point de vue, tous les signaux sont au vert pour le Majorquin, qui n'est ni tiraillé par les soucis physiques, ni particulièrement épuisé par son parcours.

Avec son service surpuissant, Anderson dispose tout de même d'un atout qui peut faire mouche face à n'importe quel joueur du circuit. Comme Juan Martin Del Potro face à Nadal en demi-finale, le géant de Johannesburg pourrait même partir fort, voire gratter le premier set, disons au tie-break. Mais à voir sa réaction lors de sa qualification contre Carreno Busta, une place en finale semblait déjà suffire pour le combler. Une fois lancé, l'Espagnol n'aura plus qu'à cueillir son adversaire pris mentalement par ses émotions.

Rafael Nadal

Rafael NadalGetty Images

Nadal en trois sets

(Maxime Dupuis)

Par son casting ou, du moins, la moitié de sa distribution, la quatrième et dernière finale de Grand Chelem de l'année détonne. Nadal vs Anderson, personne ne l'avait vu venir et même imaginé il y a encore quinze jours. Et puis New York, ville de tous les possibles, a poussé le bouchon jusqu'à transformer sa quinzaine en Majeur le plus improbable de l'année 2017. Déjà privé d'une grande partie des cadors du circuit, l'US Open s'est déplumé au fil des tours jusqu'à ouvrir sa partie basse plus que de raison. A l'arrivée, c'est Kevin Anderson qui a décroché la timbale et aura l'honneur de défier Rafael Nadal, dimanche sur le Arthur-Ashe.

Cette quatrième finale majeure de l'année est, sur le papier et sans aller chercher bien loin, la plus déséquilibrée. Derrière Federer - Nadal à Melbourne, Nadal - Wawrinka à Roland et Federer - Cilic à Wimbledon se cachait souvent une belle une pointe d'incertitude. Là, on a du mal à imaginer le géant sud-africain venir gâcher le dimanche du numéro 1 mondial. Au-delà du fait que Nadal n'a jamais perdu contre Anderson (4-0), ce duel sera aussi et surtout le premier à une telle altitude pour la tête de série numéro 28. Si une finale se gagne à la force du poignet, elle se joue aussi avec la tête et la dimension psychologique inhérente à un tel événement n'est pas négligeable. Nadal ne tremble plus en finale. Pour Anderson, qui a fêté sa qualification en finale comme s'il avait remporté le titre, ça reste à voir.

Nadal en quatre sets

(Sébastien Petit)

Je ne vois pas Nadal perdre cette finale. Il a montré une telle montée en puissance durant cette quinzaine que beaucoup s’attendent, comme moi, à un récital de la part de l’Espagnol, plus proche que jamais d’un 16e titre majeur en carrière. Après quinze jours de compétition, le Majorquin est au point physiquement et mentalement et personne ne semble en mesure de le contrarier quand il est autant en confiance. De plus, il faut bien reconnaître que, sans lui faire injure, Kevin Anderson ne représente pas une grande menace pour lui, comme un Federer, un Djokovic ou un Wawrinka, les trois seuls joueurs à l’avoir battu dans une finale de Grand Chelem.

Cela dit, c’est le genre de match où un champion peut se révéler contre toute attente. Mais pas d’excès de zèle : je pense que, dans le meilleur des cas, le Sud-Africain pourrait prendre un set à l’Espagnol. Le premier par exemple, comme Taro Daniel, Leonardo Mayer et Juan Martin Del Potro l’ont fait durant cette quinzaine, avant que Nadal n’accorde sa tactique de jeu. Ce serait déjà une belle manière de lancer cette opposition à laquelle personne ne s’attendait. Et de confirmer que, quelque part, Anderson n’est pas là par hasard.

Nadal face à Anderson à Melbourne en 2015

Nadal face à Anderson à Melbourne en 2015Getty Images

Nadal en trois sets

(Laurent Vergne)

J'espère que vous avez bien profité de la finale de l'Open d'Australie entre Roger Federer et Rafael Nadal. Parce que cela sera peut-être la seule de cette cuvée 2017 qui méritera d'être revu dans quelques années. Le Nadal - Wawrinka de Roland-Garros et le Federer - Cilic de Wimbledon ont valu par leur portée historique mais en termes de jeu et d'intérêt, ce fut service minimum. Malheureusement, je crains fort qu'il en aille de même dimanche sur le court Arthur-Ashe. Pas parce que Kevin Anderson est Kevin Anderson, mais parce que Rafael Nadal est Rafael Nadal.

Qui sait, le Sud-Africain peut toujours nous surprendre. Il est difficile de prédire comment il se comportera dans le match le plus important de sa vie. Il peut se transcender, sombrer ou se situer entre ces deux eaux-là. Dans les deux derniers cas, cette finale sera pliée en trois sets. Dans le premier, il offrira une vraie réplique au numéro un mondial et c'est à souhaiter. Mais je ne vois pas ce Nadal-là laisser filer cette finale. Rafa n'a perdu en finale de Grand Chelem que contre Federer ou Djokovic. Seule exception ? Wawrinka en 2014 à Melbourne. Le Suisse était, lui aussi, un débutant. Mais, même s'il n'avait jamais battu Nadal, il possédait des atouts techniques et physiques qui échappent a priori à "Big Ando". Ce dernier peut chaparder un set, au hasard sur un tie-break, mais trois, je n'achète pas.

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