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Amélie Mauresmo sur Bartoli en finale de Wimbledon : "Marion est sur ses rails et n'en bouge pas"

"Marion est sur ses rails et n'en bouge pas"
Par Eurosport

Le 04/07/2013 à 19:24

De son nouvel entraîneur Thomas Drouet à Amélie Mauresmo, tout l'entourage de Marion Bartoli reste bluffé par la performance de la N.1 française à Wimbledon.

Thomas Drouet est encore sonné par ce que Marion Bartoli vient de réaliser. Lui comme les autres acteurs du tennis français, passé ou présent. Entraîneur de la numéro un française depuis peu, cet ancien professeur de tennis et sparring-partner vit un Wimbledon aussi incroyable que sa nouvelle protégée. La voir en finale de Wimbledon en sachant combien sa saison a été un chaos ne peut que forcer le respect de Drouet qui ne s'attendait pas à tant de réussite en si peu de temps auprès de Bartoli.

"Elle a fait le match parfait, elle a bien joué du premier au dernier point, a commenté son entraîneur après sa demi-finale expéditive face à Kirsten Flipkens. Elle a mis une pression incroyable à l'autre. Lobs, passings, volées: elle lui a tout fait. Il faut enregistrer ce match et le montrer aux jeunes, on ne peut pas faire mieux." Bluffé par le calme de sa joueuse, Drouet était particulièrement satisfait de sa performance au service, un secteur en défaillance au début du tournoi et sur lequel ils ont insisté à l'entraînement ces derniers jours. "Le travail paye. En plus elle sert plus fort en deuxième qu'en première. Heureusement il n'y a pas de troisième balle", a-t-il même savouré. "On est sur un petit nuage: on est en finale de Wimbledon! C'est mythique, je savoure chaque instant. Cette finale, on a hâte d'y être. Et son père aussi : il viendra voir sa fille soulever la coupe samedi".

Forget: "Marion me fait penser à Nadal"

Drouet, qui a pris le relais de Walter Bartoli comme coach officiel de la numéro un tricolore, n'est pas le seul ébloui par le beau parcours de la Française, qui n'a pas concédé un seul set en six matches. Tout le monde avait compris que Bartoli était, comme l'exprimait Alexandra Fusai, "la patronne" jeudi sur le Central où elle a impressionné par sa hargne. "Elle a ce truc... même sur sa chaise elle lève le poing. On a envie d'être derrière elle, de la pousser, de l'encourager. Elle me fait vibrer", a souligné la responsable du haut niveau féminin à la Fédération française.

Guy Forget, ancien capitaine de Coupe Davis, a apprécié l'attitude Bartoli dès le début du match. "Elle était beaucoup trop émotive, elle paraissait tétanisée par l'enjeu. A aucun moment, on a pensé que Flipkens pouvait revenir dans cette demi-finale. A l'inverse, Marion a abordé ce match tambour battant et a fait la demi-finale parfaite. Marion s'est servi de son expérience", a souligné un Forget qui a même osé une comparaison "touchy". Elle a une force morale prodigieuse, elle me fait penser à Rafael Nadal, elle voit toujours la bouteille a moitié pleine. On sent que le doute ne s'empare jamais d'elle."

Conseillère de luxe de Bartoli, qui la cherche sans cesse du regard, Amélie Mauresmo avait également vu que "Flipkens n'a pas existé". "Marion a pris son adversaire à la gorge, direct. C'était l'idée face à quelqu'un inexpérimenté à ce niveau-là et Marion l'a réussi à merveille. C'est juste énorme." Après une telle performance, tous les espoirs étaient permis. "En finale, il faudra s'attendre à un plus grand combat qu'aujourd'hui. Mais Marion est sur ses rails et elle n'en bouge pas", assure Mauresmo, dernière Française à avoir triomphé en Grand Chelem, en 2006 sur ce même Central de Wimbledon.

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