Dés que ça nous semble nécessaire, un classement très subjectif de sportifs, d'événements et des sucreries qui nous régalent dans l'actu sportive.
Le top 10 des clubs français en poules
Parce qu'il n'y a pas que les matches à élimination directe dans la vie et parce que les clubs français nous ont déjà offert quelques morceaux de bravoure avant que les choses très sérieuses ne commencent, nous vous avons concocté un top 10 des rencontres les plus marquantes disputées par des formations hexagonales lors des phases de poule depuis que la Coupe d'Europe des Clubs Champions est devenue Ligue des Champions, en 1992. Première partie, mardi : de 10 à 6.
6. LYON - BAYERN MUNICH
Date: 6 mars 2001
Lieu: Gerland
Score : 3-0
L'acte fondateur de l'Olympique Lyonnais en Ligue des champions. En ce printemps 2001, Lyon n'a pas encore conquis son premier titre de champion de France et, à l'échelle européenne, le club rhodanien n'existe pas. Après avoir franchi le premier tour de poule, les joueurs de Jacques Santini disputent la deuxième phase dans un groupe relevé avec le Bayern, Arsenal et le Spartak Moscou. Le 6 mars, face au Bayern, qui n'est autre que le futur vainqueur de cette Ligue des champions 2001, l'OL offre à son public un véritable récital lors de la 5e journée. Pourtant, sans des éléments clés comme Edmilson, Muller, Foé ou Marlet, Lyon a tout à craindre. Mais ce match, ce sera celui de la révélation d'un jeune attaquant de vingt ans, habitué jusqu'ici à un rôle de joker. Titularisé, Sidney Govou va connaitre son heure de gloire. En l'espace de sept minutes (13e et 20e), il inscrit deux buts somptueux. Deux missiles dans la lunette d'un Oliver Kahn impuissant. C'est encore lui qui initiera en seconde période le troisième but rhodanien, signé Pierre Laigle. En état de grâce, Lyon aurait même pu s'imposer plus largement, à l'image de ce fabuleux ciseau de Sonny Anderson, annulé pour un hors-jeu. La qualification pour les quarts ne sera pas au bout, l'OL échouant d'un cheveu derrière Arsenal. Ce 3-0 n'en reste pas moins le premier grand moment européen de la décennie pour le club du président Aulas.
7. AJAX AMSTERDAM – AUXERRE
Date: 20 novembre 1996
Lieu: Amsterdam ArenA
Score: 1-2
Il y a quelques années, évoquant ses meilleurs souvenirs en Coupe d'Europe avec l'AJ Auxerre, Guy Roux avait placé cette victoire à Amsterdam en très, très bonne place. Il faut dire que l'Ajax, un an et demi après son sacre face au Milan AC, a encore fière allure même si, au cours des deux derniers étés, le géant batave a déjà perdu Seedorf, Davids, Kanu ou Finidi. Mais il reste encore Van der Sar, Kluivert, Overmars, Litmanen ou les frères De Boer. Bref, du lourd. Dans une Arena toute neuve qui sent encore la peinture fraiche, l'AJA va rendre à l'Ajax la monnaie de sa pièce puisque les Néerlandais se sont imposés à l'aller en Bourgogne (0-1). La première période auxerroise peut se résumer à un nom: Diomède. Le feu follet de l'aile gauche icaunaise met au supplice la défense néerlandaise. Il ouvre le score en trompant Van der Sar à bout portant, claque une tête sur le poteau et une volée sur la barre. L'égalisation de Babangida, juste avant, la pause, ne rend pas justice à l'AJA. La seconde période, sans temps mort, est emballante et magnifique. L'Ajax fait le forcing, domine, mais Auxerre va reprendre pour de bon l'avantage via Steve Marlet, après un vrai show de Taribo West. Grâce à cet exploit majuscule, les Bourguignons se qualifieront pour les quarts de finale.
8. BORUSSIA DORTMUND – MARSEILLE
Date: 6 décembre 2011
Lieu: Signal Iduna Park
Score: 2-3
A Dortmund, personne n'a encore vraiment compris. Si vous demandez à un dirigeant du Borussia comment le BVB a pu perdre deux fois face à l'Olympique de Marseille en 2011/2012 en Ligue des champions, il aura bien du mal à émettre un avis définitif et tranché. A défaut, il mettra sans doute en avant l'inexpérience européenne de ses ouailles, parlera aussi d'un réalisme insolent qui avait permis à l'OM de s'imposer 3-0 à l'aller avec une demi-occasion. Au retour, en revanche, il ne fut pas question de réalisme. Mais de surréalisme. Le 6 décembre 2011, l'OM s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions en gagnant au Signal-Iduna Park (2-3). Jusqu'ici, rien d'exceptionnel. Après tout, l'OM est entré sur la pelouse avec son destin entre les mains : une victoire et ça passait. Mais voilà, les Olympiens retrouvent menés 2-0 après une demi-heure de jeu. En Coupe d'Europe, on ne revient guère de ce genre de situation. Sauf l'OM ce soir-là. Après avoir réduit la marque avant la pause, par Loïc Rémy (45e), égalisé par André Ayew à la 85e, les Olympiens ont laissé les clés au spécialiste du genre, Mathieu Valbuena. L'international français, surnommé "Euro Millions", réussit sa spéciale trois minutes plus tard et fait entrer cette soirée dans le livre d'histoire de l'OM. Né à Anfield un soir d'octobre 2007, le lutin entretient sa légende après un avoir effacé deux adversaires et décoché une mine qui a laissé Roman Weidenfeller pantois. Il faisait une température polaire sur Dortmund. Valbuena a fait fondre la glace.
9. LAZIO ROME – NANTES
Date: 19 septembre 2001
Lieu: Stadio Olympico
Score: 1-3
Un grand message d'espoir pour Montpellier. En 2001/2002, le FC Nantes, champion de France en titre, vit un début de saison cauchemardesque en Ligue 1. Un peu à l'image du MHSC cette année. Mais en Ligue des champions, les Canaris offrent un tout autre visage. C'est leur cour de récré, leur bol d'oxygène. Pourtant, ils ont hérité d'un groupe coton avec la Lazio, le PSV et Galatasaray. Lors de la première journée, le 11 septembre 2001, Nantes étrille Eindhoven à la Beaujoire (4-1). Mais leur plus beau coup, les joueurs de Raynald Denoueix vont le réussir lors de la deuxième journée, en s'imposant 3-1 à Rome face à la Lazio. Le morceau de bravoure, c'est le deuxième but, signé Sylvain Armand, après l'heure de jeu, alors que le score est de 1-1. Le futur Parisien récupère le ballon dans son propre camp, galope sur 40 mètres sur son flanc gauche, repique au centre, efface un défenseur romain et d'une frappe du droit, lui le gaucher, trouve la lucarne. L'histoire nantaise du FCN, plutôt chiche en exploits majeurs, surtout à l'extérieur, trouve là un de ses plus beaux faits d'armes.
10. ZAGREB-LYON
Date: 7 décembre 2011
Lieu: Maksimir
Score: 1-7
Dans ce top 10, vous trouverez énormément de soirées épiques, de rencontres à couper de souffle où le spectacle, l'intensité - souvent les deux à la fois - vous auront comblé de joie et fait vivre des soirées inoubliables. Que l’on mette les choses au point d'entrée : Dinamo Zagreb - Lyon n'a pas l'ensemble des qualités citées précédemment. Du spectacle ? Il n'y en eut point. De l'intensité ? Encore moins. Pourtant, personne n'a oublié ce match dont l'issue a dépassé l'entendement. Parce qu'avant que le coup de sifflet initial ne soit donné, l'OL avait autant de chances de se qualifier pour les huitième de finale qu'une comédie de Will Ferrell de remporter l'Oscar du meilleur film. Il faut combler un écart de sept buts avec l'Ajax Amsterdam, qui affronte le Real Madrid dans le même temps. Magie du sport et de la démobilisation croate, l'OL s'impose 7-1 à Zagreb avec un quadruplé de Gomis, tandis que le Real plie l'Ajax (0-3). Et Lyon se qualifie sur le fil, avant de batailler quelques jours supplémentaires contre le soupçon et la rumeur. L'Autorité de régulation des Jeux en Ligne (Arjel) a vérifié les paris autour du match et n’a relevé aucune irrégularité. A la question "Avez-vous acheté ce match?", posée le lendemain sur RTL, Jean-Michel Aulas, oscillant entre la vexation, l’ironie et la provocation, n’a pas cherché à éteindre le feu : "A priori, non". Surréaliste jusqu’au bout.
Suite de notre Top 10, mercredi avec les 5 premiers du classement
Laurent VERGNE (avec M.D.)























