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Marseille - Italie : Le Top 5
21/02/2012 - 19:53

Marseille - Italie : Le Top 5

Depuis plus d’un demi-siècle, l’Olympique de Marseille entretient une histoire particulière avec l’Italie et ses représentants. En coupe d’Europe, le club phocéen a croisé le fer avec six clubs issus de Serie A (Milan, Inter, Juventus, Parme, Bologne, Lazio). Si Marseille n’a jamais marqué plus d’un but face aux clubs de la Botte, son bilan est équilibré (5 victoires, 4 nuls et 5 défaites). Surtout, ces confrontations ont souvent marqué l’OM et l’imaginaire collectif. Avant le huitième de finale aller de Ligue des Champions face à l’Inter, voici notre Top 5.

1. MILAN AC 1991 : Le chef d’œuvre
Coupe d'Europe des Clubs Champions - Quart de finale (1-1, 1-0)


Le chef d'œuvre de l'histoire européenne marseillaise, c'est 1991. Pas 1993. Aucune double confrontation n'a été aussi excitante et accomplie que celle livrée face au Milan AC en quart de finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions. Vainqueurs des deux dernières éditions de la prestigieuse compétition, les joueurs d'Arrigo Sacchi sont alors les maîtres incontestés du Vieux Continent. Rien ne résiste à ce Milan AC sauce batave. Rien, jusqu'au 6 mars 1991. Quand Raymond Goethals pénètre sur la pelouse de San Siro, le Belge - qui a pris les rênes de l’OM en janvier - n'a guère de certitudes. Mais un plan. Sacchi, maitre tacticien, ne saura trouver la parade.

Durant 90 minutes, les Olympiens respectent à la lettre les consignes du sorcier à la Belga. Discipliné au possible, l’OM étouffe Milan. La mise en échec est totale. Mais le match n'est "que" presque parfait. Parce que Casoni et Mozer, sur une mésentente monumentale, ont offert l'ouverture du score à Gullit. Parce que Pelé, en seconde période, a trouvé le poteau de Rossi. Heureusement pour les Phocéens, à la finition d'une action initiée par Pelé et relayée par Waddle, JPP a la bonne idée d'égaliser avant la demi-heure de jeu.

Ce but permet à l'OM d'aborder le retour au Vélodrome en position de force. 0-0 à un quart d'heure de la fin. Et c'est une nouvelle fois la triplette "Pa-Wa-Pé" qui fait la différence. A ceci près que, passeur à San Siro, Waddle est cette fois à la finition. D'une reprise du droit, l'Anglais envoie l'OM en demi-finale. De cette soirée folle, où Marseille a fait chuter l'une des meilleures équipes de l'histoire, le numéro 8 olympien n'a plus aucun souvenir. Saoulé par les coups de coude de Maldini durant le match, l'Anglais aura terminé cette folle nuit en observation. Le Milan aura de son côté quitté le Vélodrome le rouge au front et par la petite porte, en ayant tenté de profiter de l'extinction d'un projecteur du stade pour faire arrêter le match et sauver son titre. L'UEFA ne l'entendra pas de cette oreille. L’institution donnera match perdu aux Lombards sur le score de 3-0 et pénalisera le club lombard d'une année de suspension en coupe d'Europe.

2. MILAN AC 1993 : L’aboutissement
Ligue des Champions – Finale (1-0)

Deux ans après l’échec de Bari, c'est du côté de Munich que l'OM tente de décrocher la première coupe d'Europe de l'histoire du football français. Le club olympien qui se présente sur la pelouse de l'Olympiastadion n'a plus grand chose à voir avec celle qui avait sorti le Milan AC en 1991. Exit Waddle, Mozer ou Papin. Ce dernier est d'ailleurs passé chez l'ennemi lors de la précédente intersaison. Dommage. Au terme des 90 minutes de jeu, il se retrouvera une nouvelle fois dans le mauvais camp.

D'un piètre niveau technique et d'un ennui inversement proportionnel à la qualité de la double confrontation de 1991, le match va tourner à l'avantage des Phocéens sur un coup de boule de Basile Boli. Juste avant la pause, le défenseur central - effondré après la finale de Bari - dévie un corner de Pelé dans le but de Rossi. C'est terminé, Milan ne reviendra plus. Le club lombard a laissé passer sa chance en début de match. A cause de Daniele Massaro et, surtout, de Fabien Barthez. Magique en 1991, Marseille est devenu pragmatique en 1993. Le voilà sur le toit de l'Europe. La fête sera folle. Mais courte. Six jours avant la finale, Jacques Glassmann a lancé ce que l'on appellera bientôt l'affaire VA-OM.

3. BOLOGNE 1999 : Le chaud et le froid
Coupe de l'UEFA – Demi-finale (0-0, 1-1)


Munich et le Milan AC sont bien loin lorsque Marseille défie Bologne en demi-finale de la Coupe de l'UEFA. La C3 n'a pas le prestige de la C1. Et l'OM de 1999 n'a plus rien à voir avec celui de 1993, même si, pour la première fois depuis sa remontée en Division 1, le club phocéen est engagé dans la course au titre de champion de France et qualifié pour les demi-finales d'une coupe d'Europe. L'obstacle qui se dresse sur le chemin des Olympiens n'a rien d'effrayant sur le papier. Mais sur le terrain, c'est une autre paire de manches. L'OL, qui a succombé au tour précédent, en sait quelque chose.

Incapable de marquer à l'aller (0-0), mené au score au retour, l'OM s'accroche et patiente jusqu'à la 87e minute de cette deuxième manche pour s'envoler vers Moscou. Le tout sur un penalty litigieux accordé à Florian Maurice et transformé - deux fois - par Laurent Blanc en toute fin de match. L'histoire retiendra que c'est à Bologne que l'Olympique de Marseille a jeté les bases de sa défaite en finale. Une bagarre générale éclatera au coup de sifflet final et coutera cher aux Phocéens. Dugarry et Jambay, très actifs durant le pugilat, sont punis par l’UEFA. Comme Ravanelli, Gallas et Luccin, suspendus. Ils ne joueront pas la finale de Moscou.

4. INTER 2004 : La folle aventure
Coupe de l'UEFA – Quart de finale (1-0, 1-0)


L'Olympique de Marseille est un club qui sait manier les paradoxes. L'exercice 2003/2004 en est un à lui tout seul. Manquant sérieusement de consistance en Ligue 1, le club phocéen mène la grande vie en Coupe de l'UEFA. Dans le sillage d'un Didier Drogba exceptionnel, l'OM s'offre quelques scalps de choix. Parmi lesquels celui de l'Inter. Tombeurs de Liverpool en huitièmes, les joueurs de José Anigo, qui a succédé à Alain Perrin, plient les Nerazzurri au tour suivant. A l'aller comme au retour, les Phocéens s’imposent 1-0, grâce à... Didier Drogba au Vélodrome, et Camel Meriem à San Siro. La magie olympienne opérera jusqu'en finale, où Valence mettra fin au rêve.

5. PARME 1999 : La claque
Coupe de l'UEFA – Finale (0-3)


"Comme on le craignait". Jeudi 13 mai 1999, le titre de L'Equipe résume parfaitement l'histoire de la troisième finale de Coupe d'Europe de l'Olympique de Marseille. La veille à Moscou, le club phocéen n'a pas fait le poids face à l'armada parmesane. Il faut dire que les Marseillais ont fait le voyage sans quelques forces vives, victimes de la demi-finale retour à Bologne (voir plus haut), ni Eric Roy, blessé. Logiquement, Lilian Thuram et ses partenaires n'ont fait qu'une bouchée des Phocéens, battus 3-0. Le plus cruel dans tout ça ? L'ouverture du score de Crespo a été "offerte" par Laurent Blanc, capitaine exemplaire de l'OM. Après, les Parmesans déroulent face à un Olympique de Marseille limité.

Maxime DUPUIS (Twitter : @Maxime_Dupuis)

 
 
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