Dés que ça nous semble nécessaire, un classement très subjectif de sportifs, d'événements et des sucreries qui nous régalent dans l'actu sportive.
Le Top 10 des retournements de situation
Arsenal a accompli un exploit peu banal mardi soir en Coupe de la Ligue, en s'imposant 7-6 à Reading après avoir été mené 4-0. Si l'exploit des Gunners appartient à une catégorie assez rare, il n'est toutefois pas sans précédent. Nous avons sélectionné dix rencontres qui ont débouché sur un renversement de situation invraisemblable.
Découvrez la fin du classement ce jeudi tout au long de la journée.
1. LIVERPOOL - AC MILAN
Compétition: Ligue des champions (Finale)
Date: 25 mai 2005
Victoire de Liverpool (3-3, 3-2 aux tirs au but)
Le comeback des comebacks, qui doit avant tout sa portée à la nature du match. Effectuer une remontée fantastique dans un match de championnat, c'est une chose. Le faire en finale de la Ligue des champions, c'est inestimable. Voilà pourquoi nous avons placé la performance de Liverpool ce 25 mai à Istanbul en première position dans ce classement. Pourtant, de ces dix matches, c'est le seul qui s'achève au tableau d'affichage par un score de parité. La victoire des Reds n'est intervenue qu'aux tirs au but. Mais l'importance de l'enjeu emporte tout. Jamais, dans une grande finale internationale, une équipe n'avait surmonté un tel handicap. A la pause, le Milan, en pleine démonstration, mène 3-0. Paolo Maldini a ouvert le score, avant un doublé d'Hernan Crespo. La présence en finale des Reds avait quelque chose d'incongrue. Largués en Premier League, ils avaient déjà causé une sensation en sortant la Juventus en quarts de finale et une plus grosse encore en écartant Chelsea, grand favori de la compétition depuis sa victoire face au Barça, en demies. Mais au cours de cette première période au stade Ataturk, l'AC Milan remet méchamment à sa place l'équipe de Rafael Benitez, laminée au milieu de terrain et surclassée par la maîtrise collective des Rossoneri. Dont acte. Après tout, Le parcours du club de la Mersey est déjà magnifique. Un évènement, anecdotique en apparence, va alors contribuer à changer le cours de cette finale. A la pause, Rafa Benitez fait entrer le milieu de terrain allemand Dietmar Hammann. Difficile d'y voir un coup de génie quand il s'agit de remonter trois buts au Milan. Pourtant, l'Allemand va apporter à son équipe ce qui lui manquait le plus: de la stabilité. Le jeu s'équilibre, mais rien n'annonce ce qui va se produire entre la 54e et la 60e minute. En moins de sept minutes, Liverpool marque trois buts, par Gerrard, Smicer et Xabi Alonso. Les trois seuls tirs cadrés des Reds dans cette seconde période. Plus rien ne sera marqué par la suite, malgré une occasion en or pour Shevchenko à trois minutes de la fin de la prolongation. Mais l'Ukrainien butera sur un Jerzy Dudek transcendé dans son but. Le gardien polonais sera également le héros de la séance de tirs au but, où Serginho, Pirlo et le malheureux Shevchenko échouent. Un match qui donne envie de croire au destin. Car enfin, comment ne pas y voir un signe, 20 ans presque jour pour jour après la tragédie du Heysel, qui avait posé un voile de honte sur le football anglais et sur Liverpool en particulier? Comme si tout ceci était écrit...
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2. BAYER UERDINGEN - DYNAMO DRESDE
Compétition: Coupe des Coupes (Quart de finale retour)
Date: 19 mars 1986
Victoire de Uerdingen 7-3
Une épreuve qui n'existe plus, la Coupe des Coupes. Un pays qui n'existe plus, l'Allemagne de l'Est. Un duel 100% allemand. D'un côté, le Dynamo de Dresde, qui compte dans son effectif les deux tiers de la sélection de R.D.A (Kirsten, Minge, Dorner, Gutschow ou le jeune Matthias Sammer). De l'autre, le Bayer Uerdingen, club mineur du football allemand, qui cherche à se faire un nom en Europe ce printemps 1986. Les deux équipes s'affrontent en quarts de finale. Evidemment, comme à chaque fois qu'un club croise un voisin de l'Ouest, l'enjeu dépasse le cadre du football. Un rapport officiel découvert quelques années plus tard, après la chute du Mur de Berlin, révèlera que la Stasi avait confié pour objectif "obligatoire" au Dynamo d'atteindre les demi-finales. Pour cela, elle est prête à tout. Avant le match aller, Klaus Sammer, l'entraîneur du Dynamo Dresde (et papa de Matthias) veut écarter l'international Frank Lippmann, pas assez concerné selon lui à l'entrainement et coupable d'une virée nocturne la veille d'un match. Mais Sammer, sur ordre de la Stasi, doit aligner Lippmann. Celui-ci ouvre d'ailleurs le score et Dresde s'impose 2-0 sur sa pelouse. Un résultat que l'on qualifie souvent d'idéal en Coupe d'Europe. Mais quand le Dynamo mène 3-1 à la mi-temps à Uerdingen lors du match retour, ce n'est même plus un scénario favorable. C'est un boulevard. Sur l'ensemble des deux matches, les Jaunes mènent donc 5-1. Avec le bénéfice de leurs trois buts à l'extérieur, ils peuvent même se permettre d'encaisser quatre buts en seconde période ! Ils seraient toujours qualifiés. Malheureusement pour eux, ils vont en prendre... six. Le match a peut-être basculé dans les vestiaires, à la mi-temps. Bernd Jakubowski, le gardien de but du Dynamo, s'est blessé juste avant la pause. Malgré une infiltration, il n'est pas apte à reprendre la partie. Jens Ramme, 22 ans, doit entrer en jeu. Il n'a encore jamais joué un match avec l'équipe première. Son baptême du feu va virer au cauchemar. A la 65e minute, Uerdingen est passé devant (4-3). Puis le coup de grâce est porté en l'espace de 50 secondes, aux 78e et 79e minutes, par Dietmar Klinger et Wolfgang Funkel, lequel signe là un triplé. A 6-3, le Dynamo est éliminé. Il va en encaisser un 7e et dernier, qui vient entériner l'un des plus spectaculaires naufrages jamais vus en une seule mi-temps. "Personne ne peut expliquer ce qui s'est passé ce soir-là en seconde période. Même aujourd'hui, je n'ai toujours pas compris", expliquera 20 ans plus tard Karl-Heinz Feldkamp, l'entraîneur du Bayer. C'est précisément ce qui fait la magie de ces matches.
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3. CHARLTON - HUDDERSFIELD
Compétition: D2 anglaise
Date: 21 décembre 1957
Victoire de Charlton 7-6
21 décembre 1957. The Valley, le stade de Charlton, n'a pas fait le plein. Il faut dire qu'il fait un froid glacial et le temps humide n'arrange rien. Après tout, ce n'est qu'un match de deuxième division. Charlton reçoit Huddersfield. On est mieux au chaud, ont dû se dire ceux qui n'ont pas eu le courage de venir jusqu'au stade. Pourtant, les absents auront tort. Ils vont rater un des matches les plus fous de l'histoire du football anglais. Comme toutes les rencontres présentes dans ce classement, celle-ci commence sous forme de cauchemar pour l'auteur du comeback. Charlton se retrouve ainsi mené 5-1 à 27 minutes de la fin. Une après-midi vraiment pourrie. Bill Shankly (futur manager légendaire de Liverpool), l'entraîneur d'Huddersfield, peut se frotter les mains d'autant que Charlton évolue à 10 depuis la sortie sur blessure de son capitaine, Derek Ufton. L'addition risque d'être plus salée encore au coup de sifflet final. Mais les Addicks, inspirés par Johnny Summers, vont réussir l'impossible. Pour l'anecdote, ce jour-là, le gaucher de Charlton a dû changer de chaussures à la mi-temps, les siennes tombant en ruine... Elle vont lui porter bonheur. C'est déjà lui qui avait marqué le premier but de son équipe. A la 63e minute, il centre pour Johnny Ryan, qui réduit le score à 5-2. Puis Summers inscrit quatre buts en moins de vingt minutes (tous... du pied droit), pour permettre à son équipe de prendre les commandes, 6-5. Après l'égalisation d'Howard, Johnny Ryan marquera le 7e but à la 89e minute. Summers, héros pour l'éternité, aura droit à sa statue. Il décèdera quelques années plus tard, à 37 ans, d'une leucémie foudroyante.
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4. ANTWERP - LEVSKI SOFIA
Compétition: Coupe de l'UEFA
Date: 26 septembre 1989
Victoire du Royal Antwerp 4-3
Nous sommes au premier tour de la Coupe UEFA 1989-90. Antwerp affronte le Levski (ou le Vitosha, comme on l'appelle à l'époque) Sofia. Rien, a priori, qui n'engage à vivre un moment fort de l'histoire des Coupes d'Europe. D'autant qu'à l'aller, en Bulgarie, les deux équipes se séparent sur un match nul et vierge. Au retour, Sofia mène 1-0, puis 3-1 lorsque Petar Mitharski marque à la 88e minute. Lorsque le temps additionnel débute, les Belges doivent donc marquer par trois fois pour se qualifier. Concrètement, c'est donc bien un handicap de trois buts qu'ils ont besoin de surmonter pour se qualifier. S'ils n'en marquent que deux, le Vitosha sera qualifié au bénéfice des buts inscrits à l'extérieur. La mission est d'autant plus impossible que les Anversois sont à dix après la sortie sur blessure de Franky Dekenne, alors que les trois changements ont déjà été effectués. Le Bosuil, déjà maigrement rempli, est donc en train de se vider lorsque l'arbitre, M.Friedrich Kaupe, indique six minutes d'arrêt de jeu. Dans la foulée, Nico Claesen réduit le score à 2-3. Son but n'entraine pas de manifestation de joie. Cinq minutes plus tard, ce même Claesen égalise. C'est la panique chez les Bulgares. Il reste une poignée de secondes et, au profit d'un ultime coup-franc, Raphael Quaranta reprend de la tête pour inscrire le but du 4-3. Celui du miracle. Le Royal Antwerp ira jusqu'en quarts de finale. Le Levski Sofia, lui, gagnera dans cette drôle de mésaventure le surnom "D'euro-Idiots".
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5. MARSEILLE - MONTPELLIER
Compétition: Ligue 1
Date: 22 août 1998
Victoire de Marseille 5-4
Sans doute le retournement de situation le plus célèbre de l'histoire du Championnat de France. La France du foot baigne encore dans une douce euphorie en ce mois d'août 1998, un mois à peine après la victoire des Bleus en Coupe du monde. La Ligue 1 reprend ses droits. Le train-train, quoi. C'était sans compter sans une soirée complètement improbable, au Vélodrome, où Marseille reçoit Montpellier ce 22 août. Après 34 minutes, les Héraultais mènent 4-0, grâce à un doublé de Bakayoko, et deux buts de Laurent Robert et Franck Sauzée. Un vrai cauchemar pour l'OM. "On n'était même pas en train de perdre, on était complètement ridicules", témoignera plus tard sur RMC le coach olympien, Roland Courbis. Il motive ses joueurs comme il peut, joue sur leur orgueil, leur fierté d'hommes. Il leur fixe un objectif: gagner la seconde période. En sortant du vestiaire, Courbis croise Michel Mézy et Louis Nicollin. "Ils sont venus pour me consoler. Sans me chambrer, mais ça m'a énervé. Je leur ai dit 'mais pourquoi vous me consolez, on va gagner 5-4'".
Sauf que, un quart d'heure après la reprise, Montpellier mène toujours 4-0. Dans ce type de soirées qui finissent par échapper à toute logique, il faut toujours un élément déclencheur. Ce sera l'occasion énorme manquée par Pascal Fugier. Montpellier a raté la balle du 5-0 et, peu après, Florian Maurice réduit le score. Bien sûr, l'OM est encore mené 4-1, mais le match vient de basculer. De façon irrationnelle, les Montpelliérains deviennent fébriles, alors qu'ils ont encore toutes les cartes en main pour gagner ce match. Les schémas tactiques explosent. Perdu pour perdu, Courbis ne laisse que trois défenseurs et deux milieux de terrain. Tous les autres sont devant. Le public, fou furieux en première période, porte désormais son équipe. Dugarry marque un but, puis un autre, et voilà l'OM revenu à 3-4. Duga, en froid avec son coach avant le match, laissé sur le banc par celui-ci jusqu'à l'heure de jeu. Dugarry qui répond au Vélodrome, ça rappelle forcément quelque chose... A la 84e minute, Eric Roy égalise avant que Robert Pirès n'obtienne à la dernière minute un pénalty transformé par Laurent Blanc. Marseille s'impose 5-4, s'offrant une de ces victoires dont ceux qui l'ont vécue parlent encore trente ans après avec les yeux qui brillent.
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6. BOCHUM - BAYERN MUNICH
Compétition: Bundesliga
Date: 18 septembre 1976
Victoire du Bayern 6-5
Avec le Bayern Munich, un match n'est jamais fini. Bochum aurait dû le savoir. Triple champion d'Europe en titre, le club bavarois est pourtant en passe de se faire humilier comme jamais ce 16 septembre 1976. Le Bayern se déplace à Bochum pour le compte de la 6e journée. L'après-midi commence mal avec un but d'Harry Ellbracht (24e). Elle continue franchement mal lorsque Jozef Kaczor double la mise (38e) et vire carrément au cauchemar quand Ellbracht inscrit son deuxième but personnel deux minutes avant la pause. Celle-ci n'éclaircit pas vraiment les esprits munichois puisque, à la 53e minute, Hans-Joachim Pochstein porte le score à 4-0. Le Bayern entame alors le plus fabuleux retour de son histoire et va inscrire six buts en 35 minutes. Rummennigge sonne la révolte (55e), Schwarzenbeck sème la panique (57e) puis Gerd Müller signe un doublé (dont un penalty) pour remettre les pendules à l'heure. Une minute après le but égalisateur du "Bomber", Uli Hoeness permet au Bayern de prendre l'avantage. Il reste alors un quart d'heure. Munich vient de frapper cinq fois en vingt minutes. Mais ce n'est pas fini. Bochum trouve les ressources pour égaliser (Kaczor, 80e). Le dénouement n'en sera que plus cruel pour les joueurs d'Heinz Hoher, qui doivent finalement s'incliner 6-5 à une minute du terme de la rencontre, Uli Hoeness jouant les bourreaux. Le Bayern a toujours le dernier mot.
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7. READING - ARSENAL
Compétition: Coupe de la Ligue anglaise (4e tour)
Date: 30 octobre 2012
Victoire d'Arsenal 7-5 après prolongation
Arsène Wenger considère déjà cette victoire comme une des plus grandes de sa carrière. Il a raison. Bien sûr, ce n'est qu'un match anecdotique de Coupe de la Ligue. Même pas une finale. Pas même une demie ou un quart. Il avait aligné une équipe bis. Mais c'est précisément ce qui rend ce type de soirées absolument magiques. Elles n'ont rien pour marquer l'histoire et, pourtant, lorsque tous les acteurs de cette rencontre auront pris leur retraite, elle comptera parmi les moments les plus forts de leur parcours. Les titres ne font pas tout dans une vie de champion. Les émotions, lorsqu'elles sont aussi fortes, laissent une empreinte plus indélébile encore. Pas dans les palmarès, c'est vrai. Mais dans les mémoires. Inutile ici de raconter ce match qui n'a pas 24 heures. En étant menés 4-0, et encore 4-2 à deux minutes de la fin, en arrachant cette victoire improbable, en inscrivant sept buts au total, les Gunners ont gagné leur place parmi les glorieux insensés de l'histoire du football.
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8. AUTRICHE - SUISSE
Compétition: Coupe du monde (Quart de finale)
Date: 26 juin 1954
Victoire de l'Autriche 7-5
On doit à la Suisse un des matches les plus ennuyeux de l'histoire de la Coupe du monde. Son huitième de finale face à l'Ukraine en 2006 (avec à la clé une élimination aux tirs au but après un 0-0) reste plus puissant que n'importe quel somnifère. Mais un demi-siècle auparavant, les Helvètes avaient subi un échec qui, lui, reste parmi les moments mémorables du Mondial. Cette édition 1954 reste évidemment marquée par l'équipe de Hongrie et sa défaite en finale face à la R.F.A., 3-2. En quarts de finale, la rencontre entre l'Autriche et la Suisse avait déjà constitué un temps fort. Le match le plus prolifique de l'histoire de l'épreuve, tout simplement. Douze buts. Devant leur public, les Suisses, très loin d'être favoris, paraissent en mesure de réussir l'exploit. Ils mènent 3-0 après 19 minutes en ayant frappé trois fois en quatre minutes ! L'Autriche est K.O.. Mais sa réponse est plus impressionnante encore. Il faudra à peine deux minutes aux Autrichiens (entre la 25e et la 27e minute) pour revenir à 3-3. Sept minutes plus tard, ils mènent même 5-3. Il ne leur a donc fallu que neuf minutes pour marquer cinq buts et signer le renversement le plus express de toute l'histoire. Au final, l'Autriche l'emportera 7-5, dont un triplé de Theodor Wagner.
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9. FC BARCELONE - ATLETICO MADRID
Compétition: Copa del Rey (Quart de finale)
Date: 12 mars 1997
Victoire de Barcelone 5-4
En 1993, l'Atletico Madrid avait signé une victoire qui aurait tout à fait eu sa place ici. C'était face au FC Barcelone. Mené 3-0 après un triplé de Romario, les Colchoneros s'étaient finalement imposés 4-3 dans un stade Vicente Calderon en plein délire. Trois ans et demi plus tard, le Barça va rendre au club madrilène la monnaie de sa pièce. Avec les intérêts. Les deux équipes s'affrontent au Camp Nou en quarts de finale de la Copa del Rey. A l'aller, le Barça a pris une option sur la qualification en ramenant un bon nul de la capitale (2-2). Mais après une demi-heure de jeu, au retour, l'Atletico mène 3-0 grâce à un hat-trick de Pantic. 3-0 pour les visiteurs à la mi-temps, avec un hat-trick, ça rappelle évidemment quelque chose aux deux clubs... Cette fois, ce sera au tour des Catalans de s'offrir un miracle, Il est initié par Ronaldo, lequel réduit le score deux minutes après la reprise. Trois minutes plus tard, le Brésilien récidive. Mais Pantic, une minute plus tard, signe un quadruplé et permet à l'Atletico de mener 4-2. Le Barça doit alors marquer au moins trois buts pour se qualifier. Il va le faire, grâce à Figo (67e), Ronaldo (72e) et Pizzi (83e). Les Barcelonais remporteront cette Coupe du Roi quelques semaines plus tard. Barça-Atletico, un miracle partout, balle au centre.
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10. COREE DU NORD - PORTUGAL
Compétition: Coupe du monde (Quart de finale)
Date: 23 juillet 1966
Victoire du Portugal 5-3
La Coupe du monde possède donc elle aussi ses retournements de situation improbables. C'est le cas notamment de ce quart de finale de l'édition 1966, en Angleterre. La Corée du Nord en est la grande révélation. Les Asiatiques ont stupéfié le monde du football en battant l'Italie. En quarts, ils sont sur le point de causer une nouvelle sensation majuscule lorsqu'ils mènent 3-0 après seulement 24 minutes de jeu. La Corée du Nord dans le dernier carré de la Coupe du monde, cela parait à peine croyable. Goodison Park n'en revient pas et se met à encourager les Coréens, dont le jeu vif et rapide séduit le public anglais. Mais le miracle nord-coréen ne survivra pas au talent d'Eusebio. Sans paniquer, les Portugais vont reprendre le fil de leur football. A cheval sur deux mi-temps, Eusebio inscrit quatre buts (27e, 43e, 56e, 59e) avant que José Augusto (80e) ne clôture le score. En dépit de son retournement de situation spectaculaire, la logique a fini par prendre le pas. Dans ces rencontres, c'est souvent l'irrationalité qui finit par s'imposer. Pas ici.
ET AUSSI
Voici deux autres matches, assez similaires, qui auraient eu leur place ici et que vous ne trouverez pas dans ce Top 10. Il s'agit du La Corogne-PSG de douloureuse mémoire pour les supporters parisiens, en Ligue des champions, en mars 2001. Le PSG menait 3-0 à l'heure de jeu au Riazor avant de sombrer totalement dans les trente dernières minutes, encaissant quatre buts pour subir une de ses défaites les plus traumatisantes sur la scène européenne.
Dans le même ordre d'idées, Anderlecht avait mené 3-0 à la mi-temps sur la pelouse du Werder Brême en Ligue des champions lors d'un autre match de poules, en 1993-94. C'était encore le score à 25 minutes du terme, avant que la furia verte ne s'abatte sur les Bruxellois. Le Werder allait finalement s'imposer 5-3.
LES CRITERES
. Nous n'avons retenu ici que les retournements de situation au coeur d'un même match. Pas sur un match aller-retour (exemple, la victoire du Real sur Moenchengladbach 4-0 au retour après avoir perdu 5-1 à l'aller). Il peut s'agir d'un match retour mais il faut que le retournement se produise lors de celui-ci.
. Nous n'avons retenu que les rencontres où l'équipe qui réussit le retournement de situation était menée au moins par trois buts d'écart. Seule exception: un match retour où le score du match aller implique que le retard effectif était supérieur à deux buts (comme dans le cas d'Antwerp-Sofia. Les Belges étaient menés 3-1 mais en réalité, ils devaient marquer au moins trois buts pour se qualifier).
. Nous n'avons retenu que les cas de figure où l'équipe qui effectue le retournement finit par sortir victorieuse, soit au score final, soit à l'issue d'une séance de tirs au but. (exemple, le récent Allemagne-Suède, qui s'est achevé sur un 4-4, ne peut être pris en compte).
Laurent VERGNE
Twitter: @LaurentVergne























