Top 10: Elles ont défié les hommes

Top 10: Elles ont défié les hommes
le 30/11/2012 à 08:58

Si Lindsey Vonn n'a pas été autorisée à courir avec les hommes à Lake Louise, elles ont été nombreuses avant elle à braver la barrière du sexe en compétition. Top 10 de ces sportives qui ont brillé face au sexe dit fort.

FLORENCE ARTHAUD (FRANCE) - VOILE

"La petite fiancée de l'Atlantique" tient une place d'honneur dans le monde de la voile. Bien que raillée à ses débuts, la navigatrice a marqué l'histoire du sport marin. Sur "Pierre 1er", un trimaran de 60 pieds, Arthaud se lance, en 1990, dans une aventure qui n'a souri qu'aux hommes jusque-là : la Route du Rhum. Des 31 concurrents, la Parisienne est celle qui s'en sortira le mieux malgré un lot de pannes à répétition. Privée de cartes météo dès les premiers jours de course, elle devra également faire sans tableau électrique et pilote automatique (elle s'attachera même deux jours à sa barre). Victime d'une hémorragie, elle sera à deux doigts de déclencher sa balise de détresse et d'abandonner. Au bout de 14 jours et 10 heures d'enfer - record à la clé -, elle franchira la ligne en vainqueur, devenant ainsi la première femme (et la seule à ce jour) à remporter une course transocéanique. Au nez et à la barbe de tous les vieux loups de mer qui s'étaient moqué d'elle avant le départ.

JUTTA KLEINSCHMIDT (ALLEMAGNE) - RALLYE-RAID

Les dunes sont son terrain d'expression. C'est dans le désert que la pilote allemande s'est épanouie le plus. Ingénieur de formation, Kleinschmidt s'est d'abord essayé à la moto avant de s'installer derrière un volant. Après des débuts hésitants, elle marque la légende du Paris-Dakar en s'imposant lors de l'édition 2001. Alors pilote Mitsubishi, l'Allemande, qui reconnaîtra avoir eu beaucoup de chances (déclaré vainqueur dans un premier temps, Jean-Louis Schlesser se verra finalement déclassé une heure après son arrivée) a été la première à donner un autre genre à l'épreuve. La dernière aussi...

MICHELE MOUTON (FRANCE) - RALLYE

Douze ans à se confronter à ses homologues masculins. A affronter la testostérone ambiante. De 1974 à 1986, au volant d'Alpine-Renault, Porsche, Fiat, Lancia Chardonnet, Audi, Ford et enfin Peugeot, Michèle Mouton a exercé ses talents de pilote automobile de rallye. Pourtant, cette fille d'horticulteurs était destinée à s'occuper d'adolescents en difficulté. Mais celle que la presse allemande a surnomme "le beau volcan noir" a finalement opté pour une autre voie. En 1981, au volant de son Audi Quattro, elle devient la première femme à gagner une manche de Championnat du monde, à San Remo. Un exploit qu'elle rééditera à trois reprises (Portugal, Acropole et Brésil) l'année suivante pour terminer deuxième du général, aux côtés de sa copilote Fabrizia Pons.

ALEXANDRA LEDERMANN (FRANCE) - EQUITATION

Guidé par son père cavalier, c'est à six ans qu'Alexandra Ledermann monte sur un cheval pour la première fois de sa vie. Cette jeune fille au "sacré caractère", selon son entraîneur national, va rapidement devenir une référence dans son sport. En 1999, avec son dévoué Rochet M, trois ans après sa médaille de bronze à Atlanta, elle devient la première femme à s'adjuger le titre de championne d'Europe de concours de saut d'obstacles. Ayant une certaine conception dans sa façon de gérer sa carrière, Ledermann a toujours privilégié le fait de travailler sur le long-terme avec ses chevaux. Un choix qui n'a pas toujours joué en sa faveur.

LELLA LOMBARDI (ITALIE) - FORMULE 1

0,5 point. C'est peu et beaucoup à la fois. Sixième du Grand Prix d'Espagne en 1975 au volant d'un March, l'Italienne est à ce jour la seule femme à avoir terminé une épreuve de F1 dans les points. Surnommée la "Tigresse de Turin", elle a toujours voulu être pilote automobile. Féministe convaincue, elle a toujours estimé que la femme était l'égale de l'homme. Déterminée à le prouver sur la piste, Lombardi n'a eu que faire des moqueries de ses homologues masculins. Avant d'être emportée par une longue maladie en mars 1992, la Piémontaise aura disputé douze courses de F1 et restera comme la dernière femme à s'être qualifiée pour une course dans l'élite des sports automobiles.

DANICA PATRICK (ETATS-UNIS) - INDYCAR

98 courses. Trois pole positions. Une victoire. Même si ces chiffres n'ont rien d'extraordinaire, beaucoup d'hommes aimeraient posséder un tel palmarès. Danica Sue Patrick, charmante brune au sourire ultra bright, a marqué l'histoire des IndyCar Series en devenant la première femme à remporter une course. C'était en 2008, trois ans après ses débuts, lors de l'Indy Japan 300, sur le Twin Ring de Motegi. Avant ça, elle s'était illustrée en 2005 en menant durant quelques tours les mythiques 500 miles d'Indianapolis. Sur cette même épreuve, elle montera sur le podium (3e) en 2009. Le dernier fait de gloire d'une pilote que beaucoup surnommaient la "Anna Kournikova du sport automobile" avant son exploit au Japon. Jenson Button fera partie de ses détracteurs : "Une fille qui possède une forte poitrine ne sera jamais à l'aise dans une voiture. Et ses mécaniciens ne pourraient pas se concentrer. Imaginez, comment feraient-ils pour serrer ses sangles ?". Classe.

ANNIKA SORENSTAM (SUEDE) - GOLF

On aurait tant aimé voir l'une des références de l'histoire de la petite balle blanche passer le cut à Forth Worth. Désireuse de se confronter aux hommes, Annika Sörenstam a eu gain de cause en 2003. Invitée à participer à un tournoi PGA, le Bank of America Colonial, - une première depuis 1945 et Babe Zaharias -, acclamée par le public et même supportée par George W. Bush himself, l'Américano-suédoise, alors au sommet de son art, a finalement été éliminée à mi-parcours. Sa participation avait, à l'époque, fait couler beaucoup d'encre. Refusant de jouer à ses côtés, Vijay Singh s'était notamment illustré en menaçant de ne pas prendre part à l'épreuve. Beaucoup moins macho, Phil Mickelson avait alors pris la défense de la golfeuse : "Certains joueurs pensent que le PGA Tour est réservé aux hommes. Ils se trompent. Le PGA Tour est seulement une compétition réservée aux meilleurs golfeurs de la planète". Qu'ils soient homme ou femme...

MICHELLE WIE (ETATS-UNIS) - GOLF

Si Annika Sörenstam n'est pas parvenue à franchir le cut d'un tournoi PGA, Michelle Wie a réussi cet exploit en 2006, lors du SK Telecom à Séoul, sur le fairway de ses ancêtres. Modèle de précocité (elle avait tenté une première fois sa chance trois ans plus tôt), l'Américaine a alors 17 ans. Au terme des quatre tours, elle se classe à douze coups du vainqueur. Un exploit qui restera unique et qui précédera une période beaucoup plus compliquée pour elle. Véritable star de son sport, Wie s'est transformée, au fil des années, en véritable produit marketing. Ce n'est qu'en 2009 qu'elle s'adjugera son premier tournoi, à Guadalajara. La seule victoire de la récente diplômée de Stanford sur le circuit à ce jour.

KATJA POENSGEN (ALLEMAGNE) - MOTO

A l'instar d'une Lella Lombardi en F1, Katja Poensgen s'est illustrée durant sa carrière au guidon d'une moto. Inscrite dans la catégorie 250cc, cette Allemande née en 1976 reste, à ce jour, comme le seul pilote féminin à avoir inscrit des points au championnat du monde. C'était, grâce à une 14e place, au Mugello en 2001 et sur une Honda. On attend encore celle qui lui succèdera.

ELLEN MACARTHUR (GRANDE-BRETAGNE) - VOILE

Un parcours unique. Un visage d'ange. Un physique aussi. Ellen MacArthur (1,58m sous la toise) a rapidement fait parler d'elle quand elle a débarqué dans le monde macho de la voile. Le petit gabarit britannique a apporté son lot de fraîcheur mais a également fait parler d'elle pour ses résultats sportifs. Deuxième du Vendée Globe en 2001, puis détentrice du record du tour du monde à la voile en solitaire en 2005, MacArthur a rapidement fait son trou avant de mettre un terme à sa carrière en 2010. A seulement 34 ans. Une étoile filante au-dessus de la mer.

François-Xavier RALLET (@FX_Rallet)

 
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Dés que ça nous semble nécessaire, un classement très subjectif de sportifs, d'événements et des sucreries qui nous régalent dans l'actu sportive.