Le Top 10 des sensations de 2012

Le Top 10 des sensations de 2012
le 30/12/2012 à 12:26

2012, une année riche en surprises? Peut-être moins que sa devancière. Mais quelques sacrées sensations ont tout de même émaillé ces douze derniers mois.

 

1. NADAL SORTI PAR ROSOL A WIMBLEDON

Une vraie bombe, comme Wimbledon a l’habitude d’en poser régulièrement. Rafael Nadal battu par Lukas Rosol dès le deuxième tour dans le temple du gazon, ce fut au début de l’été un véritable tremblement de terre, ou plutôt d’herbe. Il faut se souvenir que le Majorquin avait atteint la finale lors de ses cinq précédentes participations. Au bout de la nuit, sous le toit du central, il est tombé sur un martien nommé Rosol. Le Polonais n’avait jamais joué comme ça. Pas sûr qu’il rejoue un jour de cette façon. Mais c’était son jour. Dans le dernier set, ne ressentant jamais la pression, il aligne coup gagnant sur coup gagnant. Il s’impose en cinq sets  (6-7, 6-4, 6-4, 2-6, 6-4) en dehors de toute logique puisqu’il n’avait jamais passé le premier tour des qualifications en trois tentatives à Wimbledon avant cette édition 2012 ! L’explication, peut-être faut-il la chercher dans l’état de santé de Nadal. Il n’en a rien dit ce soir-là, mais son genou le tracassait déjà. Depuis, Rafael Nadal n’est d’ailleurs plus apparu sur un court de tennis...

2. LA FOLIE JEREMY LIN

L’histoire de l’homme qui est passé en quelques jours, en quelques matches, du statut de total inconnu à celui de superstar. Un destin qu’aucun scénariste d’Hollywood, même le plus audacieux, n’aurait osé coucher sur papier, tant ce synopsis aurait manqué de crédibilité. Jeremy Lin, ancien étudiant d’Harvard (fac mondialement réputé, sauf pour son équipe de basket…), boudé par la draft, rejeté par plusieurs franchises, contraint de cirer le banc ou de jouer en D-League… Puis Jeremy Lin phénomène national et même planétaire. Entre les deux, à peine deux semaines. L’incroyable histoire a débuté le 4 février, lorsque Mike d’Antoni, le coach des New York Knicks, décide de donner du temps de jeu à Jeremy Lin. Face à New Jersey, le premier joueur d’origine taïwanaise à évoluer en NBA termine la rencontre avec 25 points, 7 passes et 5 rebonds. Intégré au cinq de départ le match suivant, il boucle ses cinq premières rencontres comme titulaire avec un total de 136 points. Du jamais-vu. Mieux que Michael Jordan. Plus fort que Shaquille O’Neal. Les médias et le public américains s’emparent de cette fabuleuse success story. C’est le début de la "Linsanity" (la folie Lin). Sports Illustrated lui consacre même sa Une. Il y aurait de quoi avoir la tête qui tourne, mais Lin a les pieds sur terre. "Nous aurions dû garder Lin, postera sur son compte Twitter le general manager de Houston, Daryl Morey, qui l’avait coupé au mois de décembre. Je ne savais pas qu’il était si fort." Personne ne le savait. Les Rockets ont récupéré le phénomène l’été dernier. La Linsanity s’est calmée. Lin est devenu (presque) un joueur parmi d’autres. Finalement, il ne demandait pas autre chose.

3. LE HANDBALL FRANÇAIS DANS LA TOURMENTE DES PARIS

Une tornade. Une tempête. Et s’il y avait bien un sport que l’on n’imaginait pas touché par un tel scandale, c’est bien le handball. Le 12 mai, le match entre Cesson-Rennes et Montpellier a servi  de détonateur mais la déflagration n’a été ressentie que plusieurs mois plus tard, après les Jeux de Londres, qui avaient marqué un nouveau triomphe du handball tricolore. Sur fond de soupçons de paris illégaux et de match truqué, 13 personnes ont été mises en examen, parmi lesquelles le meilleur joueur du monde, symbole de l’insolente réussite des Experts, Nikola Karabatic. On ne sait comment cette histoire s’achèvera sur le plan judiciaire. Mais bien au-delà des personnes directement concernées par ce dossier, c’est le handball français tout entier qui craint de subir les conséquences de cette affaire. Mi-octobre, un sondage révélait que pour 65% des Français, l’image de ce sport serait durablement écornée. Mais nous étions alors au cœur de la polémique. Le temps passant, le public oubliera peut-être. Les premières retrouvailles avec les Bleus, à l’automne, ont plutôt rassuré joueurs et staff à ce niveau. Leur cote d’amour reste importante. N’empêche. Il faut se frotter les yeux pour croire que cette histoire est vraiment arrivée.

4. RAZZANO S'OFFRE SERENA

Quand on est une joueuse française, que peut-on rêver de plus fort qu’une victoire sur le court central de Roland-Garros face à une des plus grandes championnes de l’histoire ? Virginie Razzano a sans aucun doute vécu le moment le plus intense de sa carrière au mois de mai en battant Serena Williams au terme d’un combat haletant (4-6, 7-6, 6-3), à la nuit tombante. Une victoire hautement improbable sur le papier. Jamais, dans toute sa carrière, Serena Williams n’avait perdu au premier tour d’un tournoi du Grand Chelem. L’exploit fut sans lendemain pour Razzano, mais sa victoire n’en est pas moins une des plus grosses sensations de l’année tennistique.

5. LE XV DE LA ROSE CORRIGE LES BLACKS

Cela restera comme l’évènement de cette tournée automnale. Invaincus depuis le mois d’août 2011 soit une vingtaine de matches, les All Blacks ont pris l’eau le 1er décembre à Twickenham face à une équipe d’Angleterre déchaînée. Vainqueurs 38-21 (et encore, les Néo-Zélandais ont inscrit un essai en toute fin de match pour atténuer le score), les Anglais ont signé là le plus large succès de toute leur histoire face aux Blacks. Leur précédent record en la matière datait de… 1936, et une victoire par 13 points d’écart.

6. JANOWICZ DEBOULE A BERCY

Jerzy qui ? Federer et Nadal absents, Djokovic rapidement éliminé, le Masters 1000 de Bercy a payé cash sa proximité temporelle avec le Masters de Londres. Heureusement, un inconnu venu de Pologne a mis le feu au tournoi et, d’une certaine manière, l’a sauvé d’un profond ennui. Jerzy Janowicz, puisqu’il s’agit de lui, s’est révélé au grand public et probablement à lui-même, en battant cinq joueurs du Top 20, dont Janko Tipsarevic et surtout Andy Murray. Un parcours invraisemblable pour celui qui n’avait gagné que quatre matches sur le grand circuit en 2012. Il a plus que doublé son total au POPB…

7. CHELSEA GAGNE ENFIN LA C1

Chelsea vainqueur de la Ligue des champions, en 2004, cela semblait n’être qu’une question de temps, lorsque les Blues de Roman Abramovich ont débarqué en force sur la scène européenne. C’était bien le cas. Mais il aura fallu attendre 2012 pour que le club du sud de Londres trône sur le toit du continent. Pourquoi une sensation ? Parce que, paradoxalement, c’est sans doute l’année où on attendait le moins Chelsea. A la peine en championnat, les Blues n’étaient pas cités parmi les principaux prétendants avant les huitièmes de finale. Ils avaient d’autres chats à fouetter. Une fois dans le dernier carré, le trio Barcelone-Real-Bayern avait davantage la cote, c’est un euphémisme. Archi-dominé à l’aller par le Barça, réduit rapidement à 10 au retour, Chelsea a pourtant sorti le favori catalan, avant de triompher du Bayern à Munich en finale, malgré l'absence de plusieurs joueurs clés et l'ouverture du score du Bayern à quelques minutes de la fin. La meilleure équipe d’Europe, peut-être pas, mais un groupe au destin hors du commun dans cette Ligue des champions.

8. RYDER CUP: LE DIMANCHE DE FOLIE DE L'EUROPE

Dans la longue et riche histoire de la Ryder Cup, cette édition 2012 tiendra une place privilégiée. Les Européens ont signé un authentique exploit sur le sol américain pour conserver le trophée acquis voilà deux ans au pays de Galles. Menés 10-6 après les deux premiers jours de compétition, ils ont fait souffler un vent de folie sur le parcours de Medinah le dimanche, à l’occasion des simples, pour s’imposer finalement 14,5-13,5, les Américains ne remportant que trois des douze simples ! Jamais l’Europe n’avait réussi à remonter un déficit de quatre points le dernier jour.

9. MONTPELLIER CHAMPION DE FRANCE

Bien sûr, au premier janvier, il était impossible d’exclure le fait que Montpellier puisse être sacré champion de France. Mais quand même. Le PSG avait viré en tête à l’issue des matches aller, juste devant le MHSC. Il n’était pas évident que les Héraultais tiennent la distance. Puis le PSG, compte tenu de son effectif et de ses moyens demeurait le grand favori pour le titre. Mais au prix d’une seconde moitié de saison remarquable, l’équipe de René Girard a raflé la mise, décrochant le premier titre de son histoire.

10. QUEVILLY, COUPE A COEUR

La Coupe de France n’est pas avare de conte de fées. Voir un club de National en finale, depuis Nîmes en 1996, ce n’est plus en soi une colossale surprise. Il n’en est pas moins vrai que le parcours de Quevilly a fait sensation la saison dernière. D’abord parce que les Normands avaient déjà atteint les demi-finales en 2010. Deux aventures en deux ans, c’est historique. Ensuite, les joueurs de Régis Brouard ont sorti deux grosses cylindrées de Ligue 1 en quarts puis en demi-finales, Rennes puis l’Olympique de Marseille. Suffisant pour intégrer ce classement.

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Dés que ça nous semble nécessaire, un classement très subjectif de sportifs, d'événements et des sucreries qui nous régalent dans l'actu sportive.