Dés que ça nous semble nécessaire, un classement très subjectif de sportifs, d'événements et des sucreries qui nous régalent dans l'actu sportive.
Le Top 15 des Brésiliens de France
Lucas Moura s'apprête à effectuer ses grands débuts avec le Paris Saint-Germain. Le jeune Brésilien vient s'inscrire dans une tradition solidement ancrée. Environ 200 de ses compatriotes l'ont en effet précédé sur les pelouses de France depuis les années 30. L'occasion de rendre hommage aux plus fameux d'entre eux.
1. JUNINHO
Date de naissance: 30 janvier 1975
Poste: Milieu de terrain
Club: Lyon
Saisons: 8
Son statut quand il arrive : Fort d’une cinquantaine de sélections avec le Brésil, le vrai Juninho, en 2001, se nomme plutôt Paulista (l'ancien de Middlesbrough), non Pernambucano. Quand il débarque à Lyon, à l’âge de 26 ans, Juninho est donc encore méconnu en Europe et dans l’ombre de son homonyme et compatriote. Malgré une poignée de capes avec la Seleçao et une Copa Libertadores remportée avec Vasco de Gama, il est loin d’être une star brésilienne. Un bon joueur parmi d’autres, plutôt, mais dont la venue ne suscite pas d'enthousiasme particulier.
Son bilan en France : Exceptionnel, qu’il s’agisse de ses statistiques personnelles ou de son palmarès. Juninho a conquis sept titres de champion de France avec l’Olympique Lyonnais. Après une première saison d’adaptation, il devient rapidement le taulier de la maison OL. En huit ans, il inscrit 100 buts, dont 44 coups-francs, exercice dans lequel il avait alors peu d’équivalents au monde. Pas un joueur n’est plus emblématique de l’hégémonie lyonnaise. Parce que Lyon a grandi en même temps que Juninho. Le Brésilien a bonifié l’OL et l’inverse est tout aussi vrai. La preuve, il comptait sept sélections à 26 ans en arrivant en France. Il en a cumulé 30 de plus une fois à Lyon. Lyon-Juninho, ou une sorte de mariage idéal. Il n’est pas le plus doué de tous les Cariocas vus dans l’Hexagone. Mais pour son rayonnement, son palmarès et son leadership, Juninho a laissé une empreinte indélébile. Ça ne peut pas être un hasard si l’OL est rentré dans le rang depuis son départ, même si ce n’est évidemment pas l’unique raison. Le poids de ses sept titres ont évidemment pesé à l'heure du choix dans ce classement.
Une image : Un coup-franc, forcément. Il n’y a que l’embarras du choix. Optons pour celui inscrit en Ligue des champions en 2005 face au Werder Brême. Parce qu'il y avait tout : la distance (plus de 35 mètres), la précision, la puissance, la vista, et le finish dans la lucarne. Un bijou parmi beaucoup d’autres.
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2. RAI
Date de naissance: 15 mai 1965
Poste: Milieu de terrain
Club: Paris SG
Saisons: 5
Son statut quand il arrive : Quand le PSG le recrute, il semble avoir tiré le gros lot. Star du Sao Paulo de Tele Santana, vainqueur de la Coupe Intercontinenale face au FC Barcelone en décembre 1992 (avec un doublé s’il vous plait), capitaine de la Seleçao, Raï est déjà une figure plus que bien établie quand le Paris Saint-Germain lui met le grappin dessus alors qu’il était convoité par plusieurs ténors européens. Personne ne doute que le petit frère du grand Socrates, avec qui il partage une indéniable élégance dans l’allure, auquel il ajoute un redoutable jeu de tête, puisse devenir l’incontournable star du club parisien.
Son bilan en France : Avant de devenir un des plus grands joueurs de l’histoire du PSG, Raï a bien failli en être un des plus gros flops. Dire que son adaptation a été pénible relève de l’euphémisme. Sa première saison, en 1993-94, est loin de justifier le montant de son transfert (25 millions de francs à l’époque). Dans la foulée, la Coupe du monde aux Etats-Unis se passe mal pour lui. Il l’aborde en capitaine, il la finit en tant que remplaçant. L’intelligence de l’équipe dirigeante du PSG, convaincue de tenir un diamant, aura été de ne pas perdre patience. Une fois en confiance, Raï va progressivement donner sa pleine mesure. Ses cinq années à Paris coïncident avec les plus glorieuses du club. De toutes les stars internationales qui ont évolué avec le PSG à cette époque, il est le seul à avoir remporté à la fois le championnat (1994, dernier titre parisien à ce jour) et la Coupe des Coupes en 1996. Il s’en va au printemps 1998 après avoir offert deux derniers trophées, une Coupe de France et une Coupe de la Ligue, en marquant à chaque fois en finale.
Une image : On aurait pu choisir un de ses buts d’artiste, comme cette talonnade dos au but contre Lens ou cet amour de petit lob un soir de septembre 1995 à Metz. Mais l’image la plus forte de Rai au PSG, c’est la toute dernière : un tour d’honneur après son ultime match face à Monaco, une émotion palpable, et une star en larmes, pleurant dans son maillot. Sans doute un des moments les plus poignants jamais vécus au Parc par les supporters parisiens.
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3. SONNY ANDERSON
Date de naissance: 19 septembre 1970
Poste: Attaquant
Clubs: Marseille, Monaco, Lyon
Saisons: 8
Son statut quand il arrive : Quand Bernard Tapie va le débaucher au Servette de Genève à l’automne 1993, Sonny Anderson n’est encore qu’un jeune espoir de 23 ans. En Suisse, il s’est taillé une solide réputation de goleador. Suffisamment pour que Tapie saisisse l’opportunité. Il faut dire que le club phocéen, pris dans le maelstrom de l’affaire OM-VA et privé de Coupe d’Europe, a été contraint de céder Marcel Desailly et Alen Boksic. Anderson apparait comme une bonne solution de repli.
Son bilan en France : La particularité de Sonny Anderson dans ce classement, c’est qu’il a joué dans trois clubs différents en France et qu’il a laissé partout où est passé un excellent souvenir. De Marseille à Lyon en passant par Monaco, Sonnygoal a compilé 177 buts. Il a grandi en France, il y est devenu une star et il s’y est relancé, après son passage mitigé à Barcelone. Ce qui n’empêcha pas Jean-Michel Aulas de débourser 120 millions de francs (transfert record à l’époque) pour le recruter en 1999. Sacré à trois reprises meilleur buteur du championnat (la première avec Monaco, les deux autres lors de ses deux premières saisons lyonnaises), un record sur les vingt dernières années, il a également été trois fois champion de France. Incontestablement, il a été un de ceux qui ont fait franchir un cap à l’Olympique Lyonnais. Un joueur classieux.
Une image : Sonny Anderson, c'est d'abord un énorme sourire charmeur suscitant presque instinctivement la sympathie. Mais c'était aussi un carnassier des surfaces. Parmi les dizaines de buts inscrits par "SonnyGoal" durant sa carrière française, on peut en retenir deux. Le premier, face à Monaco, sous le maillot marseillais, en 1994: il contrôle dos au but, élimine un défenseur en se remettant dans l'axe avant de décocher une terrible frappe du droit à 20 mètres, direction la lucarne gauche d'Ettori. Le plus beau but de sa période marseillaise. Neuf ans plus tard, à Amsterdam, en Ligue des champions, Anderson réussit un petit bijou dans un tout autre registre, en finesse: un long ballon en profondeur, un contrôle, un petit jongle pour se jouer de Chivu et Bergdolmo et un lob subtil pour battre le gardien. Deux buts pour démontrer l'étendue de la palette du Brésilien, à la fois monstre de finesse et frappeur redoutable.
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4. CARLOS MOZER (Marseille)
Il parait qu’enfant, Carlos Mozer était complexé par un physique rachitique. Allez dire ça à tous les attaquants qui se sont frottés des années durant au défenseur brésilien… Sa croissance sera tardive mais spectaculaire. Avec ses jambes et son cou interminables, l’ancien roc de Flamengo gagne d'ailleurs rapidement un surnom, la girafe. Il impressionne durant son passage à Lisbonne à la fin des années 80. Avec le Benfica, il atteint la finale de la Coupe des champions en 1988. Un an plus tard, Bernard Tapie l’attire sur la Canebière en même temps que Chris Waddle, Enzo Francescoli, Manuel Amoros ou Alain Roche lors d’un mercato maousse costaud. Succédant à Karl-Heinz Forster, il devient vite le taulier de la défense olympienne. Ses détracteurs le disent violent. Lui s’en défend. Physiquement, en tout cas, c’est un monstre. Dans les airs ou au sol, on compte sur les doigts d’une main ses duels perdus dans une saison. Il reste trois ans à Marseille, pour trois titres de champion et deux superbes campagnes européennes. Malheureusement, comme avec Benfica, il échoue en finale de la C1 en 1991. Un des meilleurs défenseurs de l’histoire du Championnat de France.
5. RONALDINHO (Paris SG)
Intrinsèquement, Ronaldinho est probablement le Brésilien le plus fort et le plus doué à jamais avoir évolué en France. On peut même le placer au-dessus d’un Rai. Mais les plus belles et plus riches années de sa carrière ne coïncident pas avec son passage en France, qui ne fut qu'une étape, souvent chaotique, dans son parcours. A son arrivée à Paris en 2001, Ronnie a 21 ans et on voit en lui un crack, un futur Ballon d’Or. Ce sera le cas. Mais pas à Paris. Lors de ses deux saisons au PSG, l’enfant de Porto Alegre, en conflit permanent avec son entraîneur d’alors, Luis Fernandez, se distingue d’abord par son inconstance. Tantôt génial, tantôt médiocre. Mais quand il brille, tout le monde en prend vraiment plein les yeux, comme ce soir de mars 2003 où il humilie presque à lui seul l’OM au Vélodrome. Son départ à Barcelone, au bout deux ans, laisse un goût amer aux supporters parisiens. L’impression d’avoir effleuré une grande histoire d’amour. Effleuré, seulement… Mais en dépit de cette sensation de gâchis partiel, reste le sentiment d’avoir vu évoluer un talent hors normes. Plus qu’un joueur. Un artiste.
6. VALDO (Paris SG)
Avec son compère Ricardo (voir ci-dessous) et Geraldao, il fut l’un des trois Brésiliens recrutés à l’été 1991 par Michel Denisot, nouveau président du PSG version Canal Plus. Candido Filho Valdo est alors un meneur de jeu dont la réputation n’est plus à faire. Que ce soit avec la Seleçao ou Benfica, il a démontré qu’il était une pointure. A Paris, il ne va pas décevoir. Fin technicien, doté d’un sens du collectif hors pair, leader de jeu plus que de vestiaire, Valdo va faire le bonheur du milieu de terrain parisien trois saisons durant, décrochant un titre de champion (1994) et trois Coupes nationales. S’il ne fallait retenir qu’une seule séquence de lui, ce serait sans doute son but face au Real Madrid, lors du fameux 4-1, en quarts de finale de la Coupe UEFA 1993. Une feinte pour mettre dans le vent son compatriote Ricardo Rocha, symbole de l’intelligence de Valdo, avant d’ajuster le gardien. Du grand art.
7. RICARDO (Paris SG)
Arrivé en Europe au Benfica après sa finale olympique perdue en 1988, Ricardo Gomes, Ricardo pour les intimes, va très vite s’imposer comme un des meilleurs défenseurs centraux évoluant sur le Vieux Continent. Lorsque, à l’été 1991, le nouveau PSG se découvre des ambitions, il jette son dévolu sur trois Brésiliens : Geraldao, le colosse du FC Porto, Valdo et Ricardo, les duettistes du Benfica. Le premier sera un lamentable échec. Pas les deux autres. Avec Ricardo, Paris avait peu de risques de se tromper. Capitaine de la Seleçao lors de la Coupe du monde 1990, il était une pointure reconnue. Il reste quatre saisons dans la capitale française et, à l’exception de la dernière, gâchée par les blessures, il donnera entière satisfaction. Un peu moins classieux que Julio Cesar, nettement moins rugueux que Mozer, Ricardo chemine quelque part entre élégance et intensité. C’est lui qui inscrit le but du titre en 1994, face à Toulouse.
8. JULIO CESAR (Brest, Montpellier)
L’été 1986 reste à part dans l’histoire du football français. Au lendemain de la Coupe du monde, des stars internationales débarquent aux quatre coins du pays. Y compris les moins huppés. Prenez Brest, par exemple. Après le Mondial, François Yvinec, le président du club breton, se paie une charnière centrale de luxe : Jose Luis Brown, le stoppeur de l’équipe d’Argentine, champion du monde et buteur en finale du Mundial mexicain, et Julio Cesar, le libéro du Brésil. Il ne va rester qu’une seule saison en Bretagne, mais quatre en France puisqu’il rejoint Montpellier en 1987. Avec des hauts et des bas mais le club pailladin atteindra quand même la troisième place en 1988 avant de remporter la Coupe de France deux ans plus tard. A la fois puissant et technique, Julio Cesar était une vraie perle. Cela n’échappa d’ailleurs pas à la Juventus Turin, qui l’arracha à Loulou Nicollin en 1990. Vu son talent et son CV, c’est presque un miracle qu’un tel joyau soit resté si longtemps en France, surtout dans des clubs aux moyens et au standing alors limités.
9. CRIS (Lyon)
Encore une grande figure brésilienne de l’Olympique Lyonnais. Arrivé en 2004 en provenance de Cruzeiro, il y restera huit ans. Véritable patron de la défense, l’international a été pendant ses trois premières saisons à Lyon un des meilleurs joueurs évoluant en Europe à son poste. Joueur rugueux, grand leader, celui qu’on surnommait "Le Policier" finira d’ailleurs par devenir capitaine de l’OL. Presque naturellement. Après sa rupture des ligaments croisés du genou en 2007, il ne sera plus jamais tout à fait lui-même. Mais avec plus de 300 matches au compteur et une nuée de titres, il a incontestablement marqué de son empreinte le club rhodanien. Même les chicaneries avec le président Aulas, qui lui a taillé quelques costards dans la presse après son départ au printemps dernier, ne peuvent faire oublier ce qu’il a apporté à l’OL.
10. PAULO CESAR (Marseille)
Paulo Cesar était membre de la grande équipe brésilienne de 1970. Tout jeune (21 ans), il n’avait joué qu’un rôle marginal, mais ce diamant brut, désigné par Pelé lui-même comme son seul héritier potentiel, avait tout l’avenir devant lui. Surdoué techniquement, Paulo Cesar avait tout pour devenir La grande star du Championnat de France quand il signe à Marseille en 1974. S'il choisit la Canebière, c'est parce que la ville lui rappelle Rio. Il ne restera finalement qu’une saison. Un brin instable en dehors du terrain, il va décontenancer, souvent et stupéfier par sa classe et son sens du dribble, parfois. Il finit la saison avec 16 buts (pas mal, quand même) et l’OM termine deuxième derrière le grand Saint-Etienne, celui qui ira jusqu’en finale de la C1 à Glasgow.
11. LEONARDO (Paris SG)
Leonardo, c’était la très grande classe. Arrivé en provenance du… Japon, où il venait de passer deux saisons, il est reparti de Paris un an plus tard pour signer à l’AC Milan, ce qui en dit long sur son niveau de performance au cours de cette unique campagne parisienne. Comme pour Paulo Cesar et Jairzinho, il n’est malheureusement pas resté suffisamment longtemps pour laisser une empreinte encore plus durable. Une douzaine d'années après, le revoilà au PSG, le costume ayant remplacé le maillot, en tant qu'homme fort du projet QSI. Son influence est plus forte que jamais.
12. JAIRZINHO (Marseille)
Probablement la plus grande star brésilienne à avoir jamais signé en France. Lorsque le président Leclerc s’offre Jairzinho à l’été 1974, il recrute une des grandes figures de la légendaire équipe du Brésil 70. Un Mondial au cours duquel l’ailier droit de la Seleçao avait réussi l’exploit d’inscrire un but dans chacun des sept matches qu’il avait disputés. Quatre ans plus tard, il est encore au Mondial en Allemagne avant d’atterrir en octobre sur la Canebière, à 29 ans. Blessé, il attend un mois et demi avant de débuter. Sa carrière phocéenne sera très brève puisqu’au mois de mars, lors d’un quart de finale de Coupe de France contre le PSG, il est accusé d’avoir agressé un juge de touche. Suspendu deux ans (dont un ferme), il rentre au pays. N’empêche, il fut le premier champion du monde à signer en France, avant la colonie argentine des années 80 (Ardiles, Tarantini, Burruchaga, Olarticoechea…), et tout le monde se souvient que Jairzinho a joué à l'OM. Même brièvement.
13. VASCONCELLOS (Marseille)
Son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose mais cet homme est un pionnier. Il est le tout premier joueur brésilien à avoir jamais évolué en France. Après avoir bourlingué au Brésil (Vasco de Gamma, Corinthians) mais aussi en Europe (Sporting, Barcelone), Vasconcellos arrive à Marseille au milieu des années 30. Succédant à Laurent Di Lorto dans les buts marseillais, Vasconcellos passe trois saisons sur la Canebière, remportant un titre de champion et une Coupe de France. Il reste le seul portier marseillais à avoir inscrit un but. Car Vasconcellos, surnommé Le Jaguar, non content d’être un spécialiste des tirs au but pour les arrêter, aimait aussi les tirer. Depuis, environ 200 de ses compatriotes lui ont emboîté le pas.
14. EDMILSON (Lyon)
Sans avoir, loin de là, le même impact que ses compatriotes Sonny Anderson et Juninho, Edmilson est sans conteste un des Brésiliens qui ont compté dans la vie de l'Olympique Lyonnais. Parce qu'il a passé quatre ans sur les bords du Rhône, à une période charnière (2000-2004) de l'histoire du club. Edmilson a été des premiers trophées (Coupe de la Ligue en, 2001, puis les trois premiers titres de champion de 2002 à 2004) et a contribué à faire grandir le club au niveau européen. Défensivement, il n'était pas toujours 100% rassurant. Mais son niveau de jeu était suffisant pour en faire un titulaire au sein de la Seleçao lors du Mondial 2002 et pour convaincre le FC Barcelone de le recruter deux ans plus tard. Cris prit alors sa succession dans l'axe central lyonnais.
15. MICHEL BASTOS (Lyon)
Ils étaient nombreux à pouvoir prétendre à ce dernier accessit mais Michel Bastos mérite bien de le décrocher. Que de chemin parcouru depuis son arrivée à Lille, en 2005, dans un anonymat presque total. Tout juste s'amuse-t-on alors de savoir que ce jeune Brésilien de 22 ans doit son prénom à un certain Platini. Un signe, peut-être, de son futur destin français. A Lille, avec son sens de la passe et sa frappe de balle, il devient rapidement un homme incontournable. En 2008-2009, il explose littéralement et Jean-Michel Aulas fait une folie en lâchant 18 millions d'euros pour le faire venir à Lyon. Depuis, l'OL n'a globalement pas à se plaindre de ses états de service. Son probant parcours hexagonal l'a mené jusqu'à la Seleçao, qui a fait de lui un titulaire en Afrique du Sud à l'occasion de la Coupe du monde 2010. Pas mal, quand même, pour le gaucher de Pelotas, que personne ou presque ne connaissait à ses débuts en France.
Laurent VERGNE
Sur Twitter : @LaurentVergne























