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Le Top 15 des Mondiaux
03/02/2013 - 22:11

Le Top 15 des Mondiaux

A la veille du début du début des Mondiaux de Schladming, nous vous proposons de refaire l'histoire des Championnats du monde. Et de découvrir qui sont, pour nous, les quinze plus grands skieurs de l'épreuve.

1. TONI SAILER (AUT)
(17 novembre 1935 - 24 août 2009)

Une combinaison bleue foncée, une technique novatrice de flexion-extension, Romy Schneider, ou un lacet rebelle en Vénétie. "Toni" Sailer, c'était un peu tout ça. Et bien plus encore. Selon les vœux de son père, l'Autrichien aurait dû devenir chef d'orchestre. Mais c'est finalement sur les planches - un terme à plusieurs sens - qu'Anton Engelbert Sailer a exposé son excellence. En 1956, les JO de Cortina, qui font aussi office de Championnats du monde, voient naître sa saga. En Italie, il devient le premier triple champion olympique de l'histoire en une seule édition et rafle tout l'or mis en jeu : géant (disputé sur une seule manche), slalom, descente et combiné (discipline qui ne compte que pour les Mondiaux et qui compile les temps bruts du slalom et de la descente).

Le fameux épisode du lacet a ajouté à sa légende. Juste avant la redoutable descente, qui envoie dix skieurs à l'hôpital, Sailer casse la lanière qui fixe sa chaussure à son ski. Dans l'entourage de l'Autrichien, dossard 14 ce jour-là, personne n'est capable de venir à son secours. Hans Senger, alors entraîneur du pays hôte, lui prête un lacet au dernier moment. Après trois minutes d'effort entre les sapins, Sailer est à l'arrivée. Non sans mal. La victoire est encore au bout d'un effort interminable de trois minutes. Ce quadruplé historique lui apporte la célébrité. Sa relation avec une jeune actrice de 18 ans, Romy Schneider, ne survit pas à la médiatisation du couple. L'homme n'est plus qu'un skieur, c'est une véritable star. Le cinéma lui fait les yeux doux. Deux ans plus tard, à Bad Gastein, il fait presque aussi bien (trois titres et argent du slalom). Avant d'être disqualifié pour avoir badiné avec l'amateurisme.

2. KJETIL ANDRE AAMODT (NOR)
(2 septembre 1971 - )

Une collection de douze breloques : cinq en or, quatre en argent et trois en bronze. Le Norvégien reste, à ce jour, le skieur le plus médaillé de l'histoire des Championnats du monde (en plus d'être le plus titré aux JO, avec quatre "or"). Et il n'est pas prêt d'être effacé des tablettes. De 1991, à Saalbach-Hinterglamm, à 2003, à Saint-Moritz, soit sept éditions, Aamodt a gagné, à chaque fois, au moins une médaille (dans les cinq disciplines). Seul Bormio, en 2005, a dérogé à la règle. Capable de gagner sur tous les terrains, Aamodt a trusté cinq titres mondiaux dans trois épreuves différentes (géant, slalom et combiné). Seuls le Super-G (2e en 1991) et la descente (2e en 2003, 3e en 1999) manquent à un épais palmarès qui lui permet de figurer aisément à la deuxième place de notre Top 15. Certains l'auraient mis premier ? C'est un choix qui se discute également.

3. JEAN-CLAUDE KILLY (FRA)
(30 août 1943 - )

La polyvalence était aussi un des traits du Français. Douze ans après Sailer, le Parisien de naissance devient, à Grenoble en 1968, le deuxième skieur de l'histoire à s'offrir le "grand chelem olympique" et le quadruplé aux Mondiaux. Deux ans plus tôt, après avoir échoué à sa première tentative, à Innsbruck, Killy participe à la razzia tricolore à Portillo en glanant l'or planétaire de la descente et du combiné. En tout, ce sont six médailles d'or mondiales que Killy a apporté à son pays, soit une de moins que Sailer.

L'une d'entre elles, la dernière obtenue, lui a permis de consolider son mythe. Celle du slalom de 1968 sur la piste de Chamrousse. Une polémique qui a fait date dans l'histoire du ski alpin. Un temps troisième de l'épreuve disputée dans un épais brouillard, le jeune douanier de Val d'Isère surnommé "King Killy" un an plus tôt par le public américain se voit offrir l'or sur un plateau par le jury... français. Pour avoir manqué deux portes, le Norvégien Hakon Mjoen et l'Autrichien Karl Schranz ont été disqualifiés... six heures après le début de la course. Quelques jours plus tôt, Killy avait devancé son compatriote Guy Périllat de... huit centièmes. Avec, là-encore, le dossard 14 sur le dos.

4. MARC GIRARDELLI (LUX)
(18 juillet 1963 - )

Autrichien de 1963 à 1976, Marc Girardelli a ensuite skié sous pavillon luxembourgeois après s'être disputé avec sa première fédération. Pour le plus grand bonheur du Grand-duché. En six participations aux Championnats du monde, de 1985 (il obtient la nationalité le 25 janvier de cette année-là) à 1996, l'adversaire attitré de Pirmin Zurbriggen n'est jamais reparti bredouille et a compilé onze médailles, dans quatre disciplines différentes : quatre en or (trois en combiné - un record qu'il partage avec Aamodt - et une en slalom), quatre en argent (deux en slalom, une en géant et en Super-G) et trois en bronze (géant, slalom et combiné).

5. INGEMAR STENMARK (SUE)
(18 mars 1956 - )

On ne présente plus le Suédois, grand spécialiste des épreuves techniques. Terreur du circuit à la fin des années 1970 puis au début des années 1980, Ingemar Stenmark a logiquement marqué l'histoire des Mondiaux. A ses 86 victoires en Coupe du monde, ses seize petits et trois gros globes et ses deux titres olympiques, il a ajouté sept médailles mondiales, dont cinq du plus beau métal. A Garmisch-Partenkirchen, en 1978, il signe un premier doublé slalom-géant. A Lake Placid, deux ans plus tard, il récidive. Au sommet de son art, et invaincu en géant depuis le 18 mars 1978, il découpe l'épreuve, signant ainsi son quinzième succès consécutif dans la discipline. A tout cela, le skieur de Tärnaby a également ajouté, en géant, le bronze en 1976 et l'argent en 1982, à Schladming.

6. PIRMIN ZURBRIGGEN (SUI)
(4 février 1963 - )

A l'instar de Marc Girardelli, Petra Kronberger, Günther Mader, Pernilla Wiberg, Kjetil-André Aamodt, Bode Miller, Janica Kostelic, Anja Paerson, Lindsey Vonn et Tina Maze, Pirmin Zurbriggen a levé les bras, en Coupe du monde, dans toutes les spécialités. Aux Championnats du monde, le Suisse a dû "se contenter" de la médaille d'or dans quatre disciplines. En 1985, pour les premiers Mondiaux disputés une année impaire, Zurbriggen s'impose en descente et en combiné à Bormio.

Trois semaines après s'être fait opérer du ménisque, le skieur de Saas Almagell survole, à l'image de son pays, les épreuves italiennes. Ne lui manque finalement que le titre en géant, où il est devancé de cinq centièmes par le surprenant Allemand, Markus Wasmeier. Deux ans plus tard, à Crans Montana, Zurbriggen fait encore mieux sur ses neiges. Deux des trois médailles d'or helvètes sont pour lui. On le retrouve d'abord sur la plus haute marche du podium en Super-G, épreuve qui fait son apparition cette année-là. Puis en géant, le jour de ses 24 ans, où il s'offre son quatrième et dernier titre mondial, devant son rival Marc Girardelli et un certain Alberto Tomba, alors jeune skieur de 18 ans. Il termine la compétition avec l'argent en descente et en combiné. Privé d'or en 1989, à Vail, il tire un trait sur son histoire d'amour avec les Mondiaux avec l'argent en Super-G et le bronze en géant. Il mettra un terme à sa carrière l'année suivante, à 27 ans, après l'obtention d'un quatrième gros globe de cristal.

7. GUSTAV THÖNI (ITA)
(28 février 1951 - )

Adepte lui aussi des disciplines techniques, l'Italien compile sept médailles mondiales, dont cinq en or. En 1972, si Sapporo est marqué par la fin de la domination tricolore et la médiatique exclusion de l'Autrichien Karl Schranz, pour Thöni, c'est le début des récompenses internationales. Au Japon, ce fils d'instituteur s'adjuge les titres mondiaux de géant et combiné et l'argent du slalom. A St-Moritz, deux hivers plus tard, l'Italien abandonne sa couronne en combiné mais réalise le doublé géant-slalom.

Entre les piquets, il s'arrache pour décrocher l'or. Huitième de la première manche, il offre un second passage de légende, repoussant ses concurrents à plus de deux secondes. Ensuite, l'éclosion d'Ingemar Stenmark empêche Thöni de poursuivre sa moisson sur le même rythme. A Innsbruck, en 1976, il ne rapporte que l'or en combiné et l'argent du slalom, derrière son compatriote Piero Gros. Ses sixième et septième médailles mondiales. Ce seront les dernières. En géant, il domine la première manche mais s'effondre ensuite pour terminer au pied du podium.

8. EMILE ALLAIS (FRA)
(25 févier 1912 - 17 octobre 2012)

Véritable pionnier, Emile Allais restera, à jamais, comme le premier médaillé de l'histoire du ski français. Après deux médailles d'argent, en 1935, à Mürren, la fierté de Megève, décédée en octobre dernier à 100 ans, explose à Chamonix. Sur ses neiges, Allais signe un triplé et décroche l'or en descente, slalom et combiné. Il ajoute un quatrième sacre planétaire en combiné à Engelberg en 1938, auquel l'inventeur de la méthode française d'enseignement de ski adjoint deux médailles d'argent en descente et en slalom.

9. BODE MILLER (USA)
(12 octobre 1977 - )

De 1999 à 2011, l'iconoclaste Américain a participé à sept Championnats du monde. Absent cet hiver, le skieur du New Hampshire compte cinq médailles mondiales, dont quatre en or, récoltées sur deux éditions. Les cinq autres l'ont laissé fanny. C'est à Saint-Moritz, en 2003, un an après ses deux titres de vice-champion olympique (géant, combiné) de Salt Lake, que Bode Miller ouvre son compteur aux Mondiaux. Titré en géant et combiné, il s'offre aussi l'argent en Super-G. A Bormio, en 2005, il signe un doublé descente-Super-G. Opéré du genou gauche en mars dernier, l'Américain de 35 ans ne participera finalement pas aux épreuves de Schladming.

10. AKSEL LUND SVINDAL (NOR)
(26 décembre 1982 - )

Depuis St-Moritz, en 2003, le Norvégien a remporté six médailles mondiales, dont quatre du plus beau métal. Argenté en combiné à Bormio en 2005, Svindal a dû attendre Are, en 2007, pour s'octroyer ses premières couronnes, en descente et en géant. Troisième du Super-G de Val d'Isère, en 2009, "ALS" se présentera en double tenant du titre en combiné le 11 février prochain en Autriche.

11. HERMANN MAIER (AUT)
(7 décembre 1972 - )

Trois en or, deux en argent, une en bronze. Hermann Maier figure logiquement dans notre Top 15. Auteur du doublé descente-Super-G à Vail en 1999, l'Autrichien a ajouté un troisième sacre à Bormio, six ans plus tard, en géant. Entre ces deux périodes, celui qu'on avait coutume d'appeler "Herminator" a glané trois autres récompenses (argent de la descente et bronze du Super-G en 2001 à Sankt Anton et l'argent du Super-G à St-Moritz en 2003).

12. BENJAMIN RAICH (AUT)
(28 février 1978 - )

Il était difficile de ne pas évoquer "Benni" dans ce classement. Avec un total de dix récompenses aux Mondiaux, dont trois en or, l'Autrichien a collectionné les récompenses. Son bilan aurait pu être meilleur avec un brin de réussite supplémentaire. Ses six médailles d'argent, ses trois quatrième et cinquième places vont dans ce cens. A Bormio, en 2005, année de la création de la Course des Nations, il a réussi l'exploit de monter sur le podium de cinq des six épreuves au programme.

13. RUDOLF ROMINGER (SUI)
(21 août 1908 - 8 novembre 1979)

Référence du ski d'avant-guerre, le Suisse a attendu l'âge mûr pour truster les titres. De 1936 à 1939, le skieur de St-Moritz a compilé sept médailles mondiales, avec quatre titres à la clé dans trois disciplines différentes (descente, combiné et slalom à deux reprises).

14. STEIN ERIKSEN (NOR)
(11 décembre 1927 - )

C'est à Aspen, en 1950, que le Norvégien découvre les Mondiaux. Dans le Colorado, Eriksen décroche le bronze en slalom. Il fait mieux chez lui, à Oslo deux ans plus tard. Sa médaille d'or en géant, avec plus de deux secondes d'avance, lui permet de devenir le premier champion olympique de l'histoire non issu des Alpes. Mais l'acmé de sa carrière reste 1954, avec trois titres à Are (géant, slalom et combiné). Il reste connu pour sa formule : "Soyez fort. Soyez confiant. Mais surtout soyez humble ou vous ne serez jamais une personne comblée".

15. ANTON SEELOS (AUT)
(4 mars 1911 - 1er juin 2006)

L'Autrichien, décédé il y a 6 ans, était connu pour avoir inventé, aux côtés des Français Emile Allais et Paul Gignoux, la technique du parallélisme des skis et de la plongée en avant. Quadruple champion du monde (slalom et combiné), entre 1933 et 1935, Anton "Toni" Seelos est resté dans son sport après sa carrière. Entraîneur de l'Allemande Christl Cranz, il a également donné un coup de main à l'équipe de France  après la création de la FFS en 1937.

François-Xavier RALLET

 
 
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