XV de France: le Top 5 de la Légion étrangère

XV de France: le Top 5 de la Légion étrangère
le 23/02/2013 à 00:55

Le troisième ligne sud-africain Antonie Claassen sera le 12e joueur d’origine étrangère à porter les couleurs du XV de France s’il rentre en jeu face à l’Angleterre, samedi à Twickenham (18h). A cette occasion, voici notre Top 5 de ceux qui ont marqué l’histoire du rugby tricolore.

1. ABDELATIF BENAZZI (pays d'origine: MAROC)

C’est par un imbroglio juridique que débute la carrière en équipe de France d’Abdelatif Benazzi, en 1990. Une sélection avec le Maroc contre la Belgique, puis le refus d’une seconde, aurait dû l’empêcher de rejoindre les Bleus. Mais Jacques Fouroux passe outre pour l'appeler (et l'IRB ne bronche pas) sans savoir que le vaillant deuxième ligne deviendra l’un des plus grands joueurs du XV de France, son seul capitaine d’origine étrangère et le neuvième joueur le plus capé de son histoire avec 78 sélections. Abdelatif Benazzi chez les Bleus c’est, entre autres, une expulsion dès la 13e minute pour son premier match face à l’Australie et un bras trop court malgré son double-mètre qui échoue à quelques centimètres de la ligne d’essai lors d’une demi-finale épique à Durban en 1995. Un brassard de capitaine aussi en 1996 pour ce combattant de tous les instants. En point d’orgue, l’honneur de diriger le XV de France lors de son Grand Chelem de 1997. Au final, Benazzi a disputé huit tournois et  trois Coupes du monde. Et c’est bien au-delà des terrains qu’il n'a cessé de se mettre au service de la France, comme l’atteste son passage au Haut Conseil à l’intégration et sa légion d’honneur, reçue en 2000.

 

2. PIETER DE VILLIERS (AFRIQUE DU SUD)

Avec 70 sélections, Pieter De Villiers est aux portes du Top 10 des joueurs les plus capés du XV de France. Le pilier d’origine sud-africaine a débarqué chez les Bleus quelques mois avant la Coupe du monde 1999. Il ne lui fera faux-bond que lors des périodes de blessures, comme celle qui l’empêche de se rendre en Australie en 2003. Le pensionnaire du Stade français est de la fête en 1999, notamment lors du succès face aux Blacks en demie (34-43). Il vivra aussi l’exploit de Cardiff en 2007 face à ces mêmes Blacks (20-17). Entre les deux, quatre victoires dans le Tournoi (2002, 2004, 2006, 2007) dont deux Grands Chelems pour un total de 31 rencontres des 6 Nations. Pitou, comme le surnommaient ses partenaires du XV de France, restera comme l’un des meilleurs piliers droit de l’histoire du rugby français. Le Tournoi 2008, sans lui, ses 35 ans et son expérience, débutera d’ailleurs pour les Bleus par des humiliations en mêlée, avec notamment cet essai de pénalité face à l’Irlande.



3. TONY MARSH (NOUVELLE-ZELANDE)

Un an après le deuxième ligne Legi Matiu, Tony Marsh est le deuxième Kiwi à évoluer en bleu. Nous sommes en 2001 et il est à Clermont depuis trois ans, soit la limite imposée par l’IRB, quand Bernard Laporte fait appel à lui pour un test en Afrique du Sud que les Bleus remportent (20-10). Rapidement, et malgré son âge avancé (29 ans), il devient un élément essentiel et débute toutes les rencontres du Grand Chelem de 2002. Il terminera même meilleur marqueur de l’équipe de France (4 essais) sur la compétition. Enchaînant les performances de haut niveau, c'est donc en toute logique qu'il prend l’avion pour la Coupe du monde l’année suivante où le XV de France tombe en demi-finale. Là encore, il est de toutes les rencontres sauf la dernière en poule face aux Etats-Unis, sans enjeu. C’est sur une mauvaise note (le naufrage face aux Blacks à Saint-Denis en 2004 sur le score de 6-45) que s’achève sa belle carrière internationale, qui aurait été assurément plus longue s'il avait rejoint la France plus tôt.



4. ALLAN MUHR (ETATS-UNIS)

Le pionnier. Au Parc des Princes, en ce 1er janvier 1906, la France dispute le premier match officiel de son histoire face à la Nouvelle-Zélande. Avec l’Anglais William Crichton, Allan Henry Muhr débute en deuxième ligne pour les Bleus. Mais c’est dès 1904 que le natif de Philadelphie aux Etats-Unis joue avec le maillot frappé du coq, et le statut de capitaine, pour une rencontre face aux Gallois de Swansea. Muhr jouera ensuite deux tests face à l’Angleterre en mars 1906 et janvier 1907. Celui qui était surnommé le Sioux, comme le rappelle sa fiche sur le site de la FFR, a profité de ses deux seules sélections officielles avec le XV de France pour marquer deux essais.



5. BRIAN LIEBENBERG (AFRIQUE DU SUD)

C’est dans la foulée de son premier titre avec le Stade français en 2003 que Brian Liebenberg endosse pour la première fois le maillot des Bleus à 24 ans. Pour son premier match face à la Roumanie (56-8), au cœur de l’été, il signe un premier essai. Quatre autres suivront en 12 sélections, soit un joli ratio, pour le centre d’origine sud-africaine, du voyage en Australie pour la Coupe du monde où il prit part à trois rencontres. A son actif également, une participation à deux Tournois des 6 Nations (2004, 2005) avec donc un Grand Chelem. Sa dernière sélection ? Un beau souvenir puisqu'il s'agit du succès à Twickenham (17-18), le dernier des Français en terre anglaise d'ailleurs.



Philippe DA COSTA
Twitter: @philippsch
Photos: DPPI

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