Quel est votre sentiment après votre onzième place en qualification ?
Faustine Merret: C'est une déception. La déception de n'avoir pas pu répondre aux attentes de tous ceux qui me soutiennent et m'aident depuis 4 ans. Je n'étais pas venue pour me battre pour la place de dix mais pour le podium. On peut parler de manque de réussite. Au moins j'ai montré autre chose aujourd'hui (mardi) et je finis la manche à une place plus conforme à ce que j'attendais de ces JO. C'est la première manche o j'ai vraiment accroché dedans.
La disqualification du premier jour est-elle déterminante ?
F.M: Oui forcément. Quand tu commets une faute, c'est plus facile de revenir, de remonter la pente. Mais quand tu n'y peux rien, c'est beaucoup plus difficile. J'ai eu un sentiment d'injustice parce que j'avais réparé. J'avais perdu deux places et en plus avec le recul je me dis que la situation n'était pas aussi nette que cela au passage de la bouée et que j'aurais peut-êtr dû réclamer contre l'Espagnole. Mais on ne refait pas sa manière de régater. Je régate avec le coeur et même quand j'ai l'impression que ce n'est pas le cas de mes concurrentes, je ne suis pas comme ça. Physiquement, cela allait pourtant, techniquement, je connaissais mes forces et faiblesses sur cette planche mais j'ai fait des erreurs de stratégie sauf dans les deux dernières manches. Je n'avais pas la détermination qui était la mienne avant Athènes. Mais j'étais là et je comptais bien tout donner. Sans doute que si c'était parti autrement, cela se serait enchaîné différemment. De toute expérience, il faut tirer des leçons.
La compétition, c'est fini ?
F.M: Oui, même si je ne vais guérir comme cela de ma maladie du " bouger-bouger". Mon père m'a inculqué le virus du sport et cela ne va pas me lâcher. C'est culturel chez moi ! Mais ce sera du loisir. Je pourrai partager plus de temps avec mes proches, ma famille. Une nouvelle carrière s'ouvre devant moi, certainement comme cadre technique. Entraîner des véliplanchistes est envisageable mais je peux aussi me consacrer au développement.



AFP





















