L'info sport en direct et en video - Eurosport
Suivez Eurosport sur FacebookRecevez toutes les dernières infos sport directement sur votre mur 
Sur Eurosport Player
 MOTO GP : GP de CatalogneRegarder 
 Football - Festival Espoirs Regarder 
En ce moment sur Eurosport
  •  15:15 TENNIS
    TENNIS : Internationaux de Franc...
  • 17:00 MOTO
    MOTOGP : Grand Prix de Catalogne...
 
 
 
Voile - Solitaire du Figaro

Ce qu'ils en disent

Yann Eliès (Generali), Armel Le Cléac'h (Brit Air), Gildas Morvan (Cercle vert) et Erwan Tabarly (Athema), parmi d'autres, évoquent la 4e et dernière étape de la 40e Solitaire du Figaro, disputée entre Dingle et Dieppe, à partir de dimanche (13h00).

 
Ce qu'ils en disent - Voile - Solitaire du FigaroDPPI
 

Yann Eliès (Generali, 2e au général à 5 min 59 sec) : "C'est un peu la mort subite ou le but en or cette étape. Le premier qui marque a gagné et après c'est terminé. Pour l'instant, je pense surtout à me reposer. Je vais rentrer dans l'étape à partir du briefing avec Port La Forêt cet après-midi. J'essaie de me conditionner… mais voilà, tout le monde sait que c'est cette étape-là qui va déterminer le classement. Maintenant, je n'ai pas de raison de changer mon comportement. Jusqu'à présent, ça m'a mené à la deuxième place du général à 6 minutes du premier donc c'est que la façon de faire est bonne… il n'y a rien à changer."

Armel Le Cléac'h (Brit Air, 4e à 12 min 17 sec) : "Encore une étape de montagne. Une étape avec plusieurs segments. D'abord une sortie de la baie de Dingle au près, puis une traversée de la mer d'Irlande assez rapide avec du vent portant. Et là où ça peut se compliquer, c'est le long des côtes sud-anglaises. On doit aller chercher une bouée dans l'ouest de l'île de Wight, la bouée Fairway. Là, ça peut être complexe, avec peu de vent, du courant, des côtes assez escarpées et la fatigue qui commence à s'accumuler. C'est peut-être là que ça peut se jouer. Et puis pour finir, une traversée de la Manche où il faudra peut-être commencer à surveiller sa position par rapport au classement général. La stratégie va être de jouer sa carte à fond. Faudra chercher la gagne, il n'y aura pas d'autre secret vu les écarts qu'il y a au général. Celui qui gagne l'étape risque d'être bien placé au final. Il faudra se battre, mais moi je ne vais pas contrôler les adversaires car on peut très vite terminer 20e…"

Fred Duthil (Bbox Bouygues Telecom, 5e à 19 min 16 sec) : "Nous sommes gâtés cette année car le suspens est entier jusqu'à la fin. Je suis 5e à 19 minutes du premier au classement général et j'aime assez cette position d'attaque. Sur le papier tout reste possible mais le morceau qui nous attend peut changer beaucoup de choses : c'est l'étape qui peut vraiment faire mal ! La première partie du parcours devrait se dérouler dans un vent d'une quinzaine de nœuds sous spi ambiance chevaux de bois. Il ne faut pas sous-estimer la sortie de la baie de Dingle qui peut toujours être piégeuse mais il n'y a normalement pas de grands bouleversements à attendre sur cette portion. C'est après que la situation va se corser. Nous allons devoir longer les côtes sud de l'Angleterre jusqu'à Fairway, une bouée d'atterrissage qui se situe à l'entrée du Solent (Ile de Wight) et que nous devons laisser à tribord. Pour ce long parcours côtier, puis pour la traversée de la Manche, nous évoluerons dans le centre d'un anticyclone. Cela se traduira par des conditions météos très aléatoires avec des vents asthmatiques, le tout combiné à de forts coefficients de marée ! Il faudra essayer de composer là dedans en croyant à sa bonne étoile et surtout être prêt à sortir le mouillage si besoin (pour ne pas reculer à cause du courant, ndrl). Contrairement à ma philosophie sur les précédentes étapes où je souhaitais rester plutôt conservateur, sur celle là pas question d'être timide. Sur cette étape, il faut tout donner, ne rien lâcher, et savoir être opportuniste pour aller chercher la place que l'on mérite et ne rien regretter à l'arrivée. Je n'ai rien à perdre et tout à gagner alors la phrase du jour ce sera à l'attaque ! Lundi, je retrouve ma vie d'expert en assurances et je veux donc aussi profiter au maximum de mes derniers milles en mer et en course".

Gildas Morvan (Cercle vert, 6e à 22 min 52 sec) : "Le plateau réuni pour cette édition est très relevé, le niveau est homogène et chaque étape se dispute comme une régate acharnée. Si la dernière peut générer enfin des écarts plus importants, la course peut aussi se terminer à Dieppe avec quelques secondes pour départager les premiers. Jusqu'au bout, on ne sait pas ce qui va se passer... C'est incroyable !"

Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles, 7e à 24 min 47 sec) : "Je suis devant, j'attaque, ça fait plaisir ! C'est vraiment sympa par rapport aux départs pas très bons que j'avais pris jusqu'ici, quand tu es obligé de batailler pour regagner des places. Là, c'est juste plus agréable et forcément mieux de naviguer avec du vent frais : on a l'impression de faire ses propres choix, de ne pas subir ceux des autres. Maintenant, il va se passer tellement de choses d'ici l'arrivée que ce n'est pas sur le départ que ça va se jouer mais c'est bon pour le moral, oui, c'est forcément positif ! On passe assez près des falaises, c'est super joli mais on est très concentrés pour trouver le meilleur point de passage. Le départ sous les falaises était superbe, c'est vraiment un beau pays l'Irlande !"

Erwan Tabarly (Athema, 10e à 32 min 56 sec) : "Ça ne va pas être facile ! C'est l'étape couperet et, en plus, on va avoir des passages très compliqués à négocier. Au début, on part avec du portant jusqu'à la pointe de Cornouailles : il y aura des trucs à gagner, mais ça va. Ensuite, le vent tombe. Ce sera probablement mou jusqu'à Dieppe. Le long des côtes Sud de la Grande Bretagne, il faudra composer avec les courants, du vent thermique. Il y aura des moments où on sera complètement arrêtés, il faudra peut-être mouiller pour ne pas reculer. Prendre des risques ou pas ? C'est la grande question ! Il y aura constamment pleins de facteurs à prendre en compte : je ne sais pas encore ce que je ferai. La lucidité jouera forcément. Là, je suis en forme, mais il va falloir dormir avant d'aborder cette zone critique le long des côtes anglaises. La 1ère nuit ce ne sera pas évident à cause du passage du Fastnet, et la flotte sera encore groupée. La 2e nuit, ça devrait être plus facile de se reposer. Tout va se décider là, sur une étape où il va y avoir beaucoup de jeu et surtout beaucoup d'écarts..."

François Gabart (Espoir Région Bretagne, 13e à 54 min 37 sec) : "Sur cette étape, je crois qu'il y a tout ce qu'il faut pour que ce soit une jolie course. J'espère que je vais pouvoir régater à mon meilleur niveau et que je vais pouvoir me faire plaisir. Parce que pour le moment, j'ai eu un début de Solitaire un peu difficile, j'en ai toujours un peu bavé (François a été malade tout au long de la troisième étape) et je ne me suis pas fait plaisir comme l'an dernier. Pour l'instant, je fais attention à moi à terre, j'essaie de bien me reposer pour être au meilleur de ma forme au moment du départ. Je veux pouvoir me donner à fond. Car pour le moment je n'ai pas l'impression d'avoir été à 100% sur le bateau et ce n'est pas très agréable. Ce n'est pas une histoire de résultat, mais dans la forme, dans la façon de le vivre. Parce que je suis 13e et c'est quand même super… il y a toutes les stars de la course au large qui sont devant moi."

Gildas Mahé (Banque Populaire, 22e à 1h 34 min 03 sec) : "Je n'ai pas grand chose à perdre au classement général et je sentais bien le vent à droite, du coup je me suis permis d'attaquer et c'est top. Pour le départ on avait un peu de vent, ça a molli maintenant et il y a du gros ressac donc ce n'est pas évident : il faut être concentré sur la marche du bateau, car sinon il fait pas mal d'écarts de route. J'ai beaucoup de bateaux alignés derrière, je passe entre la côte et Skellig, en route directe, pourvu que ça dure ! Sur l'eau c'est gris mais il y a de la luminosité : j'ai croisé Thierry Chabagny et il a sorti comme moi les lunettes de soleil, c'est plutôt bon signe ! Pour l'instant je suis sous génois et espérons que ce soit bientôt sous spi. Sinon, je n'avais pas eu encore l'occasion de passer une bouée Radio France en tête, et ça fait toujours plaisir !"

Isabelle Joschke (Synergie, 34e à 2h 38 min 41 sec) : "Je pense que c'est l'étape où tout peut arriver. C'est la plus longue. On sait qu'il n'y aura pas de vent à l'endroit où il y a le plus de courant, à savoir au sud de l'Angleterre. On va peut-être devoir mouiller, s'arrêter. C'est une étape qui risque d'être physique, qui va demander d'être en forme en Angleterre, notamment si on doit jeter l'ancre. Donc, ça peut s'avérer être l'étape la plus difficile de l'épreuve. Mais je peux y sauver ma Solitaire. Mes bonnes résolutions : être au taquet tout le temps. Je me dis toujours que j'aurais pu faire mieux et moi, je veux arriver à Dieppe en ne me disant pas que j'aurais pu faire mieux. Le plus dur, ce sont les choix stratégiques. Faire les bons choix au bon moment. Ce choix est déterminé par l'idée que l'on a de la situation à venir, mais aussi par la situation présente. Or, cette situation peut changer, évoluer très vite et pas de la manière prévue. Et là, on se dit :"mince, je n'ai pas pris la bonne décision". Sauf que c'est trop tard et qu'il faut continuer. Etre capable de prendre une décision et l'assumer, même si ce n'était pas la bonne, c'est très important. En fait, il faut toujours regarder en avant, passer au prochain coup."

Aymeric Belloir (Cap 56, 40e à 3h 25 min 20 sec) : "L'Irlande me réussit bien : comme il y a deux ans, j'ai pris un bon départ et ça fait vraiment plaisir de bien commencer. J'ai touché un peu mes réglages de mât, ça a probablement joué. Et puis ce matin il y avait deux êtres en Bretagne (sa femme et son fils, ndr) qui me manquaient un peu et ça me fait bien plaisir de savoir qu'ils vont voir le bateau bien placé à la bouée Radio France. Passer les falaises n'est pas évident, il y a vachement de ressac et ce n'est pas stable. Je constate qu'il y a des experts en la matière car tout à l'heure je me suis fait déposer par Fred Duthil. La première nuit de mer va être tonique, il va falloir tenir, même si les organismes sont fatigués après trois étapes."

Vianney Jacquier (Alhyange Acoustique, 44e à 5h 33 min 35 sec) : "Cette dernière étape va se scinder en quatre parties. Nous allons quitter la baie de Dingle au près et sortir au louvoyage avec 10 à 15 nœuds de près jusqu'à la pointe de l'Irlande. Ensuite nous allons toucher une rotation qui nous permettra d'envoyer le spi du Fastnet jusqu'à la pointe anglaise. Le long des côtes britanniques, nous allons être confrontés aux courants et à une multitude de baies, donc à des effets de site. Il s'annonce dans ce secteur une petite dépression dont l'évolution est à surveiller et nous fera jouer soit à terre soit au large. Pour finir, il faudra négocier la traversée de la Manche au près et dans le courant avec un virement à placer à un moment ou un autre. Il faudra trouver le bon ! Cette étape ne sera pas simple. En ce qui me concerne, je vais tout donner pour faire au mieux en bizuth même si je sais que ceux de devant seront difficiles à déloger. Je veux prendre un maximum de plaisir parce qu'on ne reviendra pas avant l'année prochaine !"

 
Réagissez à cet article
 
0 Commentaires
Publier
 

Vous êtes authentifié comme journaliste :

  • Vos publications seront affichées comme telles
  • Vous pouvez supprimer des commentaires abusifs
  • Vos signalements banniront l'utilisateur immédiatement
     
 
 
À ne pas manquer
  • Paf le Chien

    Paf le Chien se met au sport dans un univers Rugby totalement délirant.

  • QuizTower

    Testez vos connaissances sportives et affrontez les autres participants dans un jeu complètement délirant !

  • Eurosport Stadium

    Gagnez un chèque de 2000 euros, une Xbox 360 ou un Kit Ipod Nike sport en participant au Grand Jeu Concours Eurosport Stadium !

Suivre Eurosport.com
 
Sur Facebook
 
Sur Twitter
 
Sur Mobile