Jérémie Beyou (BPI) : "Ça devient physique, il y a de grosses différences de trajectoire, on ne voit plus personne. Il faut gérer les grains, il y a un peu de boulot. J'ai décidé de glisser dessous. Au-dessus, ils ont une dizaine de milles de latéral. Il faut voir si mon avance par rapport distance au but est suffisante ou s'ils arrivent, malgré leur retard, à écraser. (...) Il ne fait pas beau, gris, la mer est encore correcte, le vent est monté d'un cran, cela commence à être humide. Là je suis sous spi, à fond la caisse !"
François Gabart (Skipper Macif 2010) : "Ça commence à sacrément bien glisser, je suis sous petit spi il y a 23 nœuds de vent, j'ai eu jusqu'à 27 nœuds… On a toujours de la houle qui vient de gauche et rend la conduite un peu difficile, il faut se concentrer à la barre pour essayer d'avancer le plus vite possible. J'ai fait le choix hier soir d‘être centré par rapport à la flotte, je ne voulais pas prendre le risque d'être complètement à l'Est ou l'Ouest et je suis content de la façon dont ça s'est passé. En fin de nuit, j'ai pas mal dormi sous génois, le bateau allait bien sous pilote. Je suis à 95 milles de SN1 et j'avance à environ 10 nœuds."

























