Groupama 3 en finit donc avec l'océan Indien. Cet océan capricieux qui ne l'a pas épargné. Une première partie difficile qui oblige le trimaran à slalomer entre les fronts mais une fin de partie qui se termine bien mieux. De plus, les prévisions sont plutôt bonnes. Comme Franck Proffit en parlait vendredi midi à la vacation radio: "Nous devrions avoir trois à quatre jours de bonne glisse! Si la houle s'organise, on devrait pouvoir dépasser les 700 milles par jour..." . C'est chose faite, dès samedi avec 715 milles avalés en 24h en arrivant sous la Tasmanie.
Alors à l'heure d'aborder le Pacifique, le voilier à la chasse aux records a déjà battu plusieurs temps de référence; celui entre Ouessant et l'équateur et également le record de la descente de l'Atlantique. Cependant, celui de la traversée de l'Indien reste la propriété de Bruno Peyron qui avait mis une heure de moins que le skipper de Groupama. La faute à une situation anticyclonique qui a obligé les navigateurs à slalomer entre les fronts à la recherche de conditions plus favorables. Ainsi, jeudi, le trimaran n'a parcouru que 388 milles en 24h. La situation s'est améliorée ensuite et désormais tous les témoins sont au vert. Une vitesse au dessus de 30 noeuds devrait permettre à Groupama 3 de refaire son avance perdue dans cette partie "indienne".
Au passage de la Tasmanie, Groupama 3 devance Orange II de 22 heures et 29 minutes, ce qui représente alors quelques 440 milles. Les marins s'attendent à affronter dès dimanche et pendant deux jours une énième dépression, qu'ils espèrent la dernière avant le passage du Cap Horn prévu pour le 25 ou le 26 février, à franchir par le nord à leur entrée dans l'océan Pacifique. Cette nouvelle contrariété va les obliger à remonter jusqu'à la Nouvelle-Zélande et à allonger leur route par rapport à celle qu'avait prise Orange 2. Alors même si les conditions de vent s'améliorent, la course-poursuite virtuelle n'est pas encore terminée et risque de se poursuivre jusqu'à l'arrivée.
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