Voile
10/09/2009 - 10:31Une victoire pour Groupe Bel
Groupe Bel, barré par Kito de Pavant et son équipage, a remporté la 2e étape de l'Istanbul Europa Race, entre Nice (FRA) et Barcelone (ESP), devant Foncia (Michel Desjoyeaux).
Kito, de Nice à Barcelone, ce fût une régate parfaite ?
Kito de Pavant : Une régate parfaite, pas tout à fait, même si on a été en tête une bonne partie. On s'était quand même bien vautrés au départ. A Nice, nous avons été trop prudents en hissant seulement le solent. On n'avait pas la bonne voile, on n'a pas réussi à démarrer et on s'est retrouvés derniers. Le soir, on était premier.
C'est la confirmation que ce bateau va vite ?
K.D.P. : Je pense qu'on a fait mal à Mich' (Desjoyeaux) en le passant sous le vent. A mon avis, il n'a pas aimé. C'est vrai, on allait vraiment vite sur l'eau et quand le bateau va vite, dit-on, ça rend l'équipage intelligent. A part le départ, je pense que nous n'avons pas fait une faute. Il n'y a pas eu un coup foireux, pas de piège, pas une zone de molle. Jusqu'à Minorque, il y a eu beaucoup de bascules, il fallait bien naviguer mais on a pris les bonnes décisions.
Cela vous a permis de rester sereins jusqu'au bout ?
K.D.P. : Avec la pétole annoncée pour finir, ce n'était pas possible. J'étais tendu, j'ai essayé de relâcher, d'en profiter, je l'ai même écrit mais ça ne suffit pas de le vouloir. Maintenant je suis content, c'est une belle victoire. Elle intervient après une année difficile, après le cauchemar du Vendée Globe que je n'avais pas digéré. Cette victoire va m'aider.
Et gagner à Barcelone, forcément, marque les esprits ?
K.D.P. : Il y a dix ans, j'avais disputé ma première régate en Figaro entre Port-Leucate et Barcelone. J'avais loué un bateau à Laurent Pellecuer et je m'étais trouvé f ace à Philippe Poupon, Jean Le Cam ou Damian Foxall. J'avais fini septième. Dix ans après, nous avons fait du bon chemin et cette victoire à Barcelone, je la vis comme un symbole.
Comment envisagez-vous la suite, la dernière étape vers Brest ?
K.D.P. : Nous allons passer quatre jours à Barcelone en essayant de résister à ses tentations. C'est bien d'avoir un peu de temps devant nous. Si je compte bien, nous sommes trois équipages à égalité de points. Il faudra donc terminer devant. Cette course est relevée même si nous ne sommes pas nombreux, mes concurrents représentent quelque chose dans la voile. Pour cette dernière étape ce ne sera pas simple avec la Méditerranée qui reste aléatoire, le détroit de Gibraltar et l'Atlantique qui peut aussi nous réserver des surpris es. Ce sera une vraie finale.








