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Menée 2 sets à rien, la France bat la Bulgarie au tie break et passe en finale

Du mental, de la ressource et du talent : ces Bleus sont exceptionnels !

Le 17/10/2015 à 22:11Mis à jour Le 18/10/2015 à 23:31

CHAMPIONNAT D'EUROPE 2015 - Menée deux sets à rien, l'équipe de France s'est qualifiée pour la finale de l'Euro de volleyball en dominant la Bulgarie en cinq sets (18-25, 22-25, 26-24, 25-21, 15-12). En finale, les Bleus affronteront la Slovénie, qui a battu l'Italie un peu plus tôt.

Cette équipe a décidément un mental exceptionnel. Comme face à l’Italie au premier tour, les Bleus se sont retrouvés menés deux sets à 0 avant de réagir et de finalement s’imposer (18-25 22-25 26-24 25-21 15-12) au terme d’un long (2h30 de jeu !) match dont l’intensité n’a cessé d’augmenter. Emmenée par un Rouzier de gala (meilleur marqueur avec 29 points), la France se qualifie ainsi pour la finale de ce championnat d’Europe. Elle y affrontera dimanche (19h30) la Slovénie, tombeuse plus tôt dans l’après-midi de l’Italie (3-1), pour un premier titre européen.

Peut-il vraiment leur arriver quelque chose ? Même sans produire leur meilleur jeu, ils paraissent invincibles. Débordés, malmenés, repoussés sans cesse au filet par une équipe bulgare alors très solidiare et efficace, les Tricolores n’ont jamais semblé s’inquiéter. Comme s’ils savaient qu’ils allaient revenir et s‘imposer. Pourtant, tout semblait alors réussir à une équipe de Bulgarie bluffante. Dans une salle évidemment acquise à la cause des co-organisateurs, les joueurs de Plamen Konstantinov ont donné la leçon à l’équipe de France. Emmené par un Todor Aleksiev ébouriffant (21 points, 5 blocks), les Bulgares ont totalement dominé le filet, empêchant toute attaque française. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’après deux sets et demi, la Bulgarie comptait plus du double de contres des Français (10 sur 4).

Ngapeth en difficulté, Rouzier a pris le relais

Mais, lorsque les Bulgares ont basculé à 2 sets à 0, quelque chose a changé. Des deux côtés. Jamais menée au cours des troisième et quatrième manches, l’équipe de France a remis son jeu en place petit à petit face à une équipe de Bulgarie soudainement passée du statut d’outsider à celui d’équipe sous pression. Pour une formation incapable de franchir les demi-finales d’un grand événement depuis 1980 (3e de l’Euro 2009, 4e en 2013, 3e du Mondial 2006, 4e des JO 2012), c’était beaucoup à supporter. Visiblement trop. Pourtant, jamais on n’a eu l’impression que l’écart encore les deux équipes se creusaient.

D’autant plus qu’Earvin Ngapeth, l’habituel taulier offensif de l’équipe de France, est complètement passé au travers ce samedi, malgré une fin de 4e set et un 5e set à la hauteur des attentes. Ainsi, lorsque la Bulgarie s’est retrouvée devant (4-1) dans le tie-break de la 5e manche, avec deux attaques victorieuses d’Aleksiev, on s’est dit que les joueurs de Plamen Konstantinov en avaient fini avec leur passage à vide. Mais à l’image du match, la France ne s’est pas inquiété et est revenu à 5-5 pour prendre l’avantage - pour la première fois - à 8-7. La Bulgarie ne repassera plus jamais devant. Les Français tenteront eux de décrocher dimanche (19h30) leur premier titre européen, pour leur 4e finale. Lors de la dernière, en 2009, le vainqueur final (la Pologne) avait passé… la Bulgarie en demi-finale. Bis repetita ? On y croit.

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