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Pour les Bleus, l'effet de surprise, c'est fini

Pour les Bleus, l'effet de surprise, c'est fini
Par AFP

Le 18/10/2015 à 09:30Mis à jour Le 18/10/2015 à 16:10

CHAMPIONNAT D'EUROPE 2015 - Ce dimanche à Sofia, la France défie la Slovénie pour tenter de remporter son premier titre européen (19h30). Après quatre finales perdues dans cette compétition, les Bleus sont à un match d'un coup aussi fumant que leur victoire en Ligue mondiale cet été : celui de la confirmation.

La France se trouve face à une occasion immanquable de remporter son premier titre européen face à la Slovénie, l'équipe surprise de l'Euro, dimanche en finale à Sofia. Les Bleus ont battu la Bulgarie 3-2 (18-25, 22-25, 26-24, 25-21, 15-12), en demi-finale, malgré le bouillant public de l'Arena Armeec, grâce à un nouveau retournement de situation, samedi en demi-finale. Comme contre l'Italie dimanche dernier en poule, ils sont revenus de 2 à 0 pour l'emporter.

La Slovénie a créé une nouvelle sensation en éliminant l'Italie 3-1 (25-13, 23-25, 25-20, 25-20). Les Slovènes avaient déjà surpris en battant les Polonais 3 à 2 en quarts. Supérieurs dans le domaine service-réception, ils se sont appuyés sur un trio de grands attaquants, le pointu Mitja Gasparini (18 points) et les attaquants réceptionneurs Tine Urnaut (22 points) et Klemen Cebulj, pour faire avancer le score au filet.

La Slovénie est entraînée par un légendaire joueur... italien, Andrea Giani. Trois fois champion du monde et quatre fois champion d'Europe, recordman des sélections pour la Nazionale avec 474 capes, il a porté la petite république d'ex-Yougoslavie dans le dernier carré de l'Euro pour la première fois de son histoire. L'Italie faisait pourtant figure de favorite, non seulement du match mais du tournoi. Après sa défaite en poule contre la France, elle avait bien réagi en balayant la Russie (3-0), tenante du titre et championne olympique, en barrage.

Andrea Giani, sélectionneur slovène - Euro 2015

Andrea Giani, sélectionneur slovène - Euro 2015Panoramic

La Slovénie, la surprise de cette finale emmenée par un ancien joueur de légende

Elle a peut-être fini par payer les efforts fournis le mois dernier à la Coupe du monde, onze matches en deux semaines, qui lui ont permis de décrocher la deuxième place derrière les Etats-Unis et son billet pour les jeux Olympiques. Les Français ont dû puiser au plus profond de leur courage et de leur conviction. Balayés pendant deux sets, ils sont même passés à deux points de la défaite 3 à 0 (23-23 au troisième).

Dans un bruit assourdissant, ils ont d'abord été complètement submergés. Incapables de réceptionner, ratant beaucoup trop de services (7 dans le premier set), ils avaient complètement oublié leur volley, en particulier leur star Earvin Ngapeth. Ils ont eu le mérite de ne pas s'effondrer et ont fait le dos rond, s'appliquant à retrouver les fondamentaux de leur jeu: service, réception et défense. La réception s'est peu à peu stabilisée et Antonin Rouzier a imposé sa domination au filet (30 points). Quand une attaque de Ngapeth sur une réception ratée a ramené la France à 2 sets à 1, la chance des Bulgares était passée.

Contre toute attente, la Slovénie sera le dernier obstacle sur la route du premier sacre européen français, après quatre échecs en finale, le dernier en 2009 en Turquie, où seul Rouzier était déjà présent. Une énorme surprise, même si les Français connaissent la valeur de cette équipe qui s'appuie sur un trio grands d'attaquants du championnat d'Italie (Mitja Gasperini à Vérone, Tine Urnaut à Trente et Klemen Cebulj à Ravenne). Elle les avait battus (3-1) le mois dernier en Allemagne. Mais ce n'était qu'un match amical.

L'équipe de France simule une mélée après sa victoire en quart de finale de l'Euro

L'équipe de France simule une mélée après sa victoire en quart de finale de l'EuroAFP

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