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Rois d'Europe, les Bleus vont devoir cravacher pour aller aux Jeux de Rio

Rois d'Europe, les Bleus vont devoir cravacher pour aller aux Jeux

Le 19/10/2015 à 14:44Mis à jour Le 19/10/2015 à 15:22

Installés sur le toit de l'Europe trois mois après avoir dominé la Ligue mondiale, les volleyeurs français ne sont pourtant pas qualifiés pour les Jeux Olympiques de Rio. Les Bleus vont pour cela devoir se coltiner le parcours du combattant que constituent les tournois pré-olympiques.

C'est le paradoxe, à vrai dire assez invraisemblable, de cette année 2015. L'équipe de France a survolé la planète volley. Elle a remporté en l'espace de trois mois la Ligue mondiale, puis le Championnat d'Europe. Pourtant, elle n'est toujours pas qualifiée pour les Jeux Olympiques de Rio l'été prochain. Pour cela, elle va encore devoir cravacher et, malgré cette saison historique, rien ne lui est garanti. Et cela, à vrai dire, ça passe mal pour les Bleus.

Dimanche soir, à Sofia, quand le sujet olympique a été évoqué après leur triomphe final, ce sont toujours les mêmes termes qui sont revenus. "Incompréhensible." "Invraisemblable". "Scandale", même. Il est vrai que la situation est incongrue. En cause, le changement de mode de qualification mis en place par la Fédération internationale, fin 2014. Une véritable usine à gaz, à la fois incompréhensible et assez injuste. Résultat, ni leur 4e place au Mondial 2014, ni leur titre en Ligue mondiale ni celui à l'Euro ne permet aux Bleus d'être qualifiés pour les J.O.

Rendez-vous à Berlin en janvier

Pour cela, il fallait être présent lors d'une Coupe du monde disputée au mois de septembre au Japon… sur invitation. L’équipe de France n’y était pas, les places européennes étant attribuées à la Russie et l’Italie, les deux meilleures nations du Vieux Continent au ranking mondial, qui accompagnaient la Pologne, championne du monde. "Il va donc y avoir un champion d’Europe qui risque d'être différent du vainqueur du tournoi de qualification olympique, et qui pourrait ne pas aller aux Jeux", prophétisait il y a un an Yves Bourget, président de la FFVB. Ce risque existe plus que jamais.

Un coup dur pour les Bleus puisque, jusqu'aux derniers Jeux, leur titre européen leur aurait ouvert automatiquement les portes de l'Olympe. "Avant, on allait à la Coupe du monde en fonction des résultats qu’on faisait à l’Euro précédent. Cette année, ils se basent sur le ranking international. C’est un peu aberrant, décevant et choquant", regrette le sélectionneur Laurent Tillie. Même s'il préfère évacuer le problème pour se focaliser sur l'objectif : "C'est ça le haut niveau. C'est oublier, faire abstraction de ce qui s'est passé pour repartir".

Repartir, pour cette équipe de France, c'est se tourner vers le mois de janvier et le tournoi pré-olympique de Berlin. C'est là, du 5 au 10 janvier, qu'elle jouera son avenir olympique. Tout le gratin européen sera là, en dehors de l'Italie, qui a validé son billet pour le Brésil au Japon, en prenant la deuxième place derrière les Etats-Unis. La Russie, la Serbie, la Pologne ou la Bulgarie seront également en lice à Berlin.

Rouzier : "C'est un rêve de gamin"

En Allemagne, il faudra impérativement finir à l'une des trois premières places. La première sera qualificative pour Rio. Les deuxième et troisième donneront accès à un second tournoi pré-olympique, prévu au mois de juin au Japon. Cette épreuve, à laquelle participeront essentiellement des nations asiatiques, ne devrait pas poser trop de problèmes aux Européens. Reste que le parcours du combattant ne fait que commencer.

Mais les Bleus n'imaginent pas ne pas être au rendez-vous carioca. Pas après ce qu'ils viennent de vivre cette année. "C'est la compétition clé dans une carrière de sportif. C'est un rêve de gamin. Ça fait deux fois que je les loupe et ça m'a fait mal", rappelle Antonin Rouzier, le MVP de l'Euro. "Le monde entier regarde les Jeux Olympiques. On a envie d'y aller pour qu'enfin notre sport soit révélé aux Français". C'est leur prochaine mission.

Après leur sacre à l'Euro, les Bleus n'envisagent pas de manquer le rendez-vous olympique

Après leur sacre à l'Euro, les Bleus n'envisagent pas de manquer le rendez-vous olympiquePanoramic

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