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Championnat du monde - Contre l'Allemagne, la France veut graver son épopée dans le bronze

Les Bleus, remobilisés, veulent graver leur épopée dans le bronze

Le 21/09/2014 à 00:13Mis à jour Le 21/09/2014 à 16:08

La sélection hexagonale, qui a créé la surprise en atteignant les demi-finales, aura encore l'occasion d'égaler son meilleur résultat dimanche face à l'Allemagne (16h30), douze ans après la médaille de bronze obtenue par la génération des Stéphane Antiga, Frantz Granvorka et Hubert Henno.

La Spodek Arena de Katowice a bien failli être le théâtre d'un nouvel exploit de l'équipe de France, samedi, après l'écho retentissant de leur qualification pour les demi-finales. Mais les Bleus sont tombés, logiquement, sur plus forts qu'eux, à savoir les Brésiliens (3-2). Heureusement, l'aventure humaine vécue par les joueurs de Laurent Tillie n'a pas pris fin subitement. Il leur reste un match à disputer, moins glorieux certes, mais tout aussi important à l'échelle du volley français.

Au-delà d'une hypothétique médaille de bronze, les Français ont conscience que leur brillant parcours peut encourager la médiatisation de leur discipline. "On a le sentiment qu'une médaille pourrait booster notre sport en France parce qu'il est un peu à l'abandon", note à juste titre Antonin Rouzier, le plus capé (181 sélections). "Au-delà de nos carrières et du travail accompli, le plus important c'est pour le volley français. Médiatiquement, il n'a pas la place qu'il mérite" estime pour sa part Earvin Ngapeth. Il convient toutefois de rappeler les récentes performances françaises : une médaille de bronze au Championnat du monde 2002 en Argentine, l'argent un an plus tard au Championnat d'Europe, tout comme en 2009. Et puis c'est à peu près tout. Un bilan honorable mais pas de quoi pavoiser.

Earvin Ngapeth (France) en demi-finale du Championnat du monde contre le Brésil

Earvin Ngapeth (France) en demi-finale du Championnat du monde contre le BrésilAFP

Les joueurs de l'équipe France semblent désormais investis d'une mission, celle d'attirer les projecteurs sur le volley coûte que coûte. Il ne faut donc pas compter sur eux pour laisser filer le match de la troisième place face à l'Allemagne, qu'ils ont d'ailleurs dominé 3-0 lors de la troisième phase de poule. "Nous avons fait une belle compétition et nous allons nous battre demain (dimanche) pour aller chercher la médaille de bronze" soutient Benjamin Toniutti le capitaine des Bleus.

" On a les crocs, on est jeunes et on a envie de gagner des médailles"

Face au Brésil, le manque de fraîcheur a été préjudiciable à la France qui a également payé cash ses trop nombreuses fautes. Mais une nouvelle fois, après les défaites concédées contre l'Italie et la Pologne durant les phases de poule, les Bleus ont fait jeu égal durant quatre sets contre une nation mieux classée. Signe que le travail de Laurent Tillie, arrivé en 2012, porte ses fruits, même si celui-ci avoue vouloir "digérer" cette défaite rapidement. "On a maintenant moins de 24 heures pour se rebooster", dit-il avant d’ajouter : "le bronze est une belle couleur et nous allons tout faire pour l'obtenir."

Pour cela, le sélectionneur national peut s'appuyer sur un groupe jeune et soudé. "Même si on est fatigués, il faut que nous donnions tout pour aller chercher la médaille de bronze", confirme Kévin Tillie, 24 ans. "Les gens vont continuer à entendre parler de nous, poursuit le réceptionneur-attaquant Nicolas Maréchal. On a les crocs, on est jeunes et on a envie de gagner des médailles. On mérite d'avoir cette médaille de bronze et on va tout faire pour."

L'équipe de France, victorieuse de l'Allemagne (3-0)

L'équipe de France, victorieuse de l'Allemagne (3-0)AFP

Contre l'Allemagne, défaite par la Pologne (3-1) samedi soir, il n'est pas certain que le sélectionneur national fasse tourner outre mesure son effectif. Laurent Tillie dispose d'assez d'éléments pour contrarier les voisins d'outre-Rhin. "La France a un excellent système de jeu. Ils ont défendu tellement de ballons, c'est remarquable la façon dont ils jouent, a déclaré, dithyrambique, le sélectionneur brésilien Bernardo Rezende. Ils peuvent être fiers de leur parcours." Il ne tient qu’à eux de le conclure en beauté.

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