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Mondial 2014-France : Les six raisons pour lesquelles les Bleus peuvent être sereins sur leur avenir

Les six raisons pour lesquelles l'équipe de France peut être sereine sur son avenir
Par AFP

Le 22/09/2014 à 18:02

Lors du Mondial polonais, les volleyeurs français ont rivalisé avec les meilleures équipes de la planète. De quoi être optimistes à deux ans des JO de Rio.

L'équipe de France sort grandie de son Mondial polonais. Quatrièmes du tournoi, les Bleus ne sont pas passés loin de l'exploit face au Brésil en demi-finale, avant de s'incliner face à l'Allemagne lors de la petite finale. Voici les six raisons pour lesquelles l'équipe de France peut être sereine sur son avenir.

1. Une belle marge de progression

Vingt-cinq ans. Telle est la moyenne d'âge de la joyeuse troupe qui a terrorisé les États-Unis et l'Iran et a fait vaciller le grand Brésil en demi-finale à Katowice. Pétrie de talent, la jeune génération française, dont le noyau (K. Tillie, Toniutti, Le Roux, Ngapeth) a été sacré champion d'Europe juniors, a encore de belles années devant elle. Mais pour franchir un palier, les Bleus vont devoir se sentir "investis" de leurs exploits. "Ils sont devenus de grands joueurs ayant désormais une grande responsabilité et qui vont devoir assumer leur nouveau statut", souligne le sélectionneur Laurent Tillie.

2. Un style toujours aussi atypique

On ne change pas une recette qui marche. Avec Laurent Tillie aux manettes, l'équipe de France a conservé ses fondamentaux: solidité en réception, goût pour la feinte à l'attaque et combativité de tous les instants en défense, incarnée à merveille par Jenia Grebennikov, désigné meilleur libéro du tournoi. Ce jeu "usant" et "atypique", selon Toniutti, a déstabilisé les équipes dotées de grands et puissants gabarits ayant l'habitude de terminer les points rapidement.

3. De la puissance en plus

En gardant le style qui la caractérise, l'équipe de France a en parallèle évolué dans les domaines qui n'étaient pas ses points forts. Ainsi, avec Nicolas Le Goff (2,05 m, 114 kg), elle a trouvé le colosse qui lui manquait au bloc. Son association avec l'autre central, Kevin Le Roux (2,09 m), a fait merveille durant ce Mondial. Earvin Ngapeth, fer de lance des Bleus, le dit lui-même: "Nicolas est le joueur ayant le plus progressé. Il nous fait beaucoup de bien."

L'equipe de France de volley

L'equipe de France de volleyAFP

4. Des remplaçants sur lesquels on peut compter

Le banc s'est encore renforcé durant le Mondial. Avec le retour de Nicolas Maréchal, la sélection tricolore bénéficie d'un véritable artilleur au service qui a su faire la différence dans quelques moments cruciaux. Franck Lafitte a été une parfaite doublure de Kevin Le Roux lorsque celui-ci accusait le coup. Idem pour Yoann Jaumel, l'un des nouveaux du groupe, qui s'est révélé un bon complément à la passe du capitaine Benjamin Toniutti. En pointe, Mory Sidibé a apporté beaucoup de fraîcheur lorsqu'Antonin Rouzier, le titulaire au poste, connaissait une baisse de régime.

5. Un groupe soudé qui ne se prend pas la tête

La réussite de ce groupe tient avant tout à sa cohésion et son état d'esprit jovial. "Ce qui a fait la différence sur l'ensemble du tournoi, c'est notre force collective", estime Franck Lafitte. Dans cette équipe, "ils n'hésitent pas à se dire les choses quand cela ne va pas", souligne Luc Marquet, entraîneur adjoint. L'osmose se manifeste sur le parquet par une volonté de se battre sur toutes les balles même les plus désespérées et une danse rituelle d'avant-match où tous les joueurs forment une ronde et hurlent le surnom de l'équipe: "Team Yavbou".

6. Une place à prendre sur l'échiquier mondial

A Katowice, le Championnat du monde a été marqué par un certain mouvement dans la hiérarchie du volley. Si la Pologne a signé un retour fracassant au sommet et le Brésil a conservé son standing, des équipes comme l'Italie, la Serbie, les Etats-Unis, toutes éliminées au deuxième tour, ont beaucoup déçu. Seulement cinquième, la Russie a vu sa période faste s'arrêter. La France a donc une place à prendre aux côtés d'autres formations qui montent comme l'Allemagne et l'Iran.

La France, éliminée par le Brésil, est toujours en route pour une médaille de bronze au Championnat du monde

La France, éliminée par le Brésil, est toujours en route pour une médaille de bronze au Championnat du mondeAFP

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