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Les Bleus du volley face à leur destin : "Il faut absolument être aux JO, on n'a pas le choix"

Les Bleus face à leur destin : "Il faut absolument être aux JO, on n'a pas le choix"
Par AFP

Mis à jourLe 06/01/2016 à 18:20

Publiéle 05/01/2016 à 15:59

Mis à jourLe 06/01/2016 à 18:20

Publiéle 05/01/2016 à 15:59

Article de AFP

TOURNOI QUALIFICATION OLYMPIQUE - Malgré une année 2014 faste (victoires en Ligue mondiale et au Championnat d'Europe), l'équipe de France a encore tout à faire pour décrocher son billet pour les Jeux de Rio. Le TQO, cette semaine, lui offre une première occasion. L'enjeu est colossal : absent du rendez-vous olympique depuis 1992, le volley tricolore ne veut pas se rater.

Après plus de trois ans de travail entièrement tourné vers l'objectif olympique, l'heure a sonné pour les volleyeurs français qui tenteront de décrocher leur billet pour Rio au tournoi de qualification de Berlin, de mercredi à dimanche. Tous les résultats qui ont fait grimper les Bleus au sommet de la hiérarchie, la quatrième place au Mondial 2014 et même les titres de 2015 à la Ligue mondiale et à l'Euro, les premiers du volley français, n'étaient que des étapes vers le but ultime: les Jeux.

"Les joueurs sont investis depuis 2012. L'idée était de préparer l'échéance longtemps à l'avance pour digérer, prévoir, s'investir. Sans ça, tu te fais bouffer par l'enjeu", explique le sélectionneur Laurent Tillie, arrivé à son poste après la non qualification pour les Jeux de Londres. "Dès son premier discours, Laurent nous a dit que toutes les compétitions qui précédaient servaient à préparer ce tournoi", se souvient le libéro Jenia Grebennikov.

Antonin Rouzier et Nicolas Le Goff (France) face à l'Italie - Euro volley 2015
Antonin Rouzier et Nicolas Le Goff (France) face à l'Italie - Euro volley 2015 - AFP

Le jeu en vaut la chandelle

Pour aller directement à Rio, la France devra gagner le "TQO" de Berlin, c'est-à-dire pratiquement redevenir championne d'Europe trois mois après le sacre de Sofia. A part l'Italie, déjà qualifiée, tous les cadors seront là: la Russie, premier adversaire mercredi, la Pologne, la Bulgarie, la Serbie, l'Allemagne. Au minimum, les Français devront terminer sur le podium pour avoir une nouvelle chance dans un dernier "TQO mondial" au Japon, fin mai-début juin.

Le jeu en vaut la chandelle car dans l'esprit des joueurs rien ne saurait être comparé à cet objectif à deux dimensions: l'une collective, faire progresser leur discipline dans le paysage sportif français, et l'autre personnelle, vivre l'expérience ultime de tout athlète de haut niveau. "Si on veut que le sport se développe en France et qu'il y ait plus de licenciés (124.000 en 2015, contre plus de 500.000 pour le handball et pour le basket, ndlr), il faut absolument être aux JO. On n'a pas le choix", résume le pointu Antonin Rouzier. "On commence à être médiatisé depuis qu'on a gagné la Ligue mondiale et l'Euro. Il faut y aller pour continuer à développer l'image du volley en France", confirme le passeur Benjamin Toniutti.

Seul.... Laurent Tillie a connu les Jeux

Participer aux Jeux, un simple fantasme lorsqu'on tape ses premiers ballons dans les catégories de jeunes, puis un rêve quand on franchit les échelons et enfin un objectif surpassant tous les autres, c'est aussi un aboutissement individuel, la preuve que tous les efforts consentis ne l'ont pas été en vain. "Si tu y vas c'est que tu as réussi ta carrière", dit Rouzier.

Dans les clubs, on en parle toute l'année. Il y a ceux qui y sont allés et les autres, qui les écoutent. "J'en ai discuté avec des coéquipiers, comme le Serbe Ivan Miljkovic, qui les a gagnés (en 2000) et aussi avec Osmany Juantorena, qui me chambre parce qu'il est déjà qualifié pour Rio avec l'Italie. Et tous m'ont dit: 'tu comprendras vraiment ce que c'est seulement quand tu y seras, alors ne rate pas le coche!' ", raconte Grebennikov, libéro à Macerata.

"La cérémonie d'ouverture, le village olympique où tu te retrouves avec tous les meilleurs sportifs du monde, la ferveur, les équipements avec les anneaux", tous ces grands symboles de l'aventure olympique qui font tant rêver Toniutti, un seul membre du groupe français actuel les a déjà connus, c'est l'entraîneur Laurent Tillie, en 1988 et en 1992. "Une expérience phénoménale", se souvient-il, tout en tenant prêt son discours de mise en garde pour le cas où la semaine berlinoise se terminerait avec un ticket en poche, le premier depuis 2004. "Pour profiter des Jeux, il faut y faire une performance. Si tu ne te transcendes pas, si tu restes à ton niveau, c'est frustrant. Il ne faut pas les faire en spectateurs mais en acteurs", prévient l'ancien central, resté loin du podium à Séoul et à Barcelone.

Earvin Ngapeth (France) et les Bleus heureux après leur victoire contre l'Italie - Euro volley 2015
Earvin Ngapeth (France) et les Bleus heureux après leur victoire contre l'Italie - Euro volley 2015 - AFP
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