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Earvin Ngapeth : "Au Japon, ce sera plus facile de décrocher notre billet pour les JO qu'ici"

"Au Japon, ce sera plus facile de décrocher notre billet pour les JO qu'ici"

Le 11/01/2016 à 00:00

JEUX OLYMPIQUES - Battus en finale par la Russie (1-3), les volleyeurs français devront faire escale en mai à Tokyo pour décrocher leur billet pour les JO de Rio. Loin d'être insurmontable pour la "Team Yavbou" qui a montré encore de grandes et belles choses lors de ce tournoi de qualification olympique malgré une finale ratée.

A les voir rigoler avant et pendant le premier set de la finale face à la Russie, les Bleus pensaient sans doute que rien ne pouvait leur arriver. Mais la décontraction apparente a laissé place à de la crispation après la perte des deuxième et troisième sets face à des Russes aussi redoutables que revanchards après une défaite face aux Bleus quelques jours plus tôt.

"Il ne faut pas oublier que les Russes ont quatorze supers joueurs. Ils ont fait la différence physiquement, a analysé Earvin Ngapeth, la star de cette équipe de France. "J'ai même du mal à marcher, je suis allé au bout de mes limites mais cela n'a pas suffi", a ajouté Antonin Rouzier, pointu de l'équipe de France. "Tout de suite après le match, c'était très difficile, a poursuivi Ngapeth. Mais avec un peu de recul, je pense que l'on peut être fier de nous. On a fait un super tournoi."

Equipe de France de volley 2016

Equipe de France de volley 2016AFP

" On a vu nos limites, il faudra réfléchir là-dessus. "

"On a vu nos limites, a aussi souligné le coach Laurent Tillie. Il faudra réfléchir là-dessus. Je vois ça comme une étape de développement mais il ne faut pas oublier que le tournoi a été très bon." La force de la Russie a été de ne pas s'obstiner à faire jouer son six majeur toute la partie. Le coach Alekno, l'homme du triomphe olympique de 2012, a usé de ses géants pour faire un mur devant Ngapeth puis s'est passé de ses titulaires habituels pour miser sur des remplaçants de classe plus frais. Les Russes ne sont pas champions olympiques pour rien.

Avec Markin (17 pts) et Berezhko (18) qui rivalisaient de puissance et de précision avec le titulaire Mikhailov (18), la Russie est parvenue à revenir à égalité (25-16) puis mener 2 sets à 1 (25-23). Ngapeth, Rouzier, Le Goff, Le Roux, Tillie... tous ont essayé de tout donner pour renverser la vapeur. Mais le bloc russe est devenu infranchissable, la pression de plus en plus forte sur les services tricolores. Et le banc bleu n'a pas pu faire la différence.

Les champions d'Europe et vainqueurs de la Ligue Mondiale ont subi là leur premier couac depuis longtemps. Leur rêve olympique a été mis entre parenthèses pour le moment. Mais ce n'est que partie remise. Tout comme la Pologne, championne du monde en titre qui a terminé 3e de ce tournoi, les volleyeurs français devront faire escale en mai à Tokyo pour décrocher le billet pour les Jeux de Rio. Un tournoi bien moins relevé que celui qui vient de se terminer et qui leur laisse une (très) grosse chance de parvenir à leur fin avant l'été.

" Je pense à mes amis serbes qui ne sont pas du tout qualifiés"

"On a laissé passer notre première chance de qualification pour Rio, mais il en reste une", insiste Benjamin Toniutti, le passeur de l'équipe de France. C'est encore ouvert et on a envie. J'ai l'impression que la route pour Rio est compliquée pour les Européens, et encore plus pour les grosses équipes. C'est une injustice mais c'est comme ça, on connaît le règlement. On ira au Japon avec la même détermination qu'on a eue cette semaine. Ce n'est pas un coup d'arrêt, ni même un accident de parcours".

"Je pense à mes amis serbes qui ne sont pas du tout qualifiés, alors que nous, nous avons un ticket pour le Japon, a rappelé Earvin Ngapeth. Ce sera beaucoup plus facile de décrocher notre billet pour les JO qu'ici, je reste confiant". "Laurent (Tillie) nous a réunis pour nous dire qu'il était fier de notre tournoi et surtout de notre année 2015, qu'il ne fallait pas regretter et penser au Japon, a aussi glissé Rouzier. Nous voulons vraiment y aller. Il ne manque rien du tout à l'équipe. Nous avons déjà montré que l'on pouvait franchir la dernière marche." Après tout, ils l'ont bien fait en Ligue mondiale et à l'Euro, non ?

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