Sébastien Loeb (Citroën Xsara) : "Avec nos voitures, les spéciales corses ne sont pas aussi lentes qu'on le croit. Nous sommes parfois sur le troisième rapport, mais le plus souvent en 'quatre' ou en 'cinq'. Il n'y a quasiment pas d'allonges [de portions rectilignes], il y a des tronçons bosselés qui 'jettent' la voiture, il y a de l'animation. Bref, il se passe toujours quelque chose, on ne s'ennuie jamais. Ce que j'aime moins, c'est l'incertitude de la météo. En pneus pour route sèche sur l'eau, cela devient parfois franchement délicat, voire carrément dangereux... et en tout cas pas très amusant. Mais cela fait partie du rallye..."
François Duval (Citroën Xsara) : "Seb est champion, il va rouler libéré. Il a vraiment envie de gagner, ce qui met la barre très haut."
Guy Fréquelin (Citroën Sport, directeur) : "Au moment où une réflexion est menée sur notre éventuel retour en Mondial '(en 2007), la meilleure façon pour nous d'espérer revenir est de nous battre pour obtenir des résultats..."
Xavier Mestelan-Pinon (Citroën, responsable technique) : "C'est un terrain que nous connaissons bien, et qui ne nous a pas toujours bien réussi alors que la Xsara y est à l'aise. Sur ce parcours sinueux et plutôt étroit, avec des portions de &lsquovieux goudron' souvent bosselé, il faut une voiture qui ne connaisse pas le sous-virage et qui absorbe bien le &lsquovertical'. Nous avons pris tout cela en compte pour peaufiner chaque détail du set-up et &lsquorefait une passe' sur les produits que nous propose Michelin. Techniquement, nous avons de bonnes cartes. A nous de les jouer habilement&hellip"
Nicolas Bernardi (Peugeot 307) : "Une WRC est fort logiquement plus performante partout. Il faut donc un niveau de concentration plus intense et une vigilance de tous les instants : les bouts droits qui vous permettent de souffler un peu sont avalés beaucoup plus vite et l'exercice est plus éprouvant. Par rapport aux saisons précédentes, j'ai dû, par exemple, adapter mon système de notes, en l'affinant pour les portions rapides et en simplifiant la description des virages lents. Cela dit, une WRC est également plus efficace dans tous les domaines et lorsqu'on est en confiance à son volant, elle procure des sensations fabuleuses : on n'a rien sans rien."
Petter Solberg (Subaru Impreza) : "J'ai fait trois jours de tests sur l'asphalte et j'étais très heureux de l'équilibre de l'auto. Nous avons aussi essayé un nouveau mélange de Pirelli, et mes impressions étaient bonnes. Nous avons été raisonnablement compétitifs sur l'asphalte lors des rallyes précédents et j'essaierai d'être devant à chaque spéciale. Je pense que nous pouvons espérer un podium."
Stéphane Sarrazin (Subaru Impreza) : "J'ai fait récemment deux jours de tests en Espagne, où nous avons essayé des pneus, suspensions et des réglages de châssis. C'était intéressant et nous avons trouvé des améliorations. Je connais le rallye de l'année dernière. Nous avons besoin de bien rouler et attaquer à 100%."
Chris Atkinson (Subaru Impreza) : "Je n'ai jamais couru le Tour de Corse, même si j'ai fait les reconnaissances il y a deux ans. Même si je n'utiliserai pas les notes d'alors, ça me donnera une idée de ce quoi à m'attendre."
Gilles Panizzi (Mitsubishi Lancer) : "J'adore ce rallye, c'est le plus beau du monde sur asphalte. J'aimerai gagner, évidemment, mais comme toujours la météo sera un gros facteur; tous les ans c'est la même chose. C'est donc difficile de prévoir ce qu'il va se passer dans les montagnes. Je pense qu'un podium est possible. Si c'est le cas, je serai très très content."
Gianluigi Galli (Mitsubishi Lancer) : "La Corse est le rallye asphalte le plus important et il est célèbre pour ses milliers de virages. La particularité est que les spéciales sont longues. Il y a seulement six spéciales différentes, d'une longueur moyenne de 30 km. La dernière fait seulement 15 km. ça va donc être rude pour la voiture, le pilote et les pneus."
- Sur ce sujet
- Plus d'infos





















