Quels sont les grands axes ?
Jacques Régis : C'est d'abord le calendrier avec une pause estivale l'an prochain de juin à mi-août, un arrêt de deux mois et demi du championnat. Donc un rythme plus soutenu en raison d'un maximum de trois semaines entre deux épreuves, en général quinze jours, voire une semaine. Avec une base de seize rallyes, les mêmes que cette année.
La deuxième proposition, c'est le principe d'accepter dans le championnat Constructeurs deux types d'équipes, les constructeurs mais aussi les privés qui pourront s'engager en participant seulement à dix épreuves dans la saison. Cela va peut-être nous permettre pour 2006 de compter deux ou trois équipes de plus dans le championnat. Pour arriver certainement en 2007 à un objectif de dix équipes de deux voitures. Ce qui est comparable à la F1. Cela paraît plus crédible que de dire il n'y a que trois constructeurs. Là, ce seront forcément des équipes aidées par les constructeurs mais privées.
On avait parlé d'un championnat à cheval sur deux années ?
J.R. : Effectivement, la troisième grande proposition est d'avoir un championnat sur deux années calendaires à partir de 2008 qui démarrerait en août 2007 pour se terminer en mai 2008. Là je ne peux pas dire combien il y aura d'épreuves mais il avait été décidé qu'il y aurait au maximum douze rallyes ou douze paires de rallyes. L'équilibre actuel paraît assez intéressant. Il y aura peut-être des changements dans le nombre d'épreuves mais rien de révolutionnaire. L'objectif est de faire baisser les coûts de participation au championnat, le nombre d'épreuves étant un paramètre. Cela permettra également d'éviter les problèmes de calendrier avec la F1.
Chaque année on aurait un championnat sur le même format. Ca c'est une des propositions que fait unanimement la commission après un peu de surprise au début. Ce système commencera en août 2007 soit en Allemagne, soit en Finlande. Cela impliquera un championnat 2007 réduit de janvier à mai avec huit ou neuf épreuves seulement pour pouvoir démarrer le 2008 en août 2007.
Et sur le plan technique ?
J.R. : Il y a une série de mesures, à la fois techniques et sportives, qui sont échelonnées sur 2006, 2007 et 2008. Le nombre de boîtes de vitesses entre 2006 et 2008 ira en diminuant chaque année, pareil pour les moteurs, les châssis, de façon à avoir ce que l'on peut appeler des paires de rallyes dans la foulée l'un de l'autre avec des liens économiques, comme Mexique et Argentine pour utiliser le même moteur, le même châssis. Ces mesures peuvent paraître un peu discrètes mais sont demandées, proposées et acceptées par les constructeurs. Tout mis bout à bout, cela représente des gains importants, influe sur le coût de participation d'un rallye. Ainsi, à la fin de la saison, on fera seize rallyes pour le coût de treize.
Il avait été question d'une super finale le dimanche ?
J.R. : Sur le plan programme même du rallye, il n'y a pas de modification majeure. Il y a une proposition d'une spéciale en direct à la télévision le dimanche avec un intérêt, un suspense qui n'existe pas aujourd'hui. Mais rien n'est formalisé. Une idée de Jost Capito (directeur de Ford Motorsport) était de mettre en jeu des places sur cette dernière spéciale. Elle a été considérée comme intéressante mais sans que l'on fasse une proposition d'application de cette idée. D'ailleurs, rien ne sera ni discuté, ni fait, avant que l'on ait des accords avec des grandes chaînes hertziennes. Et on en parlera avec les pilotes.
Ces mesures sont-elles suffisantes pour un retour de Citroën ?
J.R. : Il semblerait d'après les contacts que j'ai pu avoir avec Citroën, son directeur général (Claude Satinet), qu'ils sont assez satisfaits des mesures proposées. Maintenant, il faut que cela soit voté par le Conseil mondial, mercredi à Rome.
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