Sébastien Loeb (FRA/Citroën Xsara N.1) : "Si les chemins sont couverts de glace vive et bordés de hauts talus de neige, jouer avec la dérive permanente de la voiture à haute vitesse est un plaisir qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. S'il faut ouvrir la route dans de la neige fraîche, c'est nettement moins amusant. Deux centimètres d'épaisseur suffisent pour que cela devienne pire que n'importe quel rallye sur terre. Il n'y a aucune constance. Les clous ne 'mordent' pas, les réactions sont brutales, imprévisibles. Un virage, on part "à l'équerre", en dérive excessive. Le suivant, on sousvire. Le troisième, on fait très attention, et manque de bol, dans celui-là, il y avait du grip, on aurait pu passer plus vite ! Bref ! On se fait des chaleurs, et les temps ne suivent pas."
François Duval (BEL/Citroën Xsara N.2) : "Pour moi, c'est simple : s'il est enneigé, c'est le plus beau rallye du championnat, celui où l'on prend le plus de plaisir. Dans ce cas, il y a une trajectoire entre les murs de neige, cela ne pose pas trop de problème au niveau des notes. S'il n'y a pas de neige, il faut travailler plus sur ces notes puisque l'on utilise alors toute la largeur du chemin. D'année en année, on fait énormément de modifications. J'aime beaucoup moins le rallye s'il n'y a pas de neige. Lorsque la terre affleure, on arrache les clous, on endommage les pneus, et on se retrouve immanquablement sur des portions glace avec des pneus 'fusillés', sans clous. Là ça devient un peu limite..."
Petter Solberg (NOR/Subaru Impreza N.5) : "Le plus important sera de marquer des points. Au départ, mon plan sera de me trouver en position de finir sur le podium. Mais on verra comment se déroulera la première étape. Je ferai un premier point vendredi soir. Ce rallye a souvent été difficile pour moi, sauf l'année dernière où j'avais un bon feeling avec la voiture même si je n'ai pas signé un résultat final exceptionnel."
Stéphane Sarrazin (FRA/Subaru Impreza N.6) : "J'ai accompli des essais neige et j'ai eu de bonne sensations même si, bien sûr, je manque d'expérience sur ce type de surface. J'ai la chance d'avoir une bonne voiture au volant de laquelle je vais pouvoir apprendre tout en essayant de m'améliorer progressivement, sans perdre de vue mon objectif de finir le rallye."
Marcus Grönholm (FIN/Peugeot 307 N.7) : "C'est en Suède que j'ai vécu la plus belle victoire de ma carrière. D'abord parce qu'il s'agissait de la première, bien sûr, mais aussi parce qu'elle avait beaucoup d'importance vis à vis de mon équipe. Je conserve une image très forte de l'arrivée de la dernière spéciale. Corrado Provera m'attendait, très ému, puis nous avons retrouvé toute l'équipe au dernier point d'assistance… Ce fut vraiment moment très intense. J'aime aussi la Suède pour le plaisir de pilotage que l'on éprouve. J'espère que cette nouvelle édition me sera encore favorable. Je crois beaucoup en mes chances en tout cas."
Markko Märtin (EST/Peugeot 307 N.8) : "La Suède est une de mes trois courses favorites avec la Finlande et la Nouvelle-Zélande. J'ai occupé provisoirement la tête de la course l'an dernier. Il s'agira cette année de ma toute première expérience hors asphalte au volant de la 307WRC. Je sais que cette voiture est intrinsèquement très performante. Marcus l'a prouvé notamment en signant de très bons chronos au Rallye de Suède 2004. C'est dont très encourageant. Et je compte bien donner le meilleur de moi-même."
Mattias Ekström (SUE/Skoda Fabia N.11) : "Je suis allé au quartier général de Skoda Motorsport, à Mladá Boleslav, pour travailler avec les gars. Ils m'ont fait changer la courroie d'alternateur et monter des pièces de la suspension. Toutes sortes de choses que j'aurais à faire si nous avons un problème pendant le rallye. Ils m'ont transformé en mécanicien !"





















