Marcus Grönholm (Ford Focus) : "Je ne me rappelle pas à quel point le rallye était difficile les années passées. Mais Sébastien Loeb, notre plus proche rival au championnat, démarre juste derrière nous (en 2e position). Ce ne sera donc pas un énorme avantage s'il y a de la gravette. Mais Petter Solberg pourrait en tirer plus profit car il sera bien plus loin dans l'ordre de départ. Cela ne nous affectera que pendant trois spéciales vendredi matin car l'après-midi, les épreuves sont répétées."
"Le Mexique est un rallye 'terre' assez normal. Il n'est pas particulièrement technique mais c'est un bon mélange de sections rapides et lentes. Les spéciales se tiennent sur une bonne surface, assez douce, mais les voitures ont tendance à connaître plus de dégâts et je ne suis pas sûr de savoir pourquoi. Peut-être est-ce une combinaison de hautes vitesses et de pierres qui apparaissent à la surface lors du second passage dans les spéciales."
"Les tests se sont bien passés et je suis confiant que la voiture sera aussi compétitive sur la terre qu'elle l'a été sur l'asphalte et la neige. J'ai deux ou trois petites choses à régler à propos des freins, mais c'est parce que je freine beaucoup du pied gauche.
Mikko Hirvonen (Ford Focus) : "Le feeling avec la Focus a été très bon pendant mes deux jours de tests en Espagne et m'a procuré un énorme regain de motivation. J'ai été assez surpris de la façon dont elle s'est comportée considérant que c'était mon premier test dans la voiture sur la terre 'douce'. Avant, j'avais seulement piloté la Focus sur de la terre cassante pour un test de fiabilité. Le Mexique a un peu de tout. C'est étonnement rapide et je me souviens y avoir piloté à fond sur de longues sections. La surface peut être abrasive et les températures seront assez élevées. Ce pourrait être dur pour les pneus."
Sébastien Loeb (Citroën Xsara Kronos) : "C'est une épreuve qui ne m'a jamais réussi. En 2004, j'étais en tête avant de casser mon carter moteur à la réception d'un jump (saut). L'an passé, une fixation de suspension a cédé en début de rallye. Je suis tout de même remonté de la 18e à la 4e place. Les pistes sont larges, c'est pourquoi je demande à mes pneumatiques à la fois de la progressivité et un bon « calage » latéral, surtout à l'arrière. Cette année, il faudra aussi gérer l'usure des pneus car l'absence de différentiels pilotés devrait être plus pénalisante sur la terre."
Aimé Chatard (BFGoodrich, responsable Rallye) : "Garder LA bonne vitesse du véhicule permet de contrôler sa mise en dérive arrière avec le seul dosage de la puissance délivrée aux roues. Mais attention : une voiture qui dérive, même de manière progressive, est souvent une voiture qui n'est pas à son optimum d'efficacité, donc de vélocité. Les pilotages types asphalte, aux trajectoires tendues, vont donc privilégier le « calage » arrière, c'est-à-dire limiter l'angle de dérive pour accélérer très tôt. Ce week-end, les artistes du WRC devront donc gérer leurs pneumatiques et nous devrons attendre la fin du second tour de la boucle de 73 km pour mesurer les forces de chacun."
Petter Solberg (Subaru Impreza) : "On va essayer de finir sur le podium, mais la victoire reste le but. J'espère que tout sera en bonne forme ; la voiture, les pneus, et moi. Nous avons une bonne position de départ (vendredi)."
Chris Atkinson (Subaru Impreza) : "J'ai fait de bons chronos l'an dernier et rivalisé avec des pilotes plus expérimentés. J'espère un top 5."



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