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En Espagne, Sébastien Ogier (VW) espère oublier sa déception du Rallye de France

En Espagne, Ogier espère oublier sa déception du Rallye de France
Par AFP

Le 22/10/2015 à 16:21Mis à jour Le 22/10/2015 à 16:22

WRC - Frustré de ne pouvoir se battre pour la victoire en Corse, Sébastien Ogier (VW) vise une troisième victoire de suite en Catalogne, dimanche.

Déjà assuré depuis l'Australie mi-septembre d'un troisième titre mondial d'affilée, Sébastien Ogier (VW) va tenter de gagner un troisième Rallye d'Espagne consécutif, dimanche à Salou, lors du seul rallye mixte au calendrier du Championnat WRC.

Après un Rallye de France frustrant début octobre en Corse (15e à 9 minutes du vainqueur, son coéquipier Jari-Matti Latvala), le Français va pouvoir montrer son immense talent sur deux surfaces, la terre vendredi puis l'asphalte samedi et dimanche. Avec en prologue un petit tour jeudi soir dans le joli parc de Monjuich (ES1, 3,2 km) sur les hauteurs de la capitale catalane, où se disputait il y a très longtemps un Grand Prix d'Espagne de Formule 1.

"Je suis un peu revanchard, mais ce sont des choses qui arrivent dans une saison, il faut les accepter. C'était une frustration en Corse, donc la motivation est forte ici", résume Ogier. "C'est un rallye que j'aime beaucoup, encore plus avec sa mixité, de belles spéciales sur terre, très glissantes, et sur asphalte. Il va falloir attaquer d'entrée, en espérant qu'il n'y aura pas trop de poussière en suspension".

L'une des spéciales de vendredi, Terra Alta (ES5/ES9), proposera même un mélange des deux surfaces au fil de ses 35 km. Une fois de retour à Salou, les voitures seront laissées aux mains expertes des mécaniciens qui auront 75 minutes pour les configurer en mode asphalte pour les deux journées suivantes. Soit 1.300 pièces à changer pour chaque équipe de mécaniciens chez Volkswagen. Comme son leader tricolore côté pilotes, la marque allemande est déjà sûre d'un 3e titre mondial, côté constructeurs.

Sordo, Meeke, Evans pour un podium

Comme d'habitude, il n'y aura pas de consignes de course chez VW, donc Latvala et même Andreas Mikkelsen, armés d'une Polo-R identique à celle du champion du monde, ont leur chance. Latvala, de plus en plus efficace sur asphalte, a déjà gagné trois fois cette année. Il aimerait bien faire aussi bien qu'en 2014, quand il avait réussi quatre fois à battre Ogier.

Chez Hyundai, l'Espagnol Dani Sordo va être le plus suivi des rivaux d'Ogier, car il n'a jamais réussi à s'imposer dans le rallye de son pays, et n'a gagné qu'une seule fois en WRC (Allemagne 2013). Et pourtant, il a déjà pris 126 départs en WRC, depuis 2003... en Catalogne.

"Cette année, j'ai fait de très bons rallyes, c'est positif, mais je n'ai pas toujours eu de la chance. Ce qu'il y a de bien, c'est qu'en vitesse je suis au niveau de (Thierry) Neuville et (Hayden) Paddon, surtout quand les conditions me conviennent bien", explique Sordo, moins bien classé que ses coéquipiers au championnat, à cause de ce manque de réussite chronique.

Grâce à son 10e rang mondial, Sordo sera bien placé sur la piste vendredi et en position idéale pour signer de bons chronos sur des pistes balayées par les neuf pilotes qui passeront avant lui, avant de se régaler sur l'asphalte, sa surface préférée, à partir de samedi matin. Ce serait le scénario idéal, "sauf s'il y a trop de poussière" dans l'air, soulevée par les neuf premiers. C'est du rallye, donc il y a toujours une part d'improvisation, même pour un Espagnol en Catalogne.

Les autres candidats au podium seront un Nord-Irlandais de 36 ans, Kris Meeke (Citroën), victorieux en Argentine, chargé de préserver la fragile 2e place de la marque française au championnat constructeurs, et un Gallois de 26 ans, Elfyn Evans (Ford), excellent 2e en Corse. Ils devront se montrer meilleurs que les trois pilotes VW pour accrocher une place d'honneur, dimanche à Salou, et ce sera un exploit.

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