Panoramic

Même avec une Ford, Sébastien Ogier vise "clairement" la victoire

Même avec une Ford, Ogier vise "clairement" la victoire
Par AFP

Le 06/04/2017 à 12:55Mis à jour Le 06/04/2017 à 13:32

RALLYE DE FRANCE - Sébastien Ogier, vainqueur en Corse avec VW, entend bien se battre encore devant ce week-end. Même avec une Ford moins puissante que la Hyundai.

Certains laissaient entendre que la Polo vous conférait un avantage décisif. Etes-vous revanchard en faisant jeu égal au volant de la Fiesta ?

Sébastien Ogier : Pas vraiment non. Il y a évidemment toujours des gens qui vont essayer de trouver des choses à dire. C'est sûr qu'avec la Polo et une équipe qu'on connaissait par coeur, on était difficile à battre. En s'engageant avec M-Sport, on savait qu'on repartait cette fois-ci avec le Petit Poucet du plateau, et la voiture peut-être sur le papier la moins performante de ces dernières années. Pour l'instant on est en tête du championnat malgré tout. D'avoir réussi à gagner une course avec M-Sport qui n'en avait pas remporté depuis cinq ans, c'était déjà un super début de saison, et maintenant on en veut encore plus.

Après trois rallyes, comment situez-vous désormais la Ford Fiesta RS ?

S. O. : Je commence à me sentir de mieux en mieux. Ce n'est pas un secret de dire qu'au début je n'étais pas super à l'aise avec l'équilibre de la voiture, mais les choses s'améliorent de test en test. En particulier la semaine dernière sur l'asphalte, où je pense être le plus à l'aise avec la Ford. Cela me donne confiance en tout cas avant d'aborder le Tour de Corse, avec clairement l'objectif de me battre pour la victoire.

Quelles sont les spécificités de l'édition 2017 ?

S. O. : C'est un peu un copier-coller du rallye de l'année dernière, le plus gros changement c'est de le faire en avril, du coup la météo reste d'être plus froide et on risque de rencontrer davantage de précipitations. Pour les spéciales en elles-mêmes, elles sont quasiment identiques, donc il n'y est pas censé y avoir trop de surprises, hormis donc le changement de saison qui peut modifier pas mal la physionomie du rallye.

En vous observant, on a parfois l'impression que vous détenez une sorte d'ascendant mental sur vos concurrents, qui les pousse parfois à la faute...

S. O. : Dans le sport comme dans la vie en général, l'aspect mental a une grosse influence sur le résultat. Il faut être fort à ce niveau-là. Je pense que nos concurrents sont conscients à la fois de notre niveau de performance, et du fait qu'on n'a pas souvent fait d'erreur sous la pression par le passé. Ce n'est pas forcément quelque chose avec lequel je joue mais mes adversaires ces derniers temps ont souvent été un petit peu plus friables...

Justement près de 10 ans après vos débuts en WRC, ressentez-vous encore de la pression malgré votre grande expérience ?

S. O. : Ça fait toujours partie du jeu. J'ai besoin d'être sous pression, c'est quelque chose qui va me pousser à donner le meilleur de moi-même

En étant leader du championnat après trois courses, ne pas finir champion en fin d'année serait-il un échec, même avec une structure plus modeste qu'avant ?

S. O. : Je suis assez détendu par rapport à ça, d'abord parce que j'ai déjà été quatre fois champion du monde. Honnêtement, je ne me sens plus dans la peau de quelqu'un qui a quoi que ce soit à prouver. C'est néanmoins un beau challenge à relever. Si on n'était pas champion avec la Ford, cela serait une déception mais on sait que ce serait mine de rien un petit exploit de le faire avec la seule équipe semi-officielle, pas vraiment soutenue par un constructeur. Malcolm [Wilson, le directeur de M-Sport] est là depuis longtemps, il a une très bonne équipe privée, mais la vérité c'est qu'on fonctionne avec beaucoup moins de moyens que les autres. Ça rend les choses plus difficiles. Il y a des moments où l'on sait que ce sera compliqué de lutter au niveau de la performance. Il faudra qu'on continue à être réguliers. Si j'arrive à conserver cette qualité qui a été la mienne ces dernières années, il y a un coup à jouer.

0
0