2012 Suède Ford Latvala - Ford WRT
 
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Latvala résiste à la pression

Latvala résiste à la pression

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 12/02/2012 à 13:59 -
Par Eurosport - Le 12/02/2012 à 13:59
Le Finlandais Jari-Matti Latvala (Ford) a conservé la tête du Rallye de Suède, à l'issue de la deuxième journée samedi, accroissant de six secondes son avance sur Mikko Hirvonen. Son compatriote et ex-coéquipier chez Ford qui avec sa Citroën, tente de le déstabiliser "amicalement".
 

Jari-Matti Latvala, Mikko Hirvonen : voici le duel qui va animer le rallye de Suède 2012. Les deux hommes se partagent les commandes depuis le début de l'épreuve. Le pilote Ford a désormais 23 secondes d'avance sur le pilote Citroën. "Nous sommes encore amis mais Mikko est très fort mentalement et il tente de me mettre la pression mais je résiste", a déclaré, samedi soir à l'AFP, Latvala dans un grand éclat de rire. "Entre certaines spéciales il me dit des choses comme : demain j'attaque ou mes pneus sont encore très efficaces alors que j'ai repéré qu'ils étaient usés jusqu'à la corde", a poursuivi le jovial finlandais, vainqueur en Suède en 2008. "Nous avons des conversations plus +sérieuses+ que lorsque nous étions coéquipiers et nous n'échangeons plus nos réglages!", a-t-il confié.

Vainqueur de la moitié des huit spéciales de la journée, Latvala n'entend pas baisser la garde. "Je suis certain que Mikko va attaquer demain et je dois également m'employer autant que je peux", a-t-il ajouté. "J'ai vraiment aimé cette bagarre", a commenté Hirvonen. "J'ai 23 secondes de retard. C'est beaucoup mais on ne sait jamais. Je reste confiant", a-t-il estimé. En près de 120 km chronométrés, Latvala a augmenté son avance de 6 secondes sur son dauphin et de 33 secondes sur son nouveau coéquipier, le Norvégien Petter Solberg. "Je ne peux pas me plaindre d'être seulement en troisième place après m'être si peu entraîné sur la neige avec cette Ford Fiesta", a déclaré le dernier champion du monde avant l'ère Loeb, en 2003, qui pilotait l'an dernier des Citroën DS3 à titre privé.

" Il y avait de la neige, ça glissait "

Sébastien Loeb, a quant à lui, fait montre d'une certaine lassitude, même s'il a remporté la minuscule (1,87 km) dernière spéciale la journée, l'ES18 baptisée "Hagfors Sprint". Victoire partagée avec l'étonnant Estonien Ott Tanak qui a signé dans l'après-midi, au volant d'une Ford, ses deux premiers succès en WRC. "Ce matin, dans une spéciale, l'ES12, il y avait de la neige, ça glissait et j'ai fait un tête-à-queue", expliquait d'un air très détaché l'octuple champion du monde, "démotivé" par sa sortie de route de la veille qui le contraint à jouer les utilités.

"J'ai dû perdre 15 secondes dans cette opération puis j'ai crevé dans l'avant-dernière de la journée et on a roulé à plat les deux ou trois derniers kilomètres. Rien ne va. On a dû perdre en tout 25 secondes et on aurait pu se rapprocher de Novikov (ndlr: le pilote russe précède Loeb à la 5e place de 44 secondes)", a continué Loeb. Le pilote français n'aime pas trop ronger son frein et sa seule mission consiste dorénavant à apporter des points à Citroën.

Son compatriote et ex coéquipier chez la marque aux chevrons, Sébastien Ogier, doit également être patient avant de repartir en WRC l'an prochain chez Volkswagen. Il semble prendre les choses plutôt bien et, en 11e position au général, est en tête du classement des Super2000 au volant d'une Skoda Fabia. Si du coté des Finlandais, les relations pourraient peut-être un jour dégénérées, chez les deux Français, la hache de guerre psychologique est pour l'instant enterrée.

 
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