Comment avez-vous digéré l'échec de Brno où vous n'avez pas marqué le moindre point ?
Yvan Muller : Dans une saison, il y a toujours un mauvais résultat. C'est pour tout le monde pareil. J'espère simplement que l'échec de Brno sera l'unique résultat blanc de l'année.
Avant de vous rendre à Oschersleben, avez-vous effectué des tests afin de vous préparer au mieux ?
Y.M. : Nous avons roulé trois jours à Magny-Cours avec l'équipe Chevrolet. On a testé différentes versions de set-up, de la géométrie et différents réglages de suspension. Tout ce que nous avons essayé, on va tacher de l'adapter ensuite sur les quatre derniers tracés de la saison.
Qu'est-ce que représente Oschersleben pour vous ?
Y.M. : C'est le début de la dernière ligne droite de la saison. Les choses vont commencer à devenir sérieuse. Il ne faudra pas faire d'erreurs et essayer de marquer de gros points à chaque meeting. Oschersleben n'est pas un circuit facile et la bataille sera serrée car toutes les voitures sont sur un même pied d'égalité au niveau des lests.
Où pensez-vous que les Chevrolet se situeront dans la hiérarchie ce week-end à Oschersleben ?
Y.M. : Je n'en ai pas la moindre idée. Depuis le début de la saison, à chaque fois que je me risque à faire un pronostic, il s'est toujours révélé faux. Je préfère donc m'abstenir. On verra. Théoriquement, dans le passé, on a vu que le tracé allemand était propice aux BMW (vainqueur de 9 des 10 dernières courses, ndlr) tout comme Valencia tandis qu'Okayama et Macau devraient être davantage favorable aux Cruze. Mais bon, entre la théorie et ce qui se passe vraiment, on a vu cette saison que ça ne coïncidait pas toujours. Par exemple au Brésil, on pensait ne pas être bien et on a gagné. Inversement à Brno où on pensait réussir quelque chose. On va faire de notre mieux dans tous les cas.
Vous participerez également au Rallye de France au début du mois d'octobre. Une belle parenthèse pour vous qui êtes originaire d'Alsace ?
Y.M. : Quand j'ai vu que le Rallye de France allait se dérouler en Alsace, chez moi, je me suis dit que ce serait bien d'y participer. J'ai tâté le terrain pour voir s'il y avait des possibilités. Finalement, il y a eu des petites touches et ça s'est concrétisé avec un volant en Citroën Xsara WRC (Chevrolet lui a laissé un bon de sortie pour l'occasion, ndlr). D'ailleurs, je piloterais l'ancienne voiture de Petter Solberg avec laquelle il roulait l'an passé en Mondial.
C'est un vieux rêve qui se réalise de participer à une manche du Championnat du monde.
Y.M. : Ça fait longtemps que je voulais disputer un rallye en version WRC. Evidemment je n'ai pas le niveau pour gagner mais j'avais envie de participer à un rallye de haut-niveau. La Xsara WRC est une bonne voiture. Mais le rallye, ce n'est pas mon métier. Si demain Sébastien Loeb venait en WTCC, il ne gagnerait pas tout de suite. C'est naturel. Chaque discipline à ses particularités et je n'ai aucune ambition particulière si ce n'est de finir à une place honorable.



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