L'athlète marocain Aïssa Dghoughi, un spécialiste du 10.000 m suspendu pour dopage, aurait fourni des produits dopants à plusieurs athlètes français et aurait assisté à la prise d'EPO par son compatriote Khalid Skah, révèle le site internet du quotidien Le Monde. Selon le site, Aïssa Dghoughi a fait parvenir, dans un courrier daté du 27 juin, à la commission médicale de la Fédération internationale d'athlétisme -avec copie à l'Agence mondiale antidopage-, une liste d'athlètes français auxquels il affirme avoir fourni des produits dopants. Parmi eux figurent l'ex-recordwoman de France du 1500 m Latifa Essarokh, et l'ex-champion de France de cross-country Khalid Zoubaa, qui purgent actuellement des suspensions respectives de deux et trois ans pour contrôles positifs à la nandrolone pour la première et à l'EPO pour le second.

Aïssa Dghoughi cite également Yamina Bouchaouante, Julie Coulaud, recordwoman de France du 3000 m steeple, Bouchra Ghezielle, médaillée de bronze sur 1500 m aux Mondiaux-2005, Mustapha Tantan et Bouabdellah Tahri, ancien co-recordman d'Europe du 3000 m steeple. Il précise dans cette lettre que Khalid Skah, champion olympique du 10.000 m en 1992, a fourni des produits à Essarokh, Zoubaa et Bouchaouante tandis que la manageuse allemande d'athlètes Dorothee Paulmann, ex-triathlète, fournirait "régulièrement" Bouabdellah Tahri. Dghoughi évoque un stage avec Khalid Skah où il aurait constaté que son compatriote "avait pris de l'EPO au moins de 2003 à 2005". Il se souvient d'un autre stage à Ifrane, en avril 2003, où Skah, Latifa Essarokh et Khalid Zoubaa auraient pris "sous (ses) yeux de l'EPO et des hormones de croissance".

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Prudence du DTN

Aïssa Dghoughi, dans la voiture duquel avait été trouvé de l'érythropoïétine (EPO), avait été condamné en février 2005 à quatre mois de prison avec sursis. Le mois précédent, des douaniers avaient trouvé dans sa voiture un sac contenant des seringues, deux flacons d'EPO et une boîte d'hormones de croissance, ainsi que deux ordonnances. Selon Le Monde, Aïssa Dghoughi purge une suspension de trois ans, jusqu'en décembre 2009, après s'être soustrait à un contrôle antidopage inopiné.

De son côté le directeur technique national Franck Chevallier a demandé de "la prudence" par rapport aux propos de l'athlète marocain : "La personne qui tient ces propos est une personne qui est en ce moment en difficulté par rapport à la justice et à l'IAAF et qui, par ses déclarations, essaie de négocier une réhabilitation possible. Donc prudence par rapport à ces propos", a indiqué le DTN.

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