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Affaire Bosse : amende requise contre l'athète, prison avec sursis contre son vis à vis

Affaire Bosse : amende requise contre l'athète, prison avec sursis contre son vis à vis
Par AFP

Le 30/04/2019 à 20:52

Une amende de 500 euros a été requise mardi à Bordeaux contre le champion du monde du 800m, Pierre-Ambroise Bosse, suite à une violente rixe, fin août 2017, qui l'avait laissé avec une ITT de 18 jours.

Pierre-Ambroise Bosse, 26 ans, était jugé pour "violences avec usage ou menace d'une arme, en l'espèce une bouteille de bière, n'ayant pas entraîné d'ITT" (incapacité totale de travail). La peine maximum pour ce type de délit est de trois ans de prison. Une amende de 500 euros a été requise mardi à Bordeaux. Six mois de prison avec sursis ont été requis contre son adversaire, un ex-rugbyman de 26 ans, lors d'une soirée bien arrosée conclue par une violente bagarre.

L'athlète mis en examen début 2018

Son vis à vis comparaissait pour "violences par personne en état d'ivresse ayant entraîné une ITT de 18 jours". Il encourt une peine maximum de cinq ans de prison. Le 30 août 2017, trois semaines après son titre aux Mondiaux de Londres, Bosse révélait sur son compte Facebook avoir été victime d'une "violente agression" nocturne trois jours plus tôt sur le parking du casino de Gujan-Mestras, près d'Arcachon (Gironde), où l'athlète avait fêté sa médaille avec des amis d'enfance.

Pierre-Ambroise Bosse

Pierre-Ambroise BosseGetty Images

Bosse, "sonné" d'un coup de poing puis ciblé à terre par plusieurs coups de pied, avait subi d'impressionnants traumatismes au visage et mis un terme prématuré à sa saison, qui touchait néanmoins à sa fin. Quelques jours plus tard, un suspect était mis en examen pour les coups portés mais déposait plainte à son tour, accusant Bosse d'avoir déclenché l'altercation. L'athlète était à son tour mis en examen début 2018, et le juge d'instruction renvoyait les deux hommes au tribunal correctionnel.

Déferlement de coups

Deux prévenus, mais quel "agresseur", quel "déclencheur" ? L'audience éprouvante, de trois heures, a tourné autour des faits précis de cette nuit-là, à la sortie du casino. Bosse avait 1,76 g d'alcool dans le sang, son vis à vis était "en ivresse manifeste", même s'il n'a pas été contrôlé. Il a poursuivi sa soirée ailleurs, après les faits. Une foule "oppressante", "tactile", qui demande des selfies, au point que Bosse a jugé que "ça sentait pas bon". Il a démarré en voiture avec un ami mais a sans doute "chambré" un peu les présents.

Il aurait alors reçu une "gifle" - ce que nie l'autre - puis en retour aurait lancé une bouteille vers son adversaire, ce que récuse Bosse. Ce que personne ne conteste, c'est le déferlement de coups ensuite, qui aurait pu mal finir sans l'interposition de jeunes femmes, a rappelé l'accusation. Les deux prévenus "ne sont pas dans l'équilibre sur le plateau: il y a celui qui, incontrôlable, "comme un animal sauvage" selon des témoins, aurait pu tuer l'homme à terre, et celui dont l'orgueil a été touché", a conclu la procureure Sophie L'Angevin.

Elle a demandé au tribunal de les condamner tous les deux, mais avec un gros écart dans les peines requises. Le jugement a été mis en délibéré au 28 mai.

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