Déjà en pleine forme en ce début de saison, les deux perchistes Armand Duplantis et Renaud Lavillenie se retrouvent pour la première fois de l'année samedi à Rouen où leur affrontement promet du grand spectacle, avec le double champion du monde Sam Kendricks dans le rôle d'arbitre au cours d'un événement diffusé en direct sur Eurosport.
A six mois des Jeux Olympiques de Tokyo, Duplantis et Lavillenie commencent sérieusement à marquer leur territoire. Pour le prodige suédois (21 ans), qui a franchi 6,01 m dimanche à Düsseldorf, il ne s'agit que d'une confirmation après un exercice 2020 illuminé par deux records du monde établis en salle (6,17 puis 6,18 m) et une performance historique en plein air (6,15 m). Le champion d'Europe (2018), pour qui la barre symbolique des 6 m est désormais devenue une formalité, a clairement une grosse marge sur ses rivaux et pourrait encore aller très haut à la Kindarena de Rouen.
La nouveauté de l'hiver réside surtout dans le réveil de l'inusable Renaud Lavillenie. A 34 ans, le champion olympique 2012 vit une renaissance et enchaîne les sorties à des altitudes qu'il n'avait plus l'habitude de fréquenter. Après une année 2019 catastrophique (élimination en qualifications aux Mondiaux de Doha, une première dans un grand championnat) et une saison dernière escamotée par le Covid-19, le Français semble connaître une seconde jeunesse. Lavillenie, qui n'avait plus dépassé 6 m depuis mars 2016, a ainsi marqué les esprits avec un saut à 6,02 m, dimanche à Tourcoing. Preuve qu'il ne fallait pas enterrer trop vite ce compétiteur hors norme et que la perspective des JO lui a donné un nouveau souffle.
Athlétisme
Marathon de Berlin : Bekele battu, son compatriote Adola vainqueur
IL Y A 10 HEURES

Cinq ans après, Lavillenie a repassé les 6 mètres : son saut en vidéo

Candidat naturel

"C'est clairement un retour à mon meilleur niveau", a déclaré à l'AFP l'ex-recordman du monde (6,16 m) après sa belle performance dimanche. "Depuis l'hiver 2017 j'ai eu des galères, des petites blessures qui m'ont gêné pendant mes préparations. Aujourd'hui cela fait six mois que je n'ai pas de soucis physiques, que je peux m'entraîner tous les jours, donc le travail paye. C'est plaisant de simplement pouvoir s'exprimer à hauteur de son potentiel".
Il faudra donc plus que jamais compter avec Lavillenie en 2021 et en attendant les Jeux de Tokyo le Français s'est replacé comme candidat à une médaille aux Championnats d'Europe en salle, du 5 au 7 mars à Torun (Pologne). "Je suis réaliste sur mon potentiel et sur celui de mes adversaires, mais mon intérêt c'est de préparer l'Euro indoor, c'est ce que l'on retiendra à la fin de la saison, a-t-il expliqué. Je me suis redonné la possibilité de rêver d'un cinquième titre européen en salle. 'Mondo' (Duplantis, ndlr) a l'avantage (...) mais sur un concours il peut s'en passer des choses... Et si tu es capable de faire 6 m ça met la pression. L'objectif c'est le podium à Torun."
A Rouen, Duplantis et Lavillenie devront toutefois comme toujours avoir à l'oeil Sam Kendricks. L'Américain aux deux titres mondiaux (2017, 2019) a certes débuté la saison en douceur (5,81 m à Düsseldorf dimanche) mais il pourrait très bien venir se mêler à la bagarre. Ces trois-là n'ont de toutes façons pas fini de se croiser: après Rouen, ils seront encore opposés trois jours plus tard à Liévin (9 février) avant le grand rendez-vous du All Star Perche de Clermont-Ferrand (27 février), organisé comme chaque année sur ses terres par Renaud Lavillenie.
Premium
ATHLETISME

ATHLETISME : Perche Élite Tour

03:07:04

Replay
Athlétisme
Keitany prend sa retraite à 39 ans
22/09/2021 À 14:23
Athlétisme
"C’est limite dégradant d’être fort en sport" : Mayer dénonce les manques de l'école française
21/09/2021 À 11:56