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"Éviter un scandale" : Au procès Diack, les "arrangements" de l'ex-M. antidopage de l'IAAF

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Lamine Diack

Crédit: Getty Images

ParAFP
08/06/2020 à 16:25 | Mis à jour 08/06/2020 à 16:25

Il fallait éviter "un scandale" pour sauver les sponsors de l'athlétisme : l'ancien patron de l'antidopage à la fédération internationale (IAAF), le Français Gabriel Dollé, a tenté d'expliquer ses "arrangements" avec les règles lundi, premier jour du procès à Paris pour corruption sur fond de dopage en Russie.

Renvoyé devant le tribunal pour corruption passive, en l'occurrence 190.000 euros de pots-de-vin présumés perçus en 2013 et 2014, l'ancien patron de l'antidopage à la fédération internationale (IAAF), Gabriel Dollé, 78 ans, a voulu minimiser sa responsabilité, assurant avoir cherché un compromis entre "l'intérêt supérieur" de l'IAAF et la mise à l'écart d'athlètes russes dopés.

Fin 2011-début 2012, quand le passeport biologique, nouvel outil dans l'arsenal antidopage, commence à produire ses effets, les soupçons sur la Russie se multiplient et une liste de 23 athlètes est établie. L'ancien président de l'IAAF Lamine Diack, principal prévenu au procès, "m'avait demandé de considérer" la "situation financière très critique (de l'IAAF), et qu'à ce moment-là avec la liste (...) ça allait provoquer un scandale, (qui) allait influencer le cours des négociations avec les sponsors et les faire péricliter", a raconté Gabriel Dollé.

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"Gestion raisonnée"

Il s'agissait donc "de ne pas provoquer un scandale", a-t-il poursuivi, d'une voix légèrement chevrotante et un peu enrouée, assurant n'avoir jamais renoncé aux sanctions. Selon lui, cette "gestion raisonnée" impliquait de ne pas sanctionner officiellement et publiquement les athlètes mais d'envisager une "suspension officieuse", discrète, "qui n'était pas tout à fait celle du règlement".

Pourtant, comme le lui a fait remarquer la présidente du tribunal, Marie-Rose Hunault, plusieurs des athlètes russes ont pu participer aux JO de 2012 et certains y ont été médaillés. Gabriel Dollé juge qu'il a alors été "trahi" mais a paru en difficulté, cherchant à justifier pourquoi il n'avait pas agi plus fermement. Le procès, dans lequel comparaissent six prévenus, dont trois sont absents, se déroule jusqu'au 18 juin.

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