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Ligue de Diamant : Bolt, Van Niekerk, Harrison: Monaco, terre de stars

Bolt, Van Niekerk, Harrison : Monaco, terre de stars
Par AFP

Le 20/07/2017 à 14:24Mis à jour Le 20/07/2017 à 20:10

MEETING HERCULIS - Usain Bolt court une dernière fois en meeting vendredi à Monaco avant des Mondiaux qui refermeront une carrière unique. Wayde Van Niekerk et Renaud Lavillenie seront également à l'affiche d'une soirée exceptionnelle.

Monaco propose un casting princier vendredi soir avec Usain Bolt, la légende du sprint au terminus d'une carrière unique, et le Sud-Africain Wayde Van Niekerk, peut-être son héritier comme figure de proue de l'athlétisme. Le stade Louis-II, terrasse sur la Méditerranée, constitue le décor parfait pour cette super production de la onzième étape de la Ligue de diamant.

Renaud Lavillenie, recordman du monde de la perche (6,16 m), ne dépare pas dans la distribution, avec l'objectif d'un saut "à 5,90 m" avant les Mondiaux de Londres (du 4 au 13 août 2017).

Après un hiver passé à se soigner, "Air" Lavillenie a peiné à retrouver ses hauteurs familières. Le tout jeune papa d'une petite fille n'a pas encore décollé, avec comme sommet jusqu'à présent 5,87 m à Lausanne le 6 juillet. Toujours côté français, si le médaillé de bronze olympique du 200 m Christophe Lemaitre, pas au mieux, s'est retiré du 100 m, Pierre-Ambroise Bosse, au pied du podium aux JO 2016, vient chercher les minima mondiaux sur 800 m.

Soleil couchant

Quand Bolt, octuple champion olympique, quasiment imbattable depuis 2008, s'agenouillera au départ du 100 m, il sera 21h35 et le soleil aura depuis peu disparu derrière le Rocher. Tout un symbole.

Le recordman du monde des 100 (9"58) et 200 m (19"19) est aussi un homme perméable à l'émotion, "forcément présente quand c'est le dernier meeting". Pourtant, "c'est avant tout du plaisir" qu'il veut se procurer et offrir au public de Monaco, où il ne s'était produit qu'une fois en piste, en 2011.

Pour briguer un dernier titre aux Mondiaux de Londres sur 100 m, Bolt doit changer de vitesse et faire oublier ses prestations médiocres sur la ligne droite, d'abord chez lui à Kingston (10"03), le 10 juin, puis à Ostrava (10"06), en République tchèque, le 28 juin, les deux premières stations de sa tournée d'adieux.

Usain Bolt

En ces deux occasions, le roi avait affronté des faire-valoir. A Monaco, il pourra étalonner ses progrès face au Sud-Africain Akani Simbine et à l'Américain Christopher Belcher, des athlètes qui valent moins de 10 secondes. "Je me sens nettement mieux qu'en juin. Après Ostrava, je me suis bien entraîné ces deux dernières semaines en Allemagne. On a bien travaillé avec le coach (Glen Mills) et ça m'a permis de réaliser des choses intéressantes sur le plan technique", a assuré mercredi le Jamaïquain.

Van Niekerk, lui, a frappé fort d'entrée à Lausanne. Pour son premier 400 m de la saison, le champion du Cap a signé 43"62, à 0"59 du record du monde qu'il avait établi l'an passé en finale des Jeux de Rio. Et puis Van Niekerk ne devra pas musarder face à ses voisins du Botswana, l'ancien Isaac Makwala, capable de remporter à une heure d'intervalle 400 et 200 m, avec des chronos sidérants (43"92/19"77), le 14 juillet à Madrid, et le jeune (20 ans) Baboloki Thebe (44"02 à Lausanne).

Wayde van Niekerk

Pluie d'étoiles

L'Américaine Kendra Harrison est en mesure d'améliorer son record du monde du 100 m haies (12"20), avec l'aiguillon de l'Australienne Sally Pearson, la championne olympique 2012 revenue à son meilleur niveau après deux années gâchées par les blessures (ischio-jambiers, tendon d'Achille).

La hauteur dames propose sa reine, la Russe Mariya Lasitskene-Kuchina qui vole à des sommets inabordables pour ses concurrentes. Cette digne élève de l'école russe, au style si fluide, poursuit sa quête du record du monde (2,09 m) de la Bulgare Stefka Kostadinova, vieux de presque 30 ans.

Et le demi-fond, souvent le plat de résistance du meeting Herculis, n'a pas été oublié. Certes, il manque l'Ethiopienne Almaz Ayana, qui avait lancé les Jeux de Rio par le record du monde du 10.000 m, mais les Kényans sont comme d'habitude venus en force. Avec, entre autres, le triple champion du monde du 1500 m Asbel Kiprop et Conseslus Kipruto, l'or du 3000 m steeple à Rio.

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