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Van Niekerk : "Prendre la relève de Bolt, c'est encore inimaginable"

Van Niekerk : "Prendre la relève de Bolt, c'est encore inimaginable"

Le 20/07/2017 à 22:52Mis à jour Le 20/07/2017 à 22:53

Wayde van Niekerk est appelé à incarner le futur l'athlétisme une fois qu'Usain Bolt aura rangé ses pointes à la fin des Mondiaux. Mais le Sud-Africain ne veut pas se comparer au roi. S'il admire le Jamaïcain, le recordman du monde du 400 mètres sait qu'il n'a pas les mêmes qualités que lui… à côté de la piste.

Ils se verront, se croiseront mais ne s'affronteront pas. Ni à Monaco où la Ligue de Diamant fait étape vendredi. Ni à Londres où se dérouleront les Championnats du monde dès le 4 août prochain. Usain Bolt quittera donc la scène sans s'être frotté à celui qui semble bien parti pour reprendre le flambeau de l'athlétisme mondial. Tout le monde aurait aimé. Mais si Wayde van Niekerk a décidé de doubler 200-400, Bolt a zappé le demi-tour de piste pour se concentrer sur les lignes droites du 100 et du 4x100m. Dommage.

Pas de quoi contrarier les deux hommes qui, finalement, y trouvent leur compte. La sortie de l'un ne risque pas d'être gâchée par l'avènement de l'autre. Et vice versa. La transition se fera en douceur. Parce que Van Niekerk ne sait pas faire autrement. Le recordman du monde du tour de piste n'est pas Usain Bolt. Et il n'a pas manqué de le rappeler, jeudi en conférence de presse. "Je sais qu'Usain me respecte pour ce que je fais", a-t-il expliqué à Monaco. Avant de rendre un hommage appuyé au roi du sprint : "J'ai pour ma part un immense respect pour lui. Il mérite qu'on le remercie et qu'on l'honore pour tout ce qu'il a fait pour notre sport."

Wayde Van Niekerk

Wayde Van NiekerkGetty Images

Ce qu'a réussi Bolt, Van Niekerk ne s'en sent pas encore capable. Hors du tartan, le quarter-miler n'est pas aussi à l'aise que le géant jamaïcain devant les caméras et les micros. Et ne cherche pas à égaler le roi Usain sur ce plan : "Si je dois être son héritier, ce sera par mes performances, en étant moi-même. Je dois me concentrer d'abord sur mes performances. Alors, prendre la relève de Bolt, c'est encore inimaginable. J'ai du chemin à faire pour me caler dans sa foulée."

" Hors de moi l'idée de disputer le 800"

Sur la piste, les 19"19 du record du 200 mètres sont tout aussi inaccessibles à cette heure. Ce qu'il reconnait volontiers. Courir le demi-tour de piste en 19"84, le 100 en 9"94 et détenir le record du monde du 400 lui suffisent amplement à cette heure. D'ailleurs, imagine-t-il aussi monter sur 800 ? "Je n'irai pas plus loin. Hors de moi l'idée de disputer le 800. C'est impossible", martèle-t-il, avant d’expliquer les bienfaits de son programme actuel : "C'est très positif pour moi de courir les trois distances du sprint et ça me sert pour le 400 mètres."

Et tant qu'à parler de barrière, celle du tour de piste en moins de 43 secondes lui parait plus accessible que le record du monde du 200 mètres. "A Lausanne, quand je me suis mis à fléchir dans la ligne droite (43''62), je n'ai pas ressenti la nécessité de pousser au-delà des 350 mètres. Je me suis dit que je n'avais aucun intérêt, que la saison était longue. Descendre sous les 43 secondes, c'est évidemment possible, assure-t-il. C'est pourquoi je continue. Mais ça ne se programme pas. Ce sera peut-être à Monaco, à Londres lors des Mondiaux ou l'année prochaine."

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