1 500M HOMMES - FINALE
LE PODIUM: 1.Ramzi (Brn) - 2.Kiprop (Ken) - 3.Willis (NZ)
Après la surprenante médaille d'argent décrochée la veille sur 3000m steeple par Mahiédine Mekhissi-Benabbad, l'équipe de France et tous ses supporters avaient placé sur les épaules de Mehdi Baala un fort désir d'en obtenir une deuxième ce mardi. Qualifié pour la finale du 1 500m après un premier tour et une demi-finale parfaitement maîtrisés, le Strasbourgeois n'a pas été en mesure de reproduire le même schéma de course que les jours précédents sur l'épreuve reine du demi-fond. A l'arrivée d'un 1500m très tactique, le miler tricolore a pris la quatrième place d'une course remportée, sans grande surprise, par l'intouchable Rashid Ramzi.
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19/08/2008 À 14:00
Il y a huit ans, Baala, alors âgé de 22 ans, s'était déjà classé à une prometteuse quatrième place à Sydney. Huit ans plus tard, à Pékin, et après un abandon sur blessure (entorse de la cheville) à Athènes entre temps, cette nouvelle 4e place est forcément une déception pour celui qui a fêté ses 30 ans il y a deux jours et qui ne sera probablement pas de la fête dans quatre étés à Londres. Accrocher un podium aurait été une si belle récompense et un magnifique cadeau d'anniversaire pour celui qui a tant apporté au demi-fond tricolore. Jamais dans le (bon) coup, Baala n'a pu prendre, à aucun moment, le commandement de ce 1 500m pékinois, privé du champion du monde en titre, l'Américain Bernard Lagat, éliminé en demi-finale. Pourtant tous les ingrédients étaient réunis pour favoriser la réussite du Français ce mardi, sur la tartan du Nid d'Oiseau.
Cinq petits centièmes de trop
Tactique et plutôt lente, la course n'aura jamais vu Baala se comporter en patron. Visiblement éprouvé, il ne pouvait que reconnaître sa défaite après coup : "Franchement, j'étais vraiment, vraiment, vraiment fatigué. Je n'avais vraiment plus rien. J'ai décroché au train. C'est l'orgueil, (qui l'a fait remonter de quelques places, ndlr). Je n'avais vraiment plus rien. J'ai rattrapé un, deux, trois coureurs mais c'était trop juste", a avoué le pensionnaire du Lille Métropole. Relegué en queue de peloton à encore 300m de l'emballage final, Baala a, semble-t-il, lancé son sprint trop tard. Chose qu'il reconnaissait après coup : "Je me suis fait déborder un peu trop et je n'ai pas embrayé assez rapidement. C'est difficile car c'est un grand championnat. Il y avait trois courses et ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne mais celui qui récupère le mieux", déplorait le double champion d'Europe (2002 et 2006).
Au final, ce sont cinq petits centièmes qui ont manqué à l'élève de Jean-Michel Dirringer. Pour cette minuscule marge, la possible médaille de bronze et son rêve olympique se sont donc envolés au nez et à la barbe de trois jours du Français. L'honneur de monter sur la troisième marche de la "boîte" est revenu au Néo-Zélandais Nicholas Willis (3'34"16 contre 3'34"21), qui a résisté au retour de Baala dans la ligne droite. Sans grande surprise, Rashid Ramzi s'est offert le premier titre olympique de sa carrière en 3'32"94. Grandissime favori, l'athlète d'origine marocaine et qui court sous le drapeau du Bahrein depuis 2001 a accéléré à 200m de la ligne pour décrocher la médaille d'or, juste devant le Kenyan, tout juste âgé de 19 ans, Asbel Kipruto Kiprop, deuxième en 3'33"11. Champion du monde à Helsinki en 2005 et deuxième à Osaka l'an dernier, Ramzi succède au palmarès olympique à Hicham El Guerrouj, auteur d'un inoubliable doublé à Athènes en 2004 (1500 et 5000m).
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