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Des Bleus de chauffe

Des Bleus de chauffe
Par Eurosport

Le 18/08/2008 à 00:00Mis à jour

Avant de voir plus loin et de tirer des plans sur la comète, Ladji Doucouré (110m haies), Leslie Djhone (400m) et Manuela Montebrun (marteau), qui entrent en lice lundi matin, ont pour premier objectif d'atteindre la finale de leur discipline respective.

"Aux Jeux, il faut déjà arriver en finale. C'est seulement là qu'on pourra se dire il faut faire ça ou ça." Ces mots sont signés Ladji Doucouré. Lui qui avait manqué la finale des Mondiaux pour un centième l'an dernier en sait quelque chose... Du coup, comme ses partenaires de l'équipe de France, le champion du monde 2005 du 110m haies se focalise d'abord sur sa série. "Le premier tour te lance dans une compétition, précise-t-il. Tant que je n'ai pas couru cette première course, je ne sais pas où j'en suis."

"Assurer, c'est le piège"

Pour Djhone, l'exemple à suivre, ce sont les Mondiaux 2007. Repêché par la Fédération française, alors qu'il n'avait pas réussi les minima, il avait battu son record de France en demi-finale (44''46) avant de terminer cinquième de la finale. Cette expérience lui a apporté de la sérénité. Le fait qu'il soit en avance sur ses temps de passage par rapport à l'an dernier lui a également donné un surcroît de confiance, mais il se méfie des séries (3h) et ne compte pas lever le pied. "L'an dernier, certaines séries se sont gagnées en 44''50, donc on ne peut pas se permettre de calculer", précise-t-il.

"Assurer, c'est le piège", dit aussi Montebrun, qui a échoué deux fois en qualifications du marteau aux JO. "En championnat, je ne lance pas comme d'habitude, admet-elle. Je ne vais donc pas penser à la médaille. Mon objectif est de faire ma meilleure performance aux Jeux." Pour remédier à ce problème mental, la Mayennaise voit une psychologue du sport tous les quinze jours depuis plus d'un an. Elle a pu aussi parler avec elle de l'émergence de ses concurrentes françaises Stéphanie Falzon et Amélie Perrin, toutes deux qualifiées pour Pékin. "Ca m'a plutôt déstabilisé, avoue Montebrun. Je suis quelqu'un qui a des habitudes. Or, quand il y a du changement, on ne sait pas où on va."

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