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L'AMA juge l'Agence russe antidopage "non-conforme", le risque d'une suspension grandit

L'AMA juge l'Agence russe antidopage "non-conforme", le risque d'une suspension grandit
Par AFP

Le 23/11/2019 à 09:21

ATHLETISME - Un comité d'examen de l'Agence mondiale antidopage (AMA) a recommandé vendredi que l'Agence russe antidopage (RUSADA) soit déclarée "non-conforme". Cette décision pourrait précéder de lourdes sanctions contre la Russie, comme une exclusion des JO 2020.

La Russie participera-t-elle aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ? La réponse est plus que jamais incertaine, après la recommandation d'un comité indépendant de l'Agence mondiale antidopage (AMA) de déclarer l'Agence russe antidopage (RUSADA) non-conforme. La balle est désormais dans le camp du comité exécutif de l'AMA qui doit se réunir le 9 décembre à Paris, afin d'évaluer la procédure en cours et de prendre d'éventuelles sanctions. Sanctions auxquelles devra alors se conformer la Comité international olympique (CIO).

Le Comité de révision de la conformité (CRC) a émis cette recommandation à la suite d'"incohérences" constatées dans les données récupérées par les enquêteurs de l'AMA auprès du laboratoire de Moscou, au coeur d'un système de dopage entre 2011 et 2015. En janvier 2019, la Russie avait transmis des données électroniques des contrôles à l'AMA, une condition que cette dernière avait posée pour lever la suspension de ce pays en septembre 2018. L'AMA avait précédemment averti la Russie qu'elle ferait face aux "sanctions les plus sévères" si l'une de ces données transmises était falsifiée.

L'IAAF a suspendu le processus de réadmission du pays

La recommandation du CRC se base sur les données du service Renseignements et enquêtes de l'Agence, basée à Montréal, qui avait annoncé fin octobre avoir reçu de nouvelles réponses des autorités russes "à une liste de questions techniques détaillées". L'Agence antidopage des Etats-Unis (USADA), qui avait vivement critiqué la décision de l'AMA de lever la suspension de la RUSADA, a appelé à une longue interdiction vendredi. "Une suspension de moins de quatre ans pour cette violation grave, comportant des circonstances aggravantes après des années de déni et de tromperie, constituerait une injustice de plus vis-à-vis des athlètes propres", a réagi le patron de l'USADA Travis Tygart auprès de l'AFP.

World Athletics a choisi la manière forte et a eu la main lourde vis-à-vis de la Russie, qui voit s'éloigner encore un peu plus la perspective de réintégrer à court terme le concert des nations du premier sport olympique. La Task Force, chargée de juger des progrès du pays dans la lutte antidopage et de faire des recommandations au Conseil de la Fédération internationale, n'a fait que prendre acte des dernières révélations concernant les pratiques douteuses ayant toujours cours dans le pays.

L'affaire Lysenko

Autre grosse conséquence de l'"affaire Lysenko": la Fédération internationale a demandé à la Task Force "de revoir le processus de désignation des athlètes autorisés à concourir sous bannière neutre et de faire des propositions au Conseil pour voir si ce mécanisme doit être poursuivi et sous quelles forme", a expliqué Rune Andersen. La Fédération internationale a aussi brandi la menace d'une exclusion de la Russie, selon les prochains développements des enquêtes en cours.

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