Le gros coup. Mariya Lasitskene a effectué un saut en hauteur de la saison (2,05 m), lors de la première journée des finales de la Ligue de diamant disputée en centre-ville de Zurich. Comme chaque année, les organisateurs du Weltklasse avaient décidé de délocaliser quelques épreuves en dehors du Letzigrund, enceinte mythique qui abritera comme d'habitude la suite du meeting jeudi avec pas moins de 25 finales. Un mini-stade de 2.500 places avait ainsi été aménagé pour l'occasion sur la "Sechseläutenplatz" au bord du lac de Zurich avec sept disciplines au programme (saut en hauteur femmes, poids hommes et femmes, longueur hommes et femmes, 5.000 m hommes et femmes).

Mariya Lasitskene

Crédit: Getty Images

Les concours, situés au centre et au plus près du public, ont été particulièrement mis en valeur et c'est Mariya Lasitskene qui a réussi à chauffer l'ambiance avec un bond à 2,05 m au saut en hauteur. La championne olympique et championne du monde a devancé l'Ukrainienne Yaroslava Mahuchikh (2,03 m), 3e des JO, et sa dauphine à Tokyo Nicola McDermott (2,03 m).
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Au poids, il y a bien eu un petit couac quand le Néo-Zélandais Tomas Walsh a cassé le butoir de l'aire de lancer, provoquant un quart d'heure d'interruption. Mais cette pause imprévue n'a pas déconcentré outre mesure le roi Ryan Crouser, le recordman du monde (23,37 m) et double champion olympique conservant son invincibilité depuis les Mondiaux de Doha en 2019 (22,67 m). "Le site était spécial et fantastique. On pouvait sentir l'énergie du public" a déclaré Ryan Crouser, visiblement ravi d'avoir vécu cette expérience originale.

Niyonsaba, valeur sûre

Sur une piste improvisée de 563 m contournant le Théâtre de la ville, Francine Niyonsaba, athlète burundaise hyperandrogène obligée de délaisser le 800 m en vertu du règlement de la Fédération internationale, a encore été impériale sur 5.000 m (14 min 28 sec 98) en battant, comme à Bruxelles vendredi, la double médaillée d'or mondiale (2017, 2019) et vice-championne olympique kényane Hellen Obiri (2e en 14 min 29 sec 68). Même si son chrono ne sera pas homologué en raison des virages surélevés du parcours, Niyonsaba, devenue le 28 août à Paris la 5e performeuse de l'histoire sur 3000 m, s'installe désormais comme une valeur sûre du demi-fond.
Une reconversion plus que notable pour la médaillée d'argent du 800 m aux JO de Rio en 2016 alors que World Athletics interdit aux athlètes présentant des "différences du développement sexuel" (DSD) et un taux de testostérone élevé de courir à l'international du 400 m au mile à moins de prendre un traitement. Les courses ont toutefois pâti de l'absence de visibilité pour le public, une partie de la piste étant placée derrière les gradins. Mais pas de quoi doucher l'enthousiasme de Niyonsaba.
"On aime tous voir le public nous encourager et être autour de nous. C'était incroyable. Personnellement, je suis encore en apprentissage sur le 5.000 m mais j'adore les défis et j'ai une grande détermination", a lancé la Burundaise.
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