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Martinot-Lagarde prêt pour "une grande fête"

Martinot-Lagarde prêt pour "une grande fête"
Par AFP

Le 10/05/2019 à 16:00Mis à jour Le 10/05/2019 à 16:04

ATHLETISME - Le champion d'Europe Pascal Martinot-Lagarde est impatient de se lancer samedi sur le 4x110 m haies mixte, nouvelle épreuve au programme des Mondiaux de relais à Yokohama, et s'attend à vivre "une grande fête".

Dans quel état d'esprit abordez-vous ces Mondiaux de relais et la nouvelle épreuve que vous allez tester samedi ?

Pascal Martinot-Lagarde : J'aborde cette compétition différemment des grands Championnats. C'est nouveau et innovant et je me sens comme invité à une grande fête. J'ai appris l'existence de cette épreuve il y a quatre mois et j'ai été tout de suite super content. On a fait un essai lors du stage effectué ces deux dernières semaines à Kobé avec l'équipe de France. C'était génial. On fera du grand spectacle et on va s'amuser.

Vous êtes plutôt ouvert à des innovations dans les formats de courses en athlétisme?

Complètement. Il n'y a rien qui me ferait plus kiffer que d'avoir cette épreuve aux Jeux olympiques. A Tokyo en 2020 ce sera trop tôt, mais pourquoi pas à Paris en 2024 ? Cela fera des JO modernes.

Comment s'est déroulé votre stage à Kobé ?

On a découvert les infrastructures qu'on aura avant les JO de Tokyo. C'était un très bon lieu d'entraînement. La piste et le stade étaient à nous, les gens étaient adorables, le matériel était au top. On était vraiment dans des conditions olympiques. On sera gâté pour aborder les JO de Tokyo. Il y a eu notamment un partenariat avec la société Dreem qui a confectionné un casque pour améliorer le sommeil et qui analyse l'activité cérébrale, pour identifier le temps d'acclimatation au décalage horaire.

Comment vous sentez-vous en ce début de saison en plein air ?

J'ai quelques merdes qui traînent, qui font qu'il ne faut pas que je déconne. J'ai mal au genou droit, mal au tendon d'Achille droit, mon atrophie de la jambe gauche après ma fracture de 2017 est toujours présente et ne partira jamais. Ces Mondiaux seront ma première compétition et je n'ai aucun repère. On pourra compter sur moi à Rome en Ligue de diamant qui ouvrira vraiment ma saison (le 6 juin, NDLR). Mais je suis serein. J'ai certes la casquette de champion d'Europe mais je ne suis pas le boss ou le patron. Je suis encore à la conquête de plus gros podiums. Champion d'Europe c'est une chose mais champion du monde c'est vraiment autre chose. Je repars de zéro.

Pascal Martinot-Lagarde

Pascal Martinot-LagardeGetty Images

Vous n'avez pas l'impression d'avoir changé de statut avec votre titre de champion d'Europe en 2018 ?

Pas du tout. Quand je me suis présenté à Glasgow (aux Championnats d'Europe en salle, début mars, conclus par une 2e place sur 60 m haies, NDLR), c'est la première fois où j'ai ressenti que c'était peut-être la saison où il aurait fallu lever le pied. Cela aurait été peut-être plus judicieux de respirer après mon titre de champion d'Europe que d'enchaîner. Cet hiver, je n'ai pas ressenti de frisson et c'est la première fois que j'ai abordé un Championnat à la légère.

Vous pensez que vous auriez dû faire l'impasse sur la saison hivernale ?

Oui. Je ne le regrette pas, c'était très sympa mais j'ai foiré ma finale.

Propos recueillis par Keyvan NARAGHI