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Sifflé lors de la cérémonie de remise des médailles, Lavillenie termine ses JO sur des larmes

Sifflé sur le podium, Lavillenie termine ses JO sur des larmes

Le 17/08/2016 à 02:21Mis à jour Le 17/08/2016 à 08:29

JO RIO 2016 - Renaud Lavillenie, deuxième de la perche derrière le Brésilien Thiago Braz Da Silva, a été sifflé par le public brésilien lors de la remise des médailles, mardi. Le Français, mal, n’a pu réprimer ses larmes pendant l’hymne brésilien.

Lavillenie, dans l'incompréhension

Lavillenie, dans l'incompréhensionAFP

Dans le stade olympique, malgré une toute petite affluence, les sifflets se sont fait entendre dès que le nom du Français a été prononcé. Un traitement limite, et surtout très rare lors des JO, que même Da Silva n’a pas compris, lui qui a levé les bras en signe d’interrogation.

"Je me suis senti humilié"

Dans la foulée, Renaud Lavillenie n’a pas pu réprimer ses larmes. Sûrement blessé par ces sifflets après avoir réalisé un concours de haute-volée, l’un des plus épiques de ces JO jusqu’à présent, le Français a laissé échapper sa déception aux yeux de tous.

Sur le plateau de France Télévisions, le champion olympique de 2012 est revenu sur ses larmes expliquant avoir très mal vécu cette cérémonie : "J'avais le bonheur d’être sur le podium. La place n’était pas le plus important. Les larmes sont venues de l’accueil. [...] Je me suis dit qu’hier, c’était vraiment très malheureux. Je me suis senti humilié sur le podium." a-t-il expliqué, s'excusant de nouveau pour sa comparaison avec Jesse Owens en 1936. Lavillenie a également expliqué avoir été reconforté par Sebastian Coe, le président de la fédération internationale d'athlétisme (IAAF), puis Thomas Bach, le président du CIO et l'ancien perchiste Serguei Bubka , "révoltés" par cette situation.

Malheureusement , les larmes du français resteront comme une image marquante cette quinzaine olympique. Mais elles auront eu un mérite : regonfler "Air Lavillenie". Comme il l'a lui-même dit, il ne peut "pas rester là-dessus". Tokyo l'attend d'ores et déjà.

Renaud Lavillenie

Renaud LavillenieAFP

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