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"Je les ai déjà tous battus ces mecs-là !" : les "NBAers" français en terrain connu

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Donovan Mitchell (Utah Jazz) face à Evan Fournier (Orlando Magic) sous l'oeil de Rudy Gobert

Crédit: Getty Images

ParAFP
10/09/2019 à 15:20 | Mis à jour 10/09/2019 à 18:43

COUPE DU MONDE - Avant d'affronter le Team USA mercredi en quart de finale, les stars françaises évoluant en NBA ont essayé de désacraliser la montagne américaine.

Pas de quoi avoir peur. Les quatre Français de NBA seront en terrain connu en quarts de finale du Mondial de basket, mercredi à Dongguan, face aux Américains, des joueurs qu'ils affrontent toute l'année.

La France est l'une des équipes les mieux pourvues en joueurs de NBA : Evan Fournier au Orlando Magic, Rudy Gobert au Utah Jazz, Nicolas Batum aux Charlotte Hornets et Frank Ntilikina aux New York Knicks. Ils seront rejoints la saison prochaine par Vincent Poirier, engagé par les Boston Celtics. Les Bleus sont à égalité avec l'Espagne et juste derrière l'Australie qui compte cinq "NBAers".

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Après des années de fascination, la crainte des Américains n'est plus la même que naguère. "Je les ai déjà tous battus ces mecs-là ! J'ai joué avec et contre eux", dit Batum, qui vient de passer les quatre dernières saisons à Charlotte avec Kemba Walker, le meneur du Team USA.

"Le monde du basket a changé. Ce n'est plus les Jeux de 1992 où les mecs prenaient des photos sur le banc. On essaie de jouer les yeux dans les yeux avec cette équipe-là", ajoute l'ailier, évoquant la fameuse "Dream Team" de Barcelone. "Nous, on les connaît, alors que pour les joueurs qui jouent en Europe, ce sont des gars qu'ils voient à la télé, des superstars, mais nous on les joue tous les jours et on sait qu'ils sont humains comme nous", souligne lui aussi Rudy Gobert, qui est dans la même franchise que l'arrière Donovan Mitchell, l'un des fers de lance de l'équipe américaine en Chine.

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Désacraliser les Américains

"Le fait d'avoir des gars qui jouent avec eux, c'est un avantage pour les désacraliser mais aussi pour mesurer qu'on ne va pas les battre juste en parlant", nuance le sélectionneur Vincent Collet. Alors que les Français d'Outre-Atlantique connaissent les deux mondes, les Américains doivent s'adapter aux règles de la Fiba, qui diffèrent en plusieurs points, non essentiels mais pas négligeables, de celles de la NBA.

La ligne de tirs à trois points est plus éloignée aux Etats-Unis, les matchs sont plus longs (48 minutes contre 40) et on est exclu au bout de six fautes et non de cinq. La différence la plus importante est celle qui permet au défenseur de rester autant qu'il veut dans la raquette, ce dont ne se prive pas Gobert et ses 2,17 m au Mondial.

En pratique, en NBA, lorsqu'un joueur bat son défenseur en un contre un, il a le champ libre pour filer au cercle pour le lay-up (double pas) ou le dunk. Dans le jeu international, il risque de se heurter à l'adversaire le plus grand. "C'est un aspect très important à comprendre. Tony Parker en était toujours surpris lorsqu'il jouait en équipe de France", souligne Vincent Collet, qui explique que les règles de la Fiba autorisent des combinaisons défensives plus complexes, ce qui se reflète sur les scores, généralement plus petits en Europe.

Mais Batum ne croit pas que cela puisse jouer dans le quart de finale de mercredi. "On a toujours dit ça mais combien ont-ils gagné de médailles d'or ?", souligne-t-il.

Nicolas Batum, France 2019

Crédit: Getty Images

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