La réponse ne s'est pas fait attendre. Et elle a été fracassante. On prend d'ailleurs les paris : Myles Turner ne va pas retenter de l'ouvrir à nouveau avant leur prochain duel. Mardi à la veille de ce match devenu déjà historique pour le basket français, l'intérieur des Pacers avait taclé Rudy Gobert. "Il est le défenseur de l’année… selon certains", avait-t-il lancé. Quelques heures plus tard, la star du Jazz a remis les pendules à l'heure avec un match juste monstrueux : 21 points à 50% aux tirs, 16 rebonds ou encore 3 contres ! Et une domination de tous les instants sous les cercles face à Myles Turner (2 pts, 1 rb) and co. Merci pour le surplus de motivation.

Coupe du Monde
L'antisèche : Même bronzé, Fournier a le droit d'être frustré
15/09/2019 À 11:22

D'un bout de l'autre de la rencontre et d'une extrémité à l'autre du parquet, Rudy Gobert a tout simplement dicté sa loi. Dominé la bataille des airs. Et imposé sa puissance pour assumer son rôle de leader. Son contre en fin de match sur son coéquipier en NBA, Donovan Mitchell, restera ainsi comme une des actions de cet exploit XXL des Bleus. Mais il ne s'est pas contenté d'être la tour de contrôle de la défense tricolore, son domaine de prédilection. Il en effet eu un impact clef en attaque, où il a provoqué de nombreuses fautes. Ce qui n'est pas forcément dans les habitudes du meilleur défenseur des deux dernières saisons NBA.

C'est un des matches d'une vie, oui, j'en rêvais depuis pas mal de temps

C'est simple, on ne l'avait jamais vu aussi présent avec les Bleus des deux côtés du terrain. Cerise sur le gâteau : il l'a fait contre les Etats-Unis, lui qui n'est pas encore All Star en NBA. "C'est un des matches d'une vie, oui, j'en rêvais depuis pas mal de temps", a admis la star du Jazz. "Il a été énorme. C'était le Rudy qu'on aime voir des deux côtés du terrain. Il a fait sortir Myles Turner du match. Après ça, ils n'avaient plus personne à l'intérieur, ils n'arrivaient pas à mettre un panier dessous. A chaque fois qu'on l'a cherché en attaque, on l'a trouvé", a applaudi de son côté Andrew Albicy.

La physionomie du match et la composition de Team USA expliquent bien sûr cette prestation d'exception. Limité par les absences et pour essayer de réduire l'abattage du géant français dans la peinture, Gregg Popovich n'avait pas beaucoup d'armes à l'intérieur et a joué small ball régulièrement. Gobert s'en est délecté. "Sur une équipe qui veut jouer petit comme on l'a vu ce soir, il faut les punir à l'intérieur. On fait un super boulot et derrière ça ouvre tout pour l'équipe", a souligné le pivot tricolore.

C'est la meilleure équipe de France que j'aie vue

Cette sortie de haut vol rappelle aussi toute l'importance d'avoir un intérieur dominant dans le basket FIBA alors que ce n'est plus forcément le cas en NBA. L'Espagne a ainsi pu profiter du talent de Pau Gasol pendant de longues années pour remplir son armoire à trophées. La France possède aujourd'hui aussi un atout de poids dans la raquette. Et après avoir pu compter sur le génie de Tony Parker, cela change beaucoup de choses. "C'est la meilleure équipe de France que j'aie vue car elle joue bien des deux côtés du terrain, reconnait d'ailleurs Gregg Popovich, le légendaire coach de Team USA. Ce n'est pas seulement une équipe qui joue bien offensivement. Mais défensivement, individuellement comme collectivement, ils sont là. Ils sont physiques, ils ont swtiché, défendu sur le côté faible et pris les rebonds."

La présence de Gobert y est bien sûr pour beaucoup. A ce niveau, il permet aux Bleus de changer de dimension, à l'image des performances d'Evan Fournier ou de Nando De Colo en attaque. Mais il faut maintenant concrétiser tout ça avec une médaille. "Dans vingt ans, on parlera peut-être encore de cette victoire mais pour le moment il faut se concentrer sur la suite. On a un groupe très talentueux, mais quand en plus tu as un groupe de frères qui est soudé, qui a du coeur et qui n'a pas peur, tout est possible", conclut-il. La leçon donnée à Myles Turner est déjà oubliée. Enfin pas par tout le monde...

Coupe du Monde
Comme en 2014, la France se console avec du bronze
15/09/2019 À 09:44
Coupe du Monde
"Une médaille, ça peut n'arriver qu'une fois"
14/09/2019 À 15:06