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L'antisèche : Le droit de rêver

L'antisèche : Le droit de rêver

Le 09/09/2019 à 17:32Mis à jour Le 09/09/2019 à 18:45

COUPE DU MONDE 2019 - L'équipe de France a chuté face à l'Australie (100-98) et se retrouve face aux Etats-Unis en quarts de finale. Le pire scénario possible. Et pourtant, il n'est pas interdit de rêver et de croire à l'exploit que les Bleus ont déjà réalisé dans un passé récent. Notre antisèche.

Le match : Un match qui n’est pas dans l’ADN de ces Bleus

C'était un match d'attaque. Et ça n'a pas fait les affaires des Bleus. Guidés par son duo Evan Fournier (31 pts) et Nando De Colo (26 pts), les Tricolores ont alimenté la marque comme rarement. Mais ils ont eu du mal à stopper les Boomers de l'autre côté du parquet et notamment à maîtriser leurs shoots longue distance (13 sur 27 à 3 pts, soit 48%). Après une première mi-temps terminée sur un score de parité, les hommes de Vincent Collet ont pourtant su hausser le ton en défense au retour des vestiaires. Mais les Australiens ont vite retrouvé leur adresse pour revenir et l'emporter sur le fil. A l'expérience.

Vidéo - Un match parfait avant l'erreur fatale : le résumé vidéo de la défaite des Bleus

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Le joueur : Aron Baynes

Il a été le facteur X de ce match. Si Joe Ingles (23 pts à 53%) et Patty Mills (30 pts à 56%) ont été diaboliques, Aron Baynes a fait très mal aux Français avec son adresse extérieure. L'intérieur des Suns de Phoenix a planté 5 trois points. En 6 tentatives s'il vous plait ! Il termine avec 21 points à 78% aux tirs. Si efficace jusque-là pour protéger le cercle bleu, Rudy Gobert s'est retrouvé face un cas bien difficile à résoudre.

La stat : 0

Pendant de longues minutes, les Français ont déroulé leur jeu de manière très propre. A la pause, ils n'avaient ainsi toujours pas perdu le moindre ballon. Et à la fin du troisième quart-temps, ils en avaient lâché qu'un seul. Malheureusement, ils finissent avec 6 ballons perdus. Et ont surtout terminé ce match avec une perte de balle sur une remise en jeu. Frustrant.

La stat (bis) : 57

C'est devenu une référence pour cette équipe de France. Les Bleus peuvent compter sur un duo d'enfer en attaque dans ce tournoi. Et ça s'est encore confirmé ce lundi. Avec 31 points d'Evan Fournier et 26 de Nando Colo, la paire d'arrières tricolores a conclu ce choc avec 57 unités. Le tout ponctué en plus d'une belle efficacité : 69% de réussite aux tirs pour un De Colo clinique et 48% pour Fournier.

Le tweet qui résume tout

La décla : Nicolas Batum

" On ne pouvait pas perdre en marquant 98 points avec la défense qu'on avait proposée jusque-là. Malheureusement, on a fait notre pire match dans ce domaine. On est tombé dans un style de jeu où on a voulu répondre en marquant et pas en stoppant et ça nous a coûté le match."

La question : Pourquoi il n’est pas interdit de rêver ?

Cela s'est joué à un rien. Deux-trois possessions mal gérées et un tempo mal contrôlé. Mais voilà, la France se retrouve dans la partie de tableau la plus compliquée et dans la gueule de l'ogre américain dès les quarts de finale. C'est le pire scénario possible dans cette quête du podium et d'un sésame pour les Jeux Olympiques (ndlr : il faut terminer dans les deux meilleures nations européennes). Cela fait forcément un peu mal après un parcours presque parfait jusque-là. Mais il faut vite passer à autre chose. Oublier cette défaite frustrante et se pencher sur ce choc face aux Américains de Gregg Popovich. Car rien n'est impossible. Oui, oui, il est permis d’y croire pour une fois.

Toujours invaincus, les Etats-Unis sont certes les grands favoris du Mondial chinois. Mais ils ne sont pas intouchables. Cette équipe américaine, qui a dû composer avec des forfaits en cascade (James Harden, Stephen Curry, LeBron James, Anthony Davies, Damian Lillard), n’est pas l’épouvantail que Team USA a l’habitude d'être aux compétitions internationales depuis 2006. Son parcours l’illustre. Elle a déjà perdu face à l'Australie en préparation et n'est pas passée loin d'un nouveau revers contre la Turquie lors du deuxième match de ce Mondial (93-92).

Si cela s'annonce très compliqué, il ne semble pas irréel de se dire que ces Bleus peuvent écrire l'histoire en s'offrant le scalp de Team USA. Le groupe moins dense des doubles champions en titre est pour beaucoup dans cet optimisme rare. Mais ce que montrent les protégés de Vincent Collet depuis leur arrivée en Chine va dans le même sens. Et enfin, il y a le passé. Car la France a déjà réussi l'impossible dans son histoire récente. Rappelez-vous en 2014. Les Tricolores, privés de Tony Parker, avaient fait tomber l'Espagne chez elle lors de sa Coupe du monde (65-52). Et ce n'était pas n'importe quelle Roja. C'était une équipe bâtie pour le titre et emmenée par Pau Gasol. Or, les Bleus n'avaient jamais battu l'Espagne quand le double champion NBA était sur le parquet. Alors pourquoi pas un nouvel exploit cinq ans plus tard ? Même si c’était l’ogre américain en face…

Nando De Colo, Nicolas Batum, Evan Fournier et Rudy Gobert avec la France au Mondial 2019

Nando De Colo, Nicolas Batum, Evan Fournier et Rudy Gobert avec la France au Mondial 2019Getty Images

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