La France a son billet pour les quarts en poche. Mais elle n'a pas vraiment intérêt à se reposer. En cas de victoire face à l'Australie, ils pourraient tout simplement éviter les Etats-Unis. Tout sauf anodin. Venus en Chine sans leurs stars, les Américains ont remporté leurs quatre matchs et sont virtuellement assurés de leur billet et de la première place de leur groupe, sauf en cas d'une inimaginable défaite de 22 points ou plus contre le Brésil lundi (14h30).

Ils restent les favoris pour l'or, même s'ils n'ont plus l'aura d'invincibilité de leurs prédécesseurs. "Malgré leur presque faux-pas contre les Turcs (93-92), le début de la compétition montre qu'ils sont au-dessus", estime le sélectionneur français Vincent Collet. Les Australiens ont bien sûr un objectif identique et le choc de lundi garde tout son piment, même si les deux équipes sont sûres de voir les quarts.

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Le vainqueur héritera probablement de la Grèce ou de la République tchèque, qui s'affronteront dans un match décisif, et verra les portes du dernier carré s'entrouvrir un peu plus. Autre avantage non négligeable d'une victoire et de la première place du groupe, elle permettrait aux Français d'aller jouer leur quart de finale à Shanghai, voisine de Nankin à l'échelle de la Chine (270 km à vol d'oiseau), au lieu d'avoir à retourner dans le sud à Dongguan, tout près de Shenzhen où ils ont disputé le premier tour.

Cinq Australiens en NBA

L'Australie est justement l'équipe qui avait créé la sensation pendant la préparation en battant les États-Unis à Melbourne (98-94). C'était la première défaite d'une équipe 100% NBA depuis 2006. Elle est l'équipe du Mondial la plus riche en joueurs de NBA (après les États-Unis) avec cinq éléments: les meneurs de San Antonio Patty Mills, leur meilleur marqueur (19,8 points de moyenne), et Matthew Dellavedova (Cleveland), l'intérieur Aron Baynes (Boston, transféré à Phoenix), l'ailier Joe Ingles, coéquipier de Rudy Gobert à Utah, et le pivot vétéran Andrew Bogut, ancien N.1 de la draft (2005) et champion avec Golden State (2015).

"C'est une équipe très physique qui met beaucoup d'intensité. Ils ont beaucoup de talent, ils jouent bien ensemble et ils partagent la balle. Ce sera clairement notre match le plus compliqué depuis le début du tournoi", prévoit Evan Fournier, qui veut, en plus d'éviter le Team USA, "envoyer un message en terminant premiers". Les "Boomers" ont manqué de peu la médaille de bronze aux Jeux de Rio (4e), où ils avaient commencé leur tournoi en écrasant la France (87-66). Cette génération qui prend de l'âge (7 trentenaires sur 12) voit dans ce Mondial et dans les Jeux de Tokyo ses dernières occasions de monter sur un podium.

"On a un peu moins d'expérience et de vécu ensemble. Eux, ce sont les mêmes depuis un moment. Ils ont un jeu de passes et un jeu sans ballon qui est probablement le meilleur de la compétition", souligne Collet, qui s'attend à un gros combat face à une équipe "qui envoie du bois à l'image de son équipe de rugby".

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