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De Zion Williamson à Nassir Little : les dix joueurs à suivre pendant la March Madness

Les dix joueurs à suivre pendant la March Madness

Le 27/02/2019 à 18:48Mis à jour Le 27/02/2019 à 18:52

NCAA – Dans quelques mois, ils joueront en NBA après avoir été draftés. Mais pour l’instant, les principaux prospects se préparent pour la March Madness, tournoi absolument dingue qui conclut la saison universitaire. Du probable futur premier choix, Zion Williamson, au probable futur premier joueur japonais drafté, Rui Hachimura, présentation des joueurs qu’il faudra surveiller de près en mars.

Le plus grand événement basket de l’année aux Etats-Unis approche à grands pas. Ce n’est pas une allusion aux playoffs NBA mais bien à la March Madness, tournoi universitaire qui, comme son nom l’indique, déchaîne les passions lors de matches à élimination directe souvent complètement fous. Le niveau de jeu n’est évidemment pas aussi élevé que chez les pros – après tout, la plupart des athlètes engagés embrasseront une tout autre carrière – mais les scénarios invraisemblables et les émotions qui en découlent font de cette compétition un moment incontournable de l’année.

Au-delà du suspense, le tournoi a aussi de l’intérêt pour ses acteurs. Les plus cotés d’entre eux, ceux qui sont susceptibles d’être choisis parmi les premiers lors de la prochaine draft NBA. Les stars américaines de demain sont traditionnellement sur le pont en mars (du 19 mars au 8 avril). Cette année, comme toujours, certaines manqueront à l’appel. Parce que le jeu universitaire repose moins sur les exploits d’un seul homme et qu’avoir un jeune talent dans son effectif n’est pas synonyme de victoires.

Le brillant Ja Morant, plus de 24 points et 10 passes de moyenne pour sa première saison en NCAA, n’a pas réussi à porter la petite faculté de Murray State jusqu’à la qualification. Darius Garland (Vanderbilt), Romeo Langford (Indiana) et Bol Bol (le fils de Manute Bol qui évolue à Oregon mais s’est blessé plus tôt cette saison) seront aussi parmi les principaux absents. N’empêche que le plateau reste très relevé avec quelques prospects très excitants que nous sommes pressés de jauger dans le contexte de la March Madness.

Williamson, Barrett, Reddish : le trio fantastique de Duke

Symbole du changement de stratégie de Duke et de son coach légendaire Mike Krzyzewski, l’université accueille désormais les meilleurs lycéens du pays chaque année. Et la dernière campagne de recrutement a été impressionnante. Ce n’est pas un, ni deux mais bien trois des cinq talents les plus prometteurs qui ont rejoint le programme. Trois des joueurs les plus excitants, les plus intrigants et les plus suivis en NCAA.

Avec d’abord le phénomène Zion Williamson. Mi-homme, mi-machine, un bolide blindé sous enveloppe humaine qui défie les lois de la nature à chaque fois qu’il prend place sur un parquet. Avec 130 kilos de muscles massifs, le jeune prodige de 18 ans serait le deuxième joueur le plus lourd s’il évoluait en NBA dès aujourd’hui. Mais ce ne serait certainement pas le plus lent. Son mix incroyable – les superlatifs sont vraiment justifiés – d’agilité et de puissance en font un prospect "unique" (selon Roy Williams, le célèbre coach de North Carolina) ou même le "nouveau LeBron James" (selon Steve Kerr, le coach des Golden State Warriors).

Zion Williamson

Zion WilliamsonGetty Images

Il n’y a personne pour arrêter Williamson à l’échelon universitaire – 22 points et 9 rebonds de moyenne à 68% aux tirs (!). Honnêtement, il est même déjà prêt pour la NBA. Il aurait pu faire le grand saut dès le lycée. Mais sa domination vaut le coup d’œil. Il n’y a peut-être même aucun basketteur, toute ligue confondue, qui attire l’attention autant actuellement. Quand il est sur le terrain, il faut regarder. Puis il est toujours intéressant de jauger le très probable futur premier choix de draft lors d’un tournoi comme la March Madness. En espérant qu’il soit apte à y participer après son entorse du genou lors du choc contre North Carolina.

C’est fou la place qu’a pris Zion Williamson dans le paysage. Tout le monde parle de lui. Au point de presque faire oublier R.J. Barrett, qui était pourtant désigné comme le prospect numéro un de sa génération. Le Canadien est peut-être même toujours le joueur le plus talentueux de la cuvée sur le plan technique – même si le jeu de Zion ne se limite pas qu’à sa domination athlétique. Il a un côté Tracy McGrady. Une machine à stats (23 pts, 7 rbds, 4 pds) qui doit encore travailler sa sélection de tirs, sa polyvalence et son leadership. Mais il a de l’élégance balle en main. Celle d’une star en puissance.

Cameron Reddish est bien plus dans l’ombre que les deux premiers choix bis de la draft 2019. Mais ses qualités de créateur et de tireur extérieur ainsi que son envergure font de lui un prospect NBA très intéressant. Il a les qualités pour s’imposer dans une rotation. C’est peut-être lui, le facteur X de Duke sur le tournoi. Les équipes peuplées de freshmen (première année) vont rarement au bout. L’ailier peut faire la différence pour permettre aux Blue Devils de décrocher un sixième titre avant de faire le saut chez les pros.

Cameron Reddish (Duke)

Cameron Reddish (Duke)Getty Images

Jarrett Culver (Texas Tech)

Le prospect qui monte. Qui monte. Qui monte encore. Et qui… grandit ! Listé à 1,98 mètre, le jeune joueur de 20 ans serait en fait déjà bien plus grand. Il n’aurait d’ailleurs pas fini de pousser. Voilà qui va intriguer les scouts NBA. Si les recruteurs le suivent de près, autant que les fans fassent de même à l’occasion de la March Madness. Surtout que Texas Tech, grâce à une belle fin de saison, sera en bonne position pour passer au moins deux tours. Une opportunité pour observer de près cet ailier capable de faire un peu de tout (18 pts, 6 rbds et 3 pds pour sa deuxième saison universitaire) sur un terrain. Et de continuer à faire grimper sa cote. Il est pour l’instant attendu dans le top 10 de la prochaine draft et pourrait se rapprocher du top cinq en cas de performances répétées lors du tournoi.

De’Andre Hunter (Virginia)

Les joueurs défenseurs-shooteurs, ces fameux "3 and D", sont à la mode en NBA. C’est peut-être même le profil le plus recherché. Et c’est exactement ce que De’Andre Hunter met sur la table. Un athlète aux longs bras avec les attributs physiques pour s’affirmer comme un stoppeur au plus haut niveau. Avec déjà 38% de réussite longue distance en plus de ses 15 points par match pour sa deuxième saison avec Virginia. Cerise sur le gâteau, les Cavaliers sont l’une des quatre meilleures équipes du pays. Hunter risque donc d’être en lice un bon moment, avec un potentiel titre universitaire à la clé.

De'Andre Hunter (Virginia)

De'Andre Hunter (Virginia)Getty Images

Jaxson Hayes (Texas)

Il y a moins de pivots doués dans cette promotion que dans la précédente. Jaxson Hayes est l’un des prospects phares sur la position. Un intérieur long avec de la dynamite dans les jambes pour monter au dunk. Pour l’instant, il est encore limité. Le talent est brut. Mais il progresse justement petit à petit, de match en match, et il sera intéressant de suivre l’évolution du joueur de 18 ans pendant la March Madness.

Nassir Little (North Carolina)

L’une des énigmes de la prochaine draft. Et du coup un joueur encore plus intéressant à suivre pendant la March Madness. Nassir Little est-il un futur très bon ou un joueur qui était finalement un peu surcoté à la sortie du lycée ? Ou alors peut-être est-il à mi-chemin entre les deux ? L’ailier athlétique était annoncé dans le top cinq de la prochaine draft avant le coup d’envoi de la saison. Sa cote a fortement diminuée depuis. Physiquement, il semble prêt. Mais le reste de son jeu ne suit pas (10 pts et 4 rbds de moyenne). Il faut dire qu’il a aussi assez peu d’opportunités puisqu’il est remplaçant à North Carolina. Espérons qu’il puisse se mettre un peu plus en valeur pendant le tournoi universitaire.

Rui Hachimura (Gonzaga)

Deux raisons de garder un œil sur ce prospect : d’abord parce qu’il est le leader offensif – 20 points, 6 rebonds, 60% aux tirs, 44% à trois points pour sa troisième saison NCAA – de l’une des meilleures équipes du pays. Une formation de Gonzaga candidate au Final Four. Ensuite parce qu’il a le potentiel pour s’imposer comme un très bon jeune joueur de rotation dès l’année prochaine en NBA. Il ne sera sans doute pas drafté très haut, sauf s’il multiplie justement les exploits pendant la March Madness.

Et il est probable qu’il cartonne sur un match ou deux. Mais son âge devrait le pénaliser (21 ans, c’est jeune évidemment mais les franchises ne jurent souvent que par le potentiel illimité ou qui semble illimité). Tant mieux, il va atterrir dans une équipe de milieu de tableau dans laquelle il pourra immédiatement contribuer. En attendant, le futur premier Japonais drafté a un titre à aller chercher.

Rui Hachimura (Gonzaga)

Rui Hachimura (Gonzaga)Getty Images

Keldon Johnson (Kentucky)

Les Wildcats de Kentucky ne sont plus aussi fantasques qu’il y a quelques années, quand Anthony Davis, John Wall ou DeMarcus Cousins faisaient le bonheur du programme. Le coach John Calipari attire nettement moins les gros poissons. Il a tout de même un joueur susceptible d’être pris autour du top dix de la draft avec Keldon Johnson. L’ailier est un bon shooteur extérieur (39% à trois points). Vu que c’est un freshman (première année), sa cote peut facilement grimper en cas de prestations solides pendant la March Madness.

Grant Williams (Tennessee)

Tennessee est l’une des équipes incontournables en NCAA cette année et Grant Williams n’y est pas plus rien. Ni vraiment ailier, ni vraiment intérieur, il a un profil qui faisait peur il y a quelques années mais qui est désormais très prisé. Surtout que son évolution constante depuis son arrivée à la fac en fait un prospect d’autant plus intéressant. Il pointe désormais à 19 points et plus de 7 rebonds pour sa troisième saison sur les bancs de la fac. Une valeur sûre.

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