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En demie, les Françaises veulent croquer dans le "crunch"

En demie, les Françaises veulent croquer dans le "crunch"
Par AFP

Le 06/07/2019 à 00:50Mis à jour Le 06/07/2019 à 17:02

EUROBASKET 2019 - Ne pas vendre la peau de l'ours certes, mais croquer dans le "crunch" : les basketteuses françaises s'interdisent de prédire un match facile contre la Grande-Bretagne, samedi à Belgrade (18h), mais c'est bien une occasion immanquable qui leur est offerte de jouer la finale de l'Euro pour la quatrième fois d'affilée.

C'est avec l'étiquette de favorite que l'équipe de France va aborder sa demi-finale face à l'Angleterre, samedi (18h). Cette demie est la plus abordable des six que l'équipe de France aura disputées de rang. Jamais la Grande-Bretagne, pays de faible culture basket, n'avait atteint le dernier carré, ni même les quarts. Dans cette édition, elle a su profiter d'un tableau favorable. Son quart, gagné de justesse contre la Hongrie (62-59), était le moins relevé du tableau.

Les Bleues favorites sur le papier

"Il y a des gens qui minimisent un peu la qualité de cette équipe, reconnaît Endy Miyem, mais si elle se retrouve là c'est qu'elle a le niveau". La capitaine a noté que les Britanniques n'avaient perdu que de huit points en poule contre l'Espagne, tenante du titre, en ayant mené à la pause et qu'elles avaient corrigé la Lettonie devant son public à Riga.

Il n'empêche que leur effectif risque d'être un peu juste pour résister à l'armada française. On y trouve seulement deux joueuses solidement référencées. L'une est l'ailière Jo Leedham, qui a joué longtemps à Bourges, sous les ordres de la sélectionneuse française. "Je la connais bien et je sais qu'elle ne lâchera rien", dit Valérie Garnier. Et l'autre est l'intérieur Temi Fagbenle. Mais elle risque de tomber sur un os en la personne de Sandrine Gruda, impériale jeudi en quarts face à la Belgique (33 points, 10 rebonds) et intraitable en défense depuis le début du tournoi.

Le cap des quarts franchi (84-80 après prolongation), les Bleues vont pouvoir jouer libérées. Ce match de classement, à quitte ou double dans la perspective des Jeux, qu'elles craignaient tant, elles n'auront pas à le jouer. Le billet pour le TQO (tournoi de qualification olympique), où elles auront de très bonnes chances de s'ouvrir la route de Tokyo, est en poche.

Equipe de France de Basket

Equipe de France de BasketGetty Images

"L'objectif, c'est l'or"

"C'était une étape charnière. En le réussissant, on s'est ouvert de belles perspectives, en se loupant on aurait eu un réveil plus compliqué. Mais on nous avait fixé un très gros objectif dès le début de la campagne et il ne faut pas qu'on s'arrête là", dit Miyem, l'une des deux seules, avec Gruda, à avoir été championne d'Europe en 2009.

Cet objectif, "c'est l'or". "On ne se contentera pas de l'argent ou du bronze", assure la meneuse Olivia Epoupa, l'autre élément-clef de cette jeune équipe de France (24 ans de moyenne), omniprésente dans tous les secteurs du jeu (scoring, passe, défense et même rebond du haut de ses 164 cm), après les trois finales perdues contre l'Espagne (2013, 2017) et la Serbie (2015), les deux équipes qui s'affronteront dans l'autre demi-finale.

Avec son trio majeur Gruda, Epoupa et Bria Hartley, la Franco-Américaine qui a réussi le panier à trois points de la survie à dix secondes de la fin contre les Belges, avec des valeurs sûres comme Endy Miyem et Valériane Ayayi, avec peut-être une botte secrète, Marine Johannès, sur la réserve jusque-là, et avec la force mentale nouvelle montrée dans le "money time" du quart de finale, la France a les armes pour l'atteindre.

La joie des Bleues face à la Belgique

La joie des Bleues face à la BelgiqueGetty Images

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