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Euro 2013 - France-Allemagne (74-80) - Les trois stats qui expliquent la douche froide allemande

Les trois stats qui expliquent la douche froide allemande
Par Eurosport

Le 05/09/2013 à 00:21Mis à jour Le 05/09/2013 à 00:29

Une défense hors sujet, des pivots en souffrance et un Nicolas Batum qui doit mieux faire, la France a livré une bien pâle copie pour sa première sortie à l’Euro. Voici ce qu’il faut rectifier avant de jouer la Grande-Bretagne jeudi (21h00).

Les trois stats qui parlent

36.4% pour Batum…

Déjà 30 minutes de temps de jeu pour Tony Parker, contraint de prendre ses responsabilités très tôt dans ce match. C’est trop. Les matches vont s’enchaîner. Et Parker, qui a connu un été chargé et n’a pas pu se préparer idéalement pour cet Euro, a besoin de monter en puissance tranquillement. Pour cela, il lui faut un autre Nicolas Batum. Actif (5 rbds, 5 pds), l’ailier de Portland a péché à l’adresse. Il a bien sûr planté deux tirs qui auraient pu être décisifs en toute fin de rencontre mais il doit se montrer plus constant pour être l’autre leader qu’on attend.

27 points encaissés en 10 minutes

On a eu du mal à y croire : les Bleus ont encaissé 27 points au premier quatre-temps face cette jeune équipe d'Allemagne, privée faut-il le rappeler de Dirk Nowitzki. Les Tricolores ne nous ont pas habitués à ce genre de sortie, eux qui ont construit leurs parcours lors des derniers tournois sur leur défense. Alors certes, les Allemands ont aligné des tirs improbables de loin. Certes, les Français n’ont pas le même profil et sont moins solides défensivement que par le passé. Mais pour espérer avoir un avenir en Slovénie, ils vont devoir rectifier le tir. Sinon, les désillusions vont s’enchaîner…

Diot : 8 points en 13 minutes

Il y a un coin de lumière quelque part : elle vient de l’ analyse les performances des joueurs sortis du banc. Antoine Diot, par exemple. Peu utilisé en préparation, plus en vue lors du dernier match avant la compétition, l’ancien meneur du Paris-Levallois a été efficace quand il a foulé les lattes du parquet slovène (8 pts à 2 sur 3 à trois points en 13 min). Une rentabilité précieuse mais vaine au final. Autre satisfaction : Nando De Colo. S’il avait mis du temps à rentrer dans son Euro 2011, le joueur des Spurs a débuté celui-ci par le bon bout avec 9 points même si son adresse n’est pas flamboyante (33% mais 2 sur 5 à trois points). Le cinq remanié aligné au début du deuxième quart (Heurtel, De Colo, Batum, Pietrus, Lauvergne) a permis aux Bleus de recoller.

Ce que ne disent pas les stats

On savait déjà que le secteur intérieur tricolore n’était pas le point fort de cette équipe de France. Mais les "géants" bleus ont montré certaines de leurs limites dès ce premier match. Les Allemands, qui ont tiré les enseignements de leurs défaites en préparation face aux Français, ont parfaitement joué les pick and roll (jeu à deux). Alexis Ajinça et Johan Petro ont souffert sur ces phases de jeu. Si Joffrey Lauvergne a redressé un peu la barre quand il est rentré, la France a payé cash ces manques. Entre ces erreurs, leurs fautes rapides (2 pour Petro en 3 min) et leur manque de présence aux rebonds (29 prises sous les cercles pour l’Allemagne à 18), les pivots français n’ont pas brillé. Il ne fait aucun doute que ces faiblesses n’ont pas échappé aux futurs adversaires des Bleus.

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