Le dernier héros de Tokyo sera lui aussi absent. Seul médaillé d'argent des Bleus présent au rassemblement, Andrew Albicy, qui a joué moins de deux minutes avant de céder sa place sur blessure contre le Monténégro, n'est pas du voyage à Kaposvar. Aucun des vice-champions olympiques au Japon n'affrontera donc la Hongrie lors de la deuxième journée des qualifications au prochain Mondial lundi.
"Ce qui est remarquable, c'est l'implication de ceux qui remplacent (les habituels sélectionnés) et qui n'ont pourtant pas de garantie sur une éventuelle participation à la phase finale", louait le sélectionneur Vincent Collet cette semaine. "On est transparents par rapport à ça et, malgré tout, on n'a jamais à déplorer un moindre investissement."
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Il fallait voir vendredi Louis Labeyrie se démener dans la raquette, Isaïa Cordinier s'acharner à trouver l'ouverture, ou encore Nicolas Lang revenir sur le parquet après une torsion spectaculaire de sa cheville gauche. Et pourtant, déjà absent des Jeux, le trio, déterminant dans le début de campagne de qualification réussi vendredi (73-67 à Pau contre le Monténégro), a encore peu de chances de disputer la Coupe du monde 2023. Avec un paradoxe: si les Bleus y sont, c'est qu'ils les auront qualifiés.

"Ils peuvent être fiers"

A l'issue du succès long à se dessiner, Vincent Collet a donc tenu en conférence de presse à "féliciter" encore et encore ses joueurs pour leur sens du devoir malgré un horizon bouché. "L'état d'esprit dépend bien sûr des gens qui constituent les groupes. C'est pour ça que je tiens autant à les féliciter. Ils peuvent être fiers de ce qu'ils ont fait" a-t-il insisté dans une ode sincère à ces Bleus de travail.
La situation n'est pas nouvelle. Depuis quatre ans et la création de fenêtres internationales pour les qualifications pour le Mondial ou l'Euro, le sélectionneur doit souvent faire sans ses stars de NBA ou pointures d'Euroligue, pas libérés par leurs employeurs. Parmi les joueurs ayant participé aux matches de qualifications pour la Coupe du monde 2019, une quinzaine d'entre eux étaient absents du tournoi en Chine.

Vincent Collet, le sélectionneur de l'équipe de France

Crédit: Eurosport

C'était le cas d'Axel Julien, Lahaou Konaté, Mouhammadou Jaiteh et Amine Noua, qui ont pris part au succès contre le Monténégro vendredi et qui seront lundi à Kaposvar face à la Hongrie. "J'essaie de me concentrer sur ce que moi je peux apporter", explique le pivot de Bologne, "Mam" Jaiteh. "Je ne me mets pas dans une logique individuelle mais collective." "Les joueurs sont venus en mission", apprécie le sélectionneur particulièrement attentif à l'état d'esprit dans la composition de sa liste. "C'est quelque chose de très important à mes yeux et ceux de mon staff."

"Les sélections d'une vie"

Quelques-uns le portent en étendard comme le revenant Louis Labeyrie, auteur d'un "match solide des deux côtés du terrain" pour son retour après deux ans d'absence en bleu. "Je n'ai pas de points à marquer (auprès de Vincent Collet). Moi, si je suis appelé pour une fenêtre, c'est pour ramener l'équipe de France en championnat d'Europe, en Coupe du monde ou aux JO, affiche l'intérieur de Valence. Je viens parce que j'en ai la possibilité et surtout l'envie."
"Le plus important, c'est qu'on ne pense pas à plus tard", livre Isaïa Cordinier, barré d'ordinaire au poste 2 par Evan Fournier et Nando De Colo. "On est vraiment concentrés sur le moment et la performance à réussir en tant qu'équipe." "En toutes circonstances, porter le maillot de l'équipe de France est un honneur. Tu es obligé d'être à 100%, il n'y a pas à réfléchir", appuie l'arrière de Bologne. "Et pour certains, ça peut être les sélections d'une vie."
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